LVMH chute en Bourse, plombé par ses résultats

Maxime Heuze
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

« Dans le contexte incertain de l'année 2024, LVMH a fait preuve d'une bonne résistance », estime le PDG du groupe.
BENOIT TESSIER

Maxime Heuze
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

« Dans le contexte incertain de l'année 2024, LVMH a fait preuve d'une bonne résistance », estime le PDG du groupe.
BENOIT TESSIER
LVMH sanctionné en Bourse. À la clôture de la Bourse de Paris, ce mercredi, le cours de la première capitalisation du CAC 40 baissait de 4,98 %, à 713,20 euros. Une chute entraînant les autres valeurs du luxe comme Kering qui plongeait de 5,40 % et L'Oréal qui perdait 3,06 %.
Mardi soir, le numéro un du luxe a annoncé un bénéfice net en chute de 17 % sur l'année 2024, à 12,55 milliards d'euros. Une hémorragie qui s'est amplifiée par rapport au premier semestre où le groupe avait affiché une perte de 14 %. La rentabilité de l'entreprise a également diminué avec une marge opérationnelle courante de 23 % sur l'année, contre 26,5% en 2023.
Côté chiffre d'affaires en revanche, malgré une baisse de 4,4 % au troisième trimestre et de 1 % au premier semestre, le groupe de Bernard Arnault a finalement réalisé une croissance organique de 1 % sur l'ensemble de 2024, avec 84,68 milliards d'euros de ventes. C'est mieux que les 84,32 milliards d'euros qu'attendaient les analystes selon le consensus LSEG. « Dans le contexte incertain de l'année 2024, LVMH a fait preuve d'une bonne résistance », estime son PDG, cité dans le communiqué.
À lire également
Des revenus dopés par un quatrième trimestre meilleur qu'attendu, puisque le groupe affiche une croissance de 1 % avec 23,93 milliards d'euros de ventes, là encore au-dessus des attentes. Les analystes prévoyaient une baisse de 1,6 % des ventes selon le consensus Visible Alpha. « C'est une bonne surprise car ce trimestre est pivot, il donne l'impulsion pour l'année en cours. On peut se demander si le groupe n'a pas atteint un niveau plancher dans la crise », analyse pour La Tribune Emeric Blond, gérant chez Tailor AM.
Maxime Heuze