Taxes à 200% sur le vin : un coup dur en Saône-et-Loire
Amandine Ibled
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« Rien que sur le mois de février, nos vignerons enregistrent une baisse de 15% des ventes aux États-Unis. »
BIVB
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« Rien que sur le mois de février, nos vignerons enregistrent une baisse de 15% des ventes aux États-Unis. »
BIVB
Depuis le 12 mars 2025, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 25 % sur l'acier et l'aluminium, une mesure qui touche également l'Union européenne. Dans ce contexte international tendu, Donald Trump menace d'appliquer des droits de douane de 200 % sur les alcools européens, provoquant une onde de choc dans le secteur vitivinicole français.
« Ce qui se passe pour notre métier au niveau national, c'est vraiment un cataclysme », s'inquiète Laurent Delaunay, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). « Pour le moment, c'est un effet d'annonce dans une négociation. Mais si c'était appliqué, c'est l'arrêt complet du marché ! », poursuit-il.
Les États-Unis représentent le premier marché à l'export pour les vins français, et également les vins de Bourgogne. C'est un marché dynamique et en progression. En 2024, les ventes ont atteint 20,9 millions de bouteilles, en hausse de 15,9 % sur un an, pour un chiffre d'affaires de 370 millions d'euros, soit une progression de 26,2 %, selon le BIVB. « C'est un marché qu'on a développé patiemment depuis des décennies, on a une très belle image et une très belle distribution », souligne Laurent Delaunay.
Dans le département de la Saône-et-Loire, où les exportations vers les États-Unis sont deux fois plus importantes que les importations, les chefs d'entreprise et en particulier les vignerons se montrent particulièrement inquiets. Clarisse Maillet, présidente de la CPME 71 souligne : « Nous sommes dans l'attente de voir comment le brouillon économique que Donald Trump est en train de mettre en place va se dérouler. Ça va être assez compliqué. »
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Cette incertitude pèse sur certains vignerons locaux, dont des palettes de marchandises sont déjà bloquées sur les plateformes en France et des mises en bouteille prévues sont annulées. Même si la taxe n'est pas encore appliquée, des conséquences concrètes sont déjà visibles : « Rien que sur le mois de février, nos vignerons enregistrent une baisse de 15% des ventes aux États-Unis », note Laurent Delaunay.
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Amandine Ibled