Vin : la Chine reconnaît l'indication géographique Bordeaux

 |   |  431  mots
Plus de 4.000 spécialités alimentaires dans le monde bénéficient d'une protection les liant à leur terroir d'origine. L'Italie en est le pays le mieux pourvu avec 269 produits alimentaires (fromages, jambons, huiles..) et 523 vins. La France en compte également plus de 600 (dont les deux-tiers pour des vins)
Plus de 4.000 spécialités alimentaires dans le monde bénéficient d'une protection les liant à leur terroir d'origine. L'Italie en est le pays le mieux pourvu avec 269 produits alimentaires (fromages, jambons, huiles..) et 523 vins. La France en compte également plus de 600 (dont les deux-tiers pour des vins) (Crédits : © Kim Kyung Hoon / Reuters)
Cette décision, qui vise à offrir une protection pour les bouteilles françaises victimes de contrefaçon, était en discussion depuis 2011. Elle a été annoncée au premier jour d'une visite de trois jours en France du Premier ministre chinois, Li Keqiang.

C'est une "avancée historique" saluée par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl: Pékin a reconnu l'indication géographique "Bordeaux" pour les vins, a annoncé mardi 30 juillet le gouvernement.

Pour rappel, une indication géographique s'applique aux produits "qui ont une origine géographique précise et possèdent des qualités, une notoriété ou des caractères essentiellement dus à ce lieu d'origine", d'après l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Quant à l'appellation d'origine, elle est plus précise encore : elle se réfère à "un nom géographique ou une désignation traditionnelle utilisée sur des produits ayant une qualité particulière ou des caractères dus essentiellement au milieu géographique de production". Les indications géographiques englobent donc aussi les appellations d'origine.

Lutte contre la contrefaçon

Cette décision, qui vise à offrir une protection pour l'un de ses produits phare à l'exportation victime de contrefaçon, était en discussion depuis 2011. Elle a été annoncée au premier jour d'une visite de trois jours en France du Premier ministre chinois, Li Keqiang.

Les 45 appellations bordelaises rattachées à cette indication géographique ont été publiées, "ce qui devrait aboutir sous deux mois à leur protection effective", souligne un communiqué du ministère de l'Agriculture.

D'après le document :

"Cette reconnaissance traduit les efforts du gouvernement pour faire partager, chez l'ensemble de nos partenaires, le concept d'indications géographiques à travers une 'diplomatie des terroirs' qui promeut les productions de qualité ancrées dans nos territoires et la défense des savoir-faire dans toutes les enceintes de négociations multilatérales comme dans les relations bilatérales"

Une centaine d'indications géographiques

Les autorités françaises ont d'ailleurs engagé une discussion plus globale avec la Chine "afin d'aboutir à la reconnaissance mutuelle entre l'Union européenne et la Chine d'une centaine d'indications géographiques des deux pays", est-il ajouté.

Au total, quelque 53 accords étatiques sont attendus tout au long de la visite du Premier ministre chinois, qui était attendu mercredi à Marseille et jeudi à Toulouse pour une visite du siège d'Airbus.

Une avancée, et non des moindres, alors que plus de 4.000 spécialités alimentaires dans le monde bénéficient d'une protection les liant à leur terroir d'origine. L'Italie en est le pays le mieux pourvu avec 269 produits alimentaires (fromages, jambons, huiles..) et 523 vins. La France en compte également plus de 600 (dont les deux-tiers pour des vins) : Brie, Roquefort, Camembert, Champagne... Pas étonnant que les sources de conflit soient légion.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/07/2015 à 13:59 :
Je me pose une question: est-ce que les Chinois doivent contribuer à la campagne de Juppé pour les présidentielles ? Connaissant l'aigrefin, c'est une question que tout le monde devrait se poser, non :-)
a écrit le 01/07/2015 à 17:50 :
Mais pourquoi on ne parle pas de la contrepartie chinoise ? j'aurais voulu la connaître. C'est clair que la France, donnant-donnant, doit aussi reconnaître une indication viticole chinoise, c'est logique. D'ailleurs, les vins chinois, après que j'ai été à cette magnifique exposition à Bordeaux en 2012, ne font que monter dans mon admiration.
Réponse de le 02/07/2015 à 10:39 :
Vous connaissez beaucoup de viticulteurs français qui font des contrefaçons de vins chinois ? Aucun problème donc à reconnaitre des IGP chinoises.
Réponse de le 02/07/2015 à 11:47 :
Pas encore, peut-être. En revanche (et si ma réplique ne sera pas "modérée") je connais beaucoup de fromagers français qui font de la contrefaçon de fromages suisses, italiens, grecs et même hollandais, malgré les protestations de leurs congénères. Donc la contrefaçon en France, si elle n'existe pas encore chez les viticulteurs, personne ne pourra dire que c'est exclu. :-)
Réponse de le 02/07/2015 à 13:41 :
je connais beaucoup de fromagers français qui font de la contrefaçon de fromages suisses, italiens, grecs et même hollandais, malgré les protestations de leurs congénères
= des preuves ou des exemples merci
Réponse de le 02/07/2015 à 14:56 :
Trollage, leçon N°1: réclamer des preuves et des sources au lieu de procéder soi-même à une recherche Google qui prend exactement deux minutes. *LOL

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :