Ferrero met en avant ses efforts pour alléger l'empreinte carbone du Nutella
Nathalie Jourdan
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Depuis Rouen, Ferrero livre plus d'un millier de magasins franciliens par la Seine.
Haropa Port
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Depuis Rouen, Ferrero livre plus d'un millier de magasins franciliens par la Seine.
Haropa Port
Régulièrement pointé du doigt pour la qualité nutritionnelle discutable de ses produits et sa contribution à la déforestation, Ferrero s'applique ces temps-ci à donner des gages de bonne conduite environnementale.
Illustration à quelques encablures des terminaux de cacao du port de Rouen où le groupe a implanté sa plus grande usine au monde. Fondée dans les années soixante, celle-ci est installée dans le riant village de Villers-Ecalles. Ses lignes débitent, chaque jour à un train d'enfer, plus de 2,5 millions de barres Kinder Bueno et quelque 600.000 pots de Nutella. Soit un quart de la consommation mondiale de sa pâte à tartiner.
C'est depuis ce vaisseau amiral que la firme italienne éprouve en vraie grandeur sa stratégie de décarbonation, en commençant par le transport (20% de son empreinte CO2). « Il s'agit ici de construire un système optimisé qui permette de passer à l'échelle », résume Nicolas Neykov, son patron pour la France.
Le chocolatier, qui s'est engagé à n'utiliser que des camions bas carbone en 2040 (électrique, hydrogène ou biocarburant), vient d'y prendre livraison en grandes pompes de son premier poids-lourd 100% électrique. Un engin grâce auquel il expérimente un nouveau schéma de transport en partenariat avec le logisticien Stef et les centres Leclerc. « Nous testons une boucle inédite pour maximiser le remplissage du camion. Avec la motorisation bas-carbone, c'est un autre levier clé pour diminuer les émissions », détaille Gregory Debuchy, directeur de la supply chain.
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Concrètement, ledit camion achemine quotidiennement les palettes de marchandises entre l'usine de Villers-Ecalle et l'entrepôt de la centrale de distribution normande de Leclerc située à Lisieux, d'où il repart à nouveau chargé. Direction les magasins de l'enseigne dans la métropole rouennaise, localisés dans un rayon de quelques kilomètres autour du site industriel. But de la manœuvre ? « Éviter de faire circuler les poids lourds à vide et donc limiter leur nombre sur la route ». Citée en exemple par Michel-Edouard Leclerc, l'expérience devrait être dupliquée prochainement dans la région lyonnaise.
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Nathalie Jourdan