Transport stratégique : une étude en cours au ministère des Armées

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La capacité patrimoniale de transport stratégique souffre aujourd'hui d'un déficit, reconnait volontiers le ministère des Armées
"La capacité patrimoniale de transport stratégique souffre aujourd'hui d'un déficit", reconnait volontiers le ministère des Armées (Crédits : Antonov)
Une étude sur le transport de fret hors gabarit n'excluant aucune piste est en cours avec la direction générale de l'armement (DGA) pour évaluer le besoin dans ce domaine. Cette étude intégrera un volet coopération avec notre partenaire allemand.

Le transport de fret hors gabarit est l'une des grands faiblesses stratégiques de l'armée française. Une lacune capacitaire souvent pointée du doigt par de nombreux rapports parlementaires. "La capacité patrimoniale de transport stratégique souffre aujourd'hui d'un déficit", reconnait volontiers le ministère des Armées. Car tant pour la projection aérienne des forces françaises que pour leur entretien, le ministère des Armées a régulièrement recours à des avions de transport russes, voire ukrainiens, de type Antonov-124 ayant la capacité d'emporter du fret hors gabarit.

Interrogée par le député Les Républicains François Cornut-Gentille, la ministre des Armées Florence Parly lui...

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Commentaires
a écrit le 28/05/2020 à 15:38 :
Si l’on exclut un programme neuf (dont nous serions probablement les seuls clients en Europe…) ou l’achat sur étagère en Chine ou en Russie, les options sont relativement réduites :
– Achat de quelques C5 Galaxie aux USA. Peu pertinent, l’appareil étant en fin de carrière.
– Achats de C17 d’occasion aux USA : appareil plus récent, capacité de fret nettement inférieure au C5 et à l’AN 124 (77 tonnes « seulement »), mais permettrait de constituer un « pool » avec les anglais… Encore faudra t’il que l’US Air Force accepte de se séparer de quelques exemplaires, ce qui n’est pas acquis, surtout que les chaînes de montage sont fermées depuis 1995…
– AN 124 : l’appareil n’est plus produit depuis 1991, mais au début des années 2010, russes et ukrainiens ont travaillé conjointement sur une version modernisée de l’AN 124, avec une avionique et des moteurs nouveaux, et une capacité fret portée à 150 tonnes. L’invasion de la Crimée a évidemment mis un terme au projet. On peut cependant supputer que l’Ukraine et Antonov seraient ravis de reprendre le projet avec un partenaire occidental. Reste à analyser la capacité de l’Ukraine à reconstruire des cellules neuves, en y intégrant des moteurs et une avionique aux normes occidentales. Et à quel coût, pour quels délais, et pour quels débouchés…
– Reste enfin la question des A 380, dont la production vient d’être arrêtée, et dont les compagnies aériennes se débarrassent en masse… Il y a bien sûr de bonnes affaires à réaliser sur le marché de l’occasion (soyons fous : allons même jusqu’à imaginer un don des A 380 d’Air France retirés du service, en échange des milliards du plan de soutien…). Au vu de l’opportunité et des cellules disponibles qui risquent de partir à la ferraille, confier une étude à Airbus pour évaluer une reconversion a minima de l’A 380 serait une sage décision : modification de la soute, rampe d’accès, modification du train d’atterrissage, dispositif d’auto-protection… en fonction des résultats de cette étude, cela pourrait donner à nos armées une capacité de fret stratégique pour une fraction du coût d’un programme neuf. Certes, il faudra être conscient que l’A 380 militarisé ne fera jamais totalement le job d’un AN 124 ou d’un C17, puisque conçu à la base pour des besoins civils. On fera donc une croix (entre autres) sur les capacités d’aérolargage, l’emport de parachutistes, ou l’atterrissage sur terrains sommaires. Mais entre ça ou rien… sachant que nos armées en ont besoin pour augmenter nos capacités de projection et de résilience en cas de crise, que cela ferait travailler Airbus qui en a bien besoin lui aussi, et que tout cela se ferait sur le sol et avec des emplois français… voilà un beau projet à étudier d’urgence pour l’intégrer au plan de relance de notre économie !
a écrit le 28/05/2020 à 7:16 :
se servir des a 380
a écrit le 27/05/2020 à 19:56 :
Ce serait intéressant de voir un An225 européen être développé pour le plan de relance. Les compétences requises seraient moins risquées que pour un ultrapolyvalent A400M, à mon avis.
a écrit le 27/05/2020 à 19:48 :
Si un A400M ne transporte QUE 2 containers, on ne parle plus de transport hors gabarit ? si ?
Et un avion fret civil, il transporte quoi en comparaison : parce que l'armée française pourrait aussi affrêter des appareils AirFrance ... si çà paie bien, avec des pilotes volontaires, l'armée française pourrait ainsi participer au soutien de la compagnie civile...
Avec un contrat long terme, AirFrance pourrait même passer commande à Airbus d'un appareil de fret adapté aux besoins militaires...
a écrit le 27/05/2020 à 18:24 :
A380 cargo, les A380 ne volent plus, qu'attendez vous pour les transformer en transport de fret ???
a écrit le 27/05/2020 à 13:42 :
C'est curieux! Mais où voulons nous aller? Pourquoi faire? En fin de compte la question est: Pour qui travaillons nous?
a écrit le 27/05/2020 à 13:05 :
Pour le transports logistique par fret aérien , ils y a bien longue temps que nous ne somme pas correctement équiper....
Mais bon , si Airbus etaient correctement manager ( par les deux actionnaires ) , îls y aurai dès avions assembler pour remplir cette tâche bien particuliere... Une version dè A380 par exemple ... Mais pour çela îls aurrai fallut une voilure prenant sur le haut du fuselage , une càpacitée du train d'atterrissage à baisser l'avion pour l'embarquement .... Enfin quelque contrainte qui aurai sûrement éviter de fermer la chaîne d'assemblage et éviter un fiasco financier...
Réponse de le 27/05/2020 à 17:16 :
et Ne pourrait-on pas avec un minimum d'effort adapter les vieux qui vont surement être vendus à pas cher?
Réponse de le 27/05/2020 à 18:23 :
Toujours d'aussi fines analysés sur le design aéronautique, que ne travaillez vous chez Airbus. Ceci étant, il pourrait vous effleurer que les ingénieurs ne sont pas spécialement abrutis. Entre un transport stratégique tel que vous le décrivez et un avion commercial il y a un monde, ne serait-ce que la résistance du plancher....Ceci-étant on peut toujours mettre des portes latérales à un 380...
Réponse de le 27/05/2020 à 19:46 :
Hélas, les contraintes de dimensionnement de la structure d'un appareil civil à deux ponts comme l'A380, et celles d'un appareil de transport militaire lourd avec rampe de chargement avant ou arrière, trains adaptés à des pistes sommaires, sans parler comme vous le dites de la nécessité d'avoir une aile 'haute' pour placer les entrées d'air des moteurs aussi éloignées que possible des FOD, étaient parfaitement incompatibles. Il n'existe d'ailleurs aucun appareil de transport militaire lourd dérivé d'un avion civil.
a écrit le 27/05/2020 à 12:36 :
Il n'y aurait pas quelques A380 à recycler ?
a écrit le 27/05/2020 à 11:50 :
"avec notre partenaire allemand"

Un projet forcément improductif à court ou moyen terme donc puisque rien en fonctionne avec l'Allemagne qui en est même à utiliser sa cour constitutionnelle pour s'opposer à la cour constitutionnelle européenne qu'elle a pourtant imposé, ils sont trop contradictoires pour être fiables et le prouve tous les jours un peu plus.

" C'est le propre de l'homme de se tromper ; seul l'insensé persiste dans son erreur. "

Arthur Rimbaud

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