Coupe budgétaire : une « chute libre » pour l'Agence Bio plus que jamais menacée
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L'Agence Bio fête ses 40 ans jeudi 22 mai.
Antoine Boureau / Hans Lucas via Reuters Connect
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L'Agence Bio fête ses 40 ans jeudi 22 mai.
Antoine Boureau / Hans Lucas via Reuters Connect
La semaine devait être consacrée aux célébrations. Mais pour l'Agence Bio, qui s'apprêtait à fêter jeudi 22 mai les 40 ans du label AB, l'anniversaire est gâché. Le gouvernement vient en effet d'annoncer des coupes de 64 % de son budget : la suppression des 5 millions d'euros dédiés à sa communication, et de près de 10 millions d'euros allant au soutien de projets pour l'année 2025.
Résultat : le financement du Fonds Avenir Bio, qui, depuis quinze ans, soutient la structuration de la filière, passe de 18 à 8,7 millions d'euros. Quant à la campagne publicitaire qui sera lancée demain autour du slogan « C'est bio la France », conçue pour durer trois ans, elle ne connaîtra finalement qu'une seule édition.
« Ce n'est pas un simple coup de rabot, c'est une chute libre », regrette Jean Verdier, président de ce groupement d'intérêt public chargé du suivi, de la promotion et du développement de l'alimentation bio en France.
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D'autant plus que l'existence même de l'agence est menacée depuis des mois. Un amendement de la droite sénatoriale au projet de loi de finances 2025 s'était, en effet, attaqué à son budget de fonctionnement, de 2,90 millions d'euros. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard - à la différence de celle de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher - ne s'y était pas opposée. L'idée n'a été abandonnée que grâce à une mobilisation à laquelle se sont aussi associés les syndicats agricoles et les filières agroalimentaires. Mais l'Agence Bio ne sait pas encore dans quelle mesure elle est visée par le « ménage » dans les opérateurs de l'État promis par le gouvernement. Jean Verdier doit d'ailleurs être auditionné demain - avec la directrice de l'Agence Bio, Laure Verdeau - par la commission d'enquête du Sénat qui travaille sur ce sujet.
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