ArcelorMittal confirme son investissement à Dunkerque mais réduit la voilure

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

ArcelorMittal confirme son intention d'investir en France.
Stephane Mahe

Pierrick Merlet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

ArcelorMittal confirme son intention d'investir en France.
Stephane Mahe
« On se bat pour sauver les sites de Dunkerque et Fos-sur-Mer. » Sur le plateau de TF1 mardi soir, Emmanuel Macron a donné de l'épaisseur à la petite musique qui monte sur un retrait potentiel des capacités de production d'ArcelorMittal en France. Les deux usines citées par le président de la République contiennent en effet les deux derniers hauts-fourneaux français. « Sans acier, il n'y a pas d'industrie (...). Nous avons des craintes sur l'avenir d'ArcelorMittal en France », confiait encore il y a quelques jours à La Tribune Julien Walterspieler, délégué syndical central CFDT chez le sidérurgiste européen.
La direction française de l'entreprise a tenté de couper l'herbe sur le pied à cette peur montante d'un retrait total des capacités de production dans l'Hexagone, malgré la fermeture de plusieurs hauts-fourneaux dans le pays ces 15 dernières années. « Le groupe confirme son intention d'investir dans un premier four électrique, sur son site de Dunkerque, pour un montant d'environ 1,2 milliard d'euros », fait savoir ArcelorMittal dans un communiqué. Si le chiffre s'avère juste, cette communication est tout de même la confirmation d'un investissement moindre que prévu au départ.
À lire également
Pour mémoire, le sidérurgiste avait initialement pour intention d'investir pas moins de 1,8 milliard d'euros sur son site de Dunkerque, avec comme objectif final de produire de l'acier dit décarboné, notamment grâce à l'usage de l'hydrogène dans son procédé industriel. Malgré une subvention publique record apportée par l'État de 850 millions d'euros, cet investissement majeur avait été mis en pause en novembre 2024 face à la crise traversée par l'acier européen. Une baisse de la demande, couplée à une surproduction chinoise à bas coût qui inonde l'Europe, sans parler du coût énergétique qui a grimpé dans les aciéries du continent. Par ailleurs, ArcelorMittal ne donne pas d'explication sur cet écart de 600 millions.
Pierrick Merlet