Suite à la réduction des crédits alloués à l’Agence bio annoncée par le ministère de l'Agriculture, certains projets sont menacés notamment dans les Pays de la Loire.
Le 20 mai dernier, le ministère de l'Agriculture a décidé d'amputer de 9,4 millions l'enveloppe du fonds Avenir Bio, sur les 18 millions prévus en 2025, au grand dam de la filière déjà fragilisée par une baisse de la demande. Ce fonds, alloué par l'Agence Bio et mis en place depuis 2008, est destiné à soutenir des projets de développement de filières biologiques.
« Dans un contexte budgétaire compliqué avec le tarissement du plan de relance et de la planification écologique, le ministère priorise les crédits sur la structuration de la filière en concertation avec les professionnels », justifie le ministère, cité par l'AFP.
Mais cette coupe nette risque de mettre à mal certains projets alors que « les demandes auprès du fonds Avenir Bio représentent 25 millions d'euros sur 80 millions d'investissements au total », indique à La Tribune la Fédération nationale d'Agriculture Biologique.
« On va finir par croire qu'Annie Genevard veut à tout prix la peau de l'agriculture biologique. En bloquant la relance de la consommation, ce sont avant tout les agriculteurs et agricultrices biologiques qu'elle pénalise », réagit le coprésident de la Fnab Loïc Madeline par voie de communiqué de presse.
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Au total, ce fonds devait permettre cette année de soutenir 30 projets profitant à 3.200 producteurs et près de 200 entreprises (minoteries, malteries, coopératives, laiteries...), dont la majorité sont des TPE et PME.
Réunion de crise chez les Greniers Bio du Maine
Parmi les projets mis à mal par ce coup de rabot, figure celui porté par les Greniers Bio du Maine dans les Pays de la Loire qui associe une trentaine d'agriculteurs bio de la Sarthe et la Minoterie Trottin. Ici, l'objectif est de produire de la farine de blé bio et de faire du pain sarthois avec l'idée de « rapprocher la production de la consommation », dixit Vincent Branlard, le co-président de cette association établie au Mans (Sarthe). Les aides brutalement supprimées devaient permettre de développer la filière pour répondre au développement de la demande locale, notamment en restauration collective et boulangerie.