Première vente aux enchères Haute couture pour Sotheby's

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Trois pièces de la collection de Didier Ludot mise en vente le 8 juillet par la maison Sotheby's : Paco Rabanne, Balanciaga et Yves Saint-Laurent
Trois pièces de la collection de Didier Ludot mise en vente le 8 juillet par la maison Sotheby's : Paco Rabanne, Balanciaga et Yves Saint-Laurent (Crédits : Reuters)
172 vêtements, ayant pour certains appartenu à de célèbres personnalités, de la collection mythique de Didier Ludot seront mis à prix le 8 juillet dans l'après-midi.

C'est une première pour la maison Sotheby's. Une vente aux enchères Haute couture aura lieu ce mercredi 8 juillet. Et pas n'importe laquelle : il s'agit de pièces rares du célèbre Didier Ludot, expert renommé du vintage haute couture, qui a consenti à se séparer d'une partie de sa collection commencée il y a plus de trente ans.

Un secteur à l'avenir prometteur

L'an passé, l'Hôtel Drouot a consacré 49 ventes à la haute couture, à la maroquinerie ou encore à la mode vintage. Celles-ci ont totalisé 5,9 millions d'euros. Un chiffre prometteur pour un secteur qui a la cote. De "Paris Haute Couture" au Palais Galliera, à Jean-Paul Gaultier au Grand Palais en passant par celle sur la collection scandale d'Yves Saint-Laurent à la fondation Bergé, on ne compte plus les expositions consacrées à des collections ou à des créateurs, sans parler des deux films dédiés à l'enfant terrible de la mode sortis la même année.

De quoi pousser la maison Sotheby's à sauter le pas. Mais attention, sachant que tous les yeux seront braqués sur elle, gare au faux pas, nous explique Camille De Foresta, Commissaire priseur de la vente:

"Nous voulions commencer avec une collection mythique pour les gens de la mode"

Une large fourchette pour tous les budgets

Et pour essayer d'attirer le plus grand monde, pas seulement les collectionneurs avérés, ou les institutions, mais aussi le grand public, les mises à prix ont été établies de sorte qu'il y en ait pour toutes les bourses : entre 400 euros et 8.000 euros. "C'est assez rare d'avoir un éventail aussi large", confie Camille De Foresta, qui espère aussi "toucher des acheteurs, séduits par le concept du prestige d'une telle vente à Paris, sans être forcément familiers des enchères".

"C'est avant tout l'occasion d'acquérir un morceau d'histoire de la Mode", ajoute-t-elle. "Les acheteurs sont à la recherche de sens, et veulent que l'objet leur raconte une histoire", abonde Philippe Jourdan, de Promise Consulting.

Enfin, aussi bien pour ceux qui ne pourront assister à la vente, que pour les passionnés, reste le livre de Guénolée Milleret, enseignante à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs et ancienne responsable des archives documentaires de la maison Yves Saint Laurent Rive Gauche, qui en retrace une fresque historique extrêmement complète, dans son ouvrage "Haute couture, histoire de l'industrie de la création française", aux éditions Eyrolles.

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