En France, elle trône désormais sur le podium des pâtes chocolatées à tartiner, à la deuxième place après le produit leader, le Nutella (qui en détient quelque 70 %), et devant son rival de Bonne Maman. La Nocciolata tire de plus en plus profit de son principal argument marketing : le fait d'être fabriquée sans huile de palme. Elle représente désormais 8,5 % de ce marché en croissance continue depuis 10 ans, malgré la baisse générale des volumes dans la grande distribution.
Derrière ce succès, comme pour le Nutella, un agro-industriel familial italien, Rigoni d'Asiago, avec un chiffre d'affaires de plus de 150 millions d'euros et 320 employés. Bien plus petit et moins connu outre-alpes que Ferrero (qui détient aussi d'autres marques phares comme Kinder ou Ferrero Rocher), il est toutefois présent depuis quelques décennies dans les rayons italiens, où il a su se frayer une place de premier plan, en misant sur l'innovation.
À l'origine, une entreprise d'apiculture née au début du XXe siècle à Asiago, dans le nord de l'Italie. « Dès le départ, bio [bien que la certification n'ait été obtenue qu'en 1992] : un choix intrinsèque à la production du miel », souligne sa directrice générale, Cristina Rigoni - qui porte le même nom que la famille fondatrice de l'entreprise sans pourtant en faire partie. Dès les années 1970, elle cherche à se diversifier, en lançant la production de confitures sucrées seulement au miel, qui ne rencontrent toutefois pas beaucoup de succès à cause de leur goût particulier.