Station spatiale chinoise: Pékin envoie trois nouveaux astronautes
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La Chine enverra mercredi trois nouveaux astronautes, dont une femme, vers sa station spatiale Tiangong.
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La Chine enverra mercredi trois nouveaux astronautes, dont une femme, vers sa station spatiale Tiangong.
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Les équipes de la station spatiale chinoises Tiangong sont à pied d'oeuvre. La Chine enverra mercredi trois nouveaux astronautes, dont une femme, vers cette station orbitale.
Le vaisseau de la mission Shenzhou-19 doit être lancé mercredi à 04h27 heure locale (ce mardi à 21h27 heure de Paris), depuis le centre de lancement de Jiuquan, dans le nord-ouest de la Chine, a précisé ce mardi l'agence spatiale chargée des vols habités (CMSA) lors d'une conférence de presse sur les lieux.
L'équipage sera dirigé par Cai Xuzhe, 48 ans, qui avait participé à Shenzhou-14. Il sera accompagné par les astronautes Song Lingdong, un pilote de l'armée de l'air, et sa collègue ingénieure Wang Haoze, qui sera la troisième Chinoise à se rendre dans l'espace. Ils sont tous les deux nés dans les années 1990 et effectueront leur première mission dans l'espace.
Le trio sera accueilli dans la station Tiangong (« Palais céleste ») par les trois astronautes de la mission précédente, Shenzhou-18. En orbite depuis avril, ils redescendront sur Terre dans quelques jours. Le nouvel équipage, celui de Shenzhou-19, doit rester dans le laboratoire orbital jusqu'à fin avril ou début mai, a indiqué mardi la CMSA.
Durant leur séjour, les astronautes se feront notamment livrer des briques fabriquées à partir de composants imitant le sol lunaire, a indiqué la télévision étatique CCTV. Cette livraison se fera via le vaisseau-cargo Tianzhou-8, qui doit venir s'arrimer à la station spatiale en novembre.
Ces briques seront testées dans l'espace, afin d'évaluer leur résistance à des conditions extrêmes (rayonnement, gravité, température, etc.) et de déterminer si le sol lunaire peut constituer, ou non, un matériau adapté à la construction d'habitats sur l'unique satellite naturel de la Terre. En raison du coût élevé du transport dans l'espace, les scientifiques chinois espèrent pouvoir utiliser en priorité ce sol lunaire pour la construction de la future base, selon CCTV.
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Tiangong est semblable en taille à l'ex-station russo-soviétique Mir, mais bien plus petite que la Station spatiale internationale (ISS). Elle est également connue sous le nom de CSS (pour « Chinese Space Station » en anglais). La Chine espère l'utiliser pendant environ une dizaine d'années.
À l'origine, Pékin a en partie été poussée à construire son propre laboratoire orbital en raison du refus des États-Unis de l'autoriser à participer à l'ISS. Une loi américaine interdit toute collaboration entre autorités spatiales américaines et chinoises. Et depuis une trentaine d'années, la Chine a considérablement développé ses programmes spatiaux, injectant des milliards d'euros dans ce secteur afin d'arriver au niveau des États-Unis, de la Russie ou de l'Europe.
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Le grand objectif du géant asiatique à court terme est d'envoyer, d'ici 2030, un équipage sur l'astre lunaire et d'y achever aux alentours de 2035 la construction d'une base de recherche scientifique internationale. Déjà, le géant asiatique avait posé en 2019 un engin spatial (la sonde Chang'e-4) sur la face cachée de la Lune, une première mondiale. En 2021, il avait aussi fait atterrir un petit robot sur Mars.
(Avec AFP)
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