LVMH, Kering, L’Oréal… vers une fin d’année très difficile pour le luxe

Maxime Heuze
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LVMH a affiché un chiffre d'affaires en baisse de 4,4% au troisième trimestre.
CHRISTIAN HARTMANN

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LVMH a affiché un chiffre d'affaires en baisse de 4,4% au troisième trimestre.
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« Nous sommes au creux de la vague ». Voilà le sentiment de la plupart des analystes concernant le secteur du luxe. Et pour cause, quasiment tous les groupes français ont déçu les investisseurs au troisième trimestre, en affichant des résultats en dessous des attentes des analystes. LVMH a ainsi publié un chiffre d'affaires en baisse de 4,4%, quand celui de Kering s'est effondré de 15% et que L'Oréal a affiché, certes, une croissance de ses ventes (+3,4%), mais inférieure aux 6% attendus par le consensus.
Seul Hermès vole toujours au-dessus des nuages avec une croissance de 11,3% de ses ventes (contre 11% attendus) entre juillet et septembre. « C'est une valeur d'ultra-luxe qui s'adresse à une clientèle plus premium, moins impactée par l'inflation ou le ralentissement économique », explique un analyste.
Pour les autres, c'est la douche froide en Bourse. Les trois valeurs ont respectivement perdu 6% (LVMH), 1,3% (Keing) et 3% (L'Oréal) à l'ouverture de la Bourse, au lendemain de leur publication de résultat. « Les attentes des investisseurs sont très élevées, car les groupes de luxe ont affiché des performances record entre 2016 et 2022. Nombre d'investisseurs s'attendent donc toujours à des croissances à deux chiffres et on été déçus par les résultats du troisième trimestre », affirme à La Tribune, Roland Kaloyan, stratégiste chez Société Générale CIB.
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Pourtant, la période de coup de froid dans laquelle se trouve le luxe n'est pas nouvelle. Au premier semestre, LVMH avait déjà annoncé une baisse de 1% de ses ventes et même de 14% de son bénéfice net quand Kering avait vu ses ventes s'effondrer de 11% et son bénéfice net être divisé par deux.
Maxime Heuze