Le chinois BAIC présente son offre sur Opel

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Le constructeur automobile chinois propose de reprendre 51% de son homologue allemand, avec une garantie publique de 2,64 milliards d'euros.

BAIC compte supprimer 7.584 emplois en Europe, en cas de reprise d'Opel. Le constructeur chinois propose bien 660 millions d'euros pour racheter 51% des parts de  la filiale européenne de General Motors, avec une garantie publique de 2,64 milliards d'euros, selon un document cité par Reuters qui confime les informations publiés dimanche par Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

Les 49% restants resteront aux mains de GM, "si les accords en termes de propriété intellectuelle sont satisfaisants pour Beijing Auto", explique ce document. BAIC compte produire en Chine avec l'aide des technologies du constructeur américain et se fixe pour objectif de vendre 485.000 véhicules Opel dans son pays d'ici 2015. Dans un premier temps, il importera des Opel, avant de démarrer une production locale en 2012 pour laquelle il compte investir au total 2,25 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros).

Fin mai, le gouvernement allemand avait annoncé un plan de sauvetage avec l'équipementier automobile canadien Magna. Mais depuis les négociations patinent entre les différents parties prenantes. La direction du groupe a ainsi repoussé d'une semaine une réunion, initialement prévue ce mardi, qui devait permettre de finaliser le plan de reprise et de formuler une offre définitive à General Motors.

L'offre de BAIC, déjà évoquée à cette époque, pourraient être un moyen de faire monter les enchères et d'améliorer les conditions proposées à GM et à Berlin, soulignent des analystes. Le chef de GM Europe, Carl-Peter Forster, déclare de son côté que le fait "qu'il y ait d'autres prétendants qui stimulent le processus (de rachat), ne peut qu'aider du point de vue du vendeur, GM".

Il souligne toutefois que le canadien Magna dispose d'une "avance considérable" sur d'autres prétendants. "Il ne reste que des détails à régler" entre les deux entreprises, notamment le remplacement à long terme du partenaire financier russe Sberbank qui doit participer au montage, affirme Carl-Peter Forster à la FAZ.

De son côté, le ministre allemand de l'Economie, Karl-Theodor zu Guttenberg, estime que le nom du futur acquéreur d'Opel n'est pas gravé dans le marbre, dans un entretien à paraître ce lundi dans le Westdeutsche Allgemeine Zeitung (WAZ). "Il est vrai que Magna a un objectif ambitieux, qu'ils veulent signer d'ici la mi-juillet (...) Cependant, il reste des questions sans réponses." Actuellement, dit-il, "tout le monde peut faire une offre."

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il va y avoir un petit problème : la propriété intellectuelle des véhicules OPEL a été vendue à General Motors pour tirer une rente à court terme. Magna le porte bougie de l'américain reste donc la seule option " classique", comme il n'a aucune compétence il demandera rapidement appui à Fiat, autre grand teneur de bougie avant que l'américain idéalement restauré reprenne l'ensemble dans quelques années. Personne n'est donc pressé, nous sommes dans une situation "lame duck" pour laquelle il est urgent d'attendre. Le second point faible de ce raisonnement est illustré par le mot idéalement, il y a en réalité peu de chance que GM où Ford s'en sortent comme pas plus Chrysler où Fiat. Les clients seront donc répartis sur les constructeurs restants c'est d'ailleurs pourquoi ils sont silencieux !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Risque effet Mittal:
Les chinoix achètent en Europe et promettent de garder les emplois. A la première occasion, ils virent les emplyés et ils ont fait leur shopping de technologie et connaissances en gestion.
Et encore un fois, on fait la figure des cons.

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