Le marché de la crevette ne connaît pas la crise
Florence Falvy
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Dans son usine de production de crevettes près de Nantes, Labeyrie Fine Foods produit 7.000 tonnes par an.
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Dans son usine de production de crevettes près de Nantes, Labeyrie Fine Foods produit 7.000 tonnes par an.
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En France, la production de crevettes atteint environ 65 000 tonnes par an. En grande distribution, le marché représente 13 600 tonnes, entre crevettes entières en libre-service et décortiquées. Surtout, la production a bondi de plus de 50 % en cinq ans, selon Circana, spécialiste de l'analyse des tendances de consommation. En 2024, le marché a progressé de 6 % en volume et de 1,3 % en valeur, atteignant 268 millions d'euros.
Plus accessible en termes de prix, ce petit crustacé résiste à l'inflation et se fait une place de choix dans l'assiette des consommateurs. Ce que montre une étude Ifop selon laquelle la crevette se distinguerait en tant que fruit de mer le plus consommé en 2024, avec 67% (soit 5 points supplémentaires depuis juillet 2021) des Français déclarant en manger. Entière, en vrac, décortiquée ou en couronnes, la crevette tire donc son épingle du jeu dans un contexte tendu pour le porte-monnaie.
Toutefois, la production nationale française peine à répondre à la demande. Près de 80.000 tonnes de crevette congelées et 10.000 tonnes de crevettes conservées sont ainsi importés en France chaque année, en provenance principalement d'Amérique du Sud et des pays asiatiques, selon la société d'études Made in FR.
Un acteur de l'agroalimentaire français entend bien surfer sur cet engouement : Labeyrie Fine Foods. L'ETI qui s'autoproclame leader sur le segment des crevettes décortiquées en grande distribution avec sa marque Delpierre revendique 38% des parts de marché en valeur et 31% en volume quand l'un de ses concurrents breton, Miti, détient quant à lui 4%.
« Pendant les fêtes, ce leadership atteint près de 50% en valeur. Une crevette sur deux achetée en grande distribution provient de notre site de Saint-Aignan-de-Grandlieu près de Nantes », vante Stéphane Pargade, directrice générale du pôle Océans, l'une des quatre entités Business du groupe qui génère 192 millions d'euros de chiffre d'affaires. À ses côtés, Jacques Trottier, le président du groupe localisé en Nouvelle-Aquitaine, se montre lui optimiste.
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Florence Falvy