Le numéro 2 du lunetier Luxottica remercié ?

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Selon le quotidien italien Il Corriere della Sera, un accord annoncé en mars entre Luxottica et Google pour la commercialisation des Google Glass aurait mis en évidence des différences de vue en termes de stratégie entre Alessandro Del Vecchio et Andrea Guerra.
Selon le quotidien italien Il Corriere della Sera, un accord annoncé en mars entre Luxottica et Google pour la commercialisation des Google Glass aurait mis en évidence des différences de vue en termes de stratégie entre Alessandro Del Vecchio et Andrea Guerra. (Crédits : reuters.com)
La nouvelle, rapportée par la presse, d'un prochain divorce entre les deux premiers hommes du fabricant italien de lunettes haut de gamme a fait chuter l'action de Luxottica de près de 5% sur la place de Milan mercredi matin. Les raisons du différend en restent au stade des hypothèses.

Le différend a déjà coûté près de 5 points à l'action de la société, alors même que ses motifs font encore seulement l'objet de spéculations.

Selon le quotidien des affaires italien Il Sole 24 Ore, le président et fondateur du groupe Luxottica, Alessandro del Vecchio, serait sur le point de remercier l'administrateur délégué du fabriquant de lunettes haut de gamme, Andrea Guerra. Et ce malgré les excellentes performances enregistrées par la société pendant les dix années marquées par la direction de ce dernier. Le groupe n'a pas démenti.

Peu importe que, selon Il Sole, le limogeage n'interviendrait qu'à la clôture du mandat d'Andrea Guerra, c'est-à-dire à la fin de l'année. La nouvelle du "divorce" a immédiatement suscité l'agitation à la Bourse de Milan où, à 10h, heure de Paris, le titre du groupe chutait de 4,59%, à 38,69 euros, dans un indice FTSE Mib pourtant stable, rapporte l'AFP.

Un accord avec Google à l'origine du désaccord?

Quant aux raisons du conflit entre les deux hommes, le journal économique italien formule deux hypothèses distinctes: un désaccord soit sur les stock-options d'Andrea Guerra, soit sur l'attitude de l'administrateur délégué lorsqu'il avait été pressenti au début de l'année pour entrer dans le gouvernement de Matteo Renzi.

Le quotidien Il Corriere della Sera attribue pour sa part l'explication du différend à un partenariat avec Google. L'accord, annoncé en mars entre le groupe italien, portait sur la commercialisation des Google Glass, les lunettes à réalité augmentée développées par le géant américain. Il aurait mis en évidence des différences de vue en termes de stratégie entre l'entrepreneur, actionnaire du groupe à hauteur de 66,5%, et le manager. Ce qui aurait ainsi marqué le début d'une détérioration de leurs rapports.

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