Fièvre catarrhale ovine : les foyers se multiplient dans le nord de la France
latribune.fr
La fièvre catarrhale ovine se manifeste par de la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante ou encore la perte des petits en gestation et parfois par la mort des animaux.
Le ministère de l'Agriculture indique ce vendredi que quarante-et-un foyers du nouveau sérotype 3 de ce virus sont répartis dans l'Aisne, les Ardennes, la Marne, la Moselle, le Nord et l'Oise. Des vaccins sont disponibles et une campagne de vaccination a débuté dans le nord de la France cette semaine.
Les foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) se multiplient en France. Mercredi, quarante-et-un foyers du nouveau sérotype 3 de ce virus, aussi appelé « maladie de la langue bleue », étaient confirmés dans six départements du nord du pays, a indiqué vendredi le ministère de l'Agriculture. Ils sont répartis dans l'Aisne, les Ardennes, la Marne, la Moselle, le Nord et l'Oise, a précisé le ministère dans une mise à jour du nombre d'exploitations concernées.
Une zone « régulée » de 150 kilomètres autour des foyers confirmés, où les déplacements de bovins, chèvres et moutons sont soumis à des restrictions afin de tenter de freiner la progression du virus, s'étend désormais à 30 départements.
6,4 millions de doses fournies aux éleveurs de six régions
Pour rappel, la fièvre catarrhale ovine se manifeste par de la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante ou encore la perte des petits en gestation et parfois par la mort des animaux, dans des proportions variables d'un élevage à l'autre. Sa détection n'entraîne pas l'abattage des bêtes, contrairement à la grippe aviaire. Elle touche aussi les bovins, mais avec une mortalité très faible, ainsi que les chèvres.
Des vaccins sont disponibles et une campagne de vaccination a débuté dans le nord de la France lundi. 6,4 millions de doses, dont 1,1 million pour les ovins et 5,3 millions pour les bovins, sont ainsi gratuitement fournies par l'Etat aux éleveurs des Hauts-de-France, de Normandie, d'Ile-de-France, du Grand Est, du Centre-Val de Loire et de Bourgogne-Franche-Comté, a précisé le ministère de l'Agriculture. Six régions qui correspondent au territoire qui avait atteint en 2007 par un autre sérotype de la fièvre catarrhale ovine.
D'autres sérotypes de la maladie sont déjà présents depuis plusieurs années en Europe, avec les vaccins adéquats mais pas toujours disponibles ou utilisés par les éleveurs. La France compose depuis plusieurs années avec les sérotypes 4 et 8 de la FCO, qui ont tué des milliers d'ovins ces dernières semaines dans le sud.
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Mais les cheptels n'ont pas encore développé de résistance au sérotype 3. Ce nouveau sérotype, qui n'est pas transmissible à l'homme, a lui été décelé pour la première fois en Europe en septembre 2023, aux Pays-Bas, avant d'être détecté en Belgique, en Allemagne et au Royaume-Uni dans les mois suivants. De premiers cas ont été confirmés début août en France, au Luxembourg et au Danemark. La propagation de la maladie s'accélère actuellement dans plusieurs pays, les autorités néerlandaises recensant jeudi quelque 3.807 foyers, soit 900 de plus que lundi.
En Allemagne, 1.885 foyers de ce sérotype étaient enregistrés au 8 août, a indiqué mardi l'institut Friedrich-Loeffler (FLI), le principal organisme allemand de recherche sur la santé animale. En 2023, seulement 23 avaient été recensés. « Il y a une véritable vague qui déferle depuis début juillet dans les exploitations avec des animaux sensibles », a précisé à l'AFP une porte-parole de l'institut.
En Belgique, 515 foyers ont été détectés entre le 1er juin et le 11 août, dont 436 en une seule semaine, selon le rapport hebdomadaire de la plateforme ESA française d'épidémiosurveillance en santé animale publié mardi.