Fiat dément vouloir supprimer 18.000 emplois en cas de reprise d'Opel

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En cas de reprise de l'allemand Opel et des activités européennes de General Motors, le constructeur italien pourrait supprimer 18.000 emplois et fermer 10 usines en Europe. Fiat dément.

Le constructeur automobile italien Fiat compte supprimer 18.000 emplois en fermant totalement ou partiellement dix usines d'Europe en cas de reprise de l'allemand Opel et des activités européennes de General Motors, affirme le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Les usines de Vauxhall, filiale britannique de GM, et des usines en Italie seraient les plus touchées par ce plan radical qui s'échelonnerait entre 2011 et 2016, selon le journal à paraître ce mercredi, alors que l'avenir d'Opel est en cours de négociation avec le gouvernement allemand.

Fiat a démenti dans la soirée ces informations. Le constructeur automobile italien, qui a présenté lundi ses projets à des dirigeants allemands, a précisé que ces informations "ne venaient pas de Fiat et ne faisaient pas partie d'un quelconque plan préparé par le groupe".

Le quotidien de Francfort, le FAZ, cite un document interne "hautement confidentiel" intitulé "Project Football" et daté du 3 avril, selon lequel 18.000 emplois sur 108.000 chez Opel, General Motors Europe (GME) et Fiat seraient supprimés, - soit 16,6% du total. Selon ce plan, les usines de montage britanniques Vauxhall de Luton et Ellesmere Port, ainsi que l'usine Opel d'Anvers en Belgique devront fermer, tout comme des usines Fiat à Pomigliano, bastion du constructeur italien, et en Sicile à Termini Imerese.

L'usine d'Opel à Anvers serait la première à fermer dès 2011, précise le FAZ. Le site Opel d'Anvers fabrique les petites Astra d'Opel et 2.700 personnes travaillent pour General Motors Europe (GME) en Belgique. En Grande-Bretagne, GME compte près de 5.000 salariés, à Ellesmere Port et Luton notamment, où est vendue la marque Vauxhall jumelée à Opel.

La production de moteurs et boites de vitesse dans trois usines allemandes d'Opel, celles de Bochum, Kaiserslautern et Rüsselsheim, serait aussi en partie supprimée, selon le FAZ. Ces divisions emploient 3.600 personnes, précise le journal, sur un total de 26.000 salariés d'Opel en Allemagne.

Le patron de Fiat, Sergio Marchionne, qui a présenté lundi au gouvernement allemand son plan de reprise d'Opel, a assuré que son groupe ne comptait fermer "aucune des quatre usines Opel en Allemagne", dans le journal Bild mardi. Mais il a ajouté qu'"évidemment, il faudra que les effectifs soient réduits", pour rendre les usines "plus productives".

Berlin a jugé le projet de Fiat "intéressant", tout en rappelant que l'équipementier canadien Magna a aussi manifesté son intérêt pour Opel. Magna envisage une participation minoritaire et est associé à la banque semi-publique russe Sberbank et au constructeur automobile GAZ, détenu par l'oligarque russe Oleg Deripaska.

L'Allemagne, sollicitée par Fiat pour apporter des garanties financières au projet de reprise, devrait prendre une décision sur l'avenir d'Opel d'ici la fin du mois de mai, selon des représentants politiques allemands, qui estiment que les concepts de reprise doivent encore être affinés.

Fiat souhaite regrouper dans un vaste ensemble toutes les activités européennes de GM, qui incluent le suédois Saab et le britannique Vauxhall, sa branche automobile (marques Fiat, Lancia et Alfa Romeo) et la part qu'il va détenir dans Chrysler avant d'introduire le tout en Bourse. General Motors emploie en Europe environ 55.000 personnes en Allemagne, en Espagne, en Suède et en Grande-Bretagne.

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