L'horizon s'est singulièrement éclairci ce 10 septembre pour la centaine de collaborateurs de l'usine Poulain à Villebarou, basé dans l'agglomération blésoise en Loir-et-Cher. Andros, spécialisé dans la transformation des fruits (confitures, compotes, jus, etc) et du lait (yaourts, desserts, etc), va racheter le site dont l'arrêt avait été acté en juin dernier par son propriétaire, Carambar & co (CPK). Le repreneur deviendra ainsi sous-traitant de Poulain pour Carambar & co, qui continuera à détenir la marque, et rapatriera notamment une partie de ses gammes chocolatées (yaourts, desserts, pâte à tartiner) pour rentabiliser l'outil industriel.
Le site était notoirement sous-exploité pour la seule marque Poulain, ce qui avait décidé CPK à plier bagages. Venus expliquer les grandes lignes de leur plan stratégique aux employés le 9 septembre, le nouvel actionnaire, Frédéric Gervoson, et le PDG, Florian Delmas, ont clairement affiché des ambitions de développement.
Prioritairement intéressé par l'outil industriel très performant de Villebarou, selon un haut cadre d'Agglopolys, la communauté de commune de Blois, Andros a également été séduit par le site de Poulain pour des questions géographiques. Le groupe opère déjà deux usines en Centre-Val-de-Loire pour sa marque Bonne Maman, à Contres également en Loir-et-Cher, ainsi qu'à Auneau en Eure-et-Loir.
« Des synergies seront envisageables entre les différentes unités, souffle la même source, avec à la clé une augmentation de la productivité ». Andros, qui a réalisé plus de trois milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2023 (dont 40% à l'international), viendra ainsi conforter son implantation sur l'un des territoires premiers pour l'agro-alimentaire dans l'Hexagone.