Chrysler promet un retour dans le vert pour 2011

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Le constructeur automobile américain contrôlé par Fiat a encore affiché une perte nette de 652 millions de dollars l'an dernier. Mais celle-ci est six moins élevée que celle de 2009. Le groupe vise un profit substantiel en 2011.

L'industrie automobile américaine va beaucoup mieux. Chrysler n'a pas  pas réussi son retour à l'équilibre en 2010, mais sa perte nette a été divisée par six. La firme d'Auburn Hills a annoncé lundi un déficit net de 652 millions de dollars (500 millions d'euros). Le groupe a dû, il est vrai, payer 1,23 milliard d'intérêts, avec des taux élevés, sur les prêts consentis par les gouvernements américain et canadien! Chrysler affiche en revanche un bénéfice opérationnel de 763 millions (580 millions d'euros), supérieur aux estimations de novembre (700 millions de dollars). Pour la première fois depuis des années, Chrysler a enrayé la chute de sa pénétration aux Etats-Unis. Celle-ci s'est élevée à 9,2% l'année dernière, après 8,8% en 2009.

Sergio Marchionne,  patron de Chrysler et Fiat qui détient 25% du groupe américain, a toutefois affirmé lundi  avoir "encore beaucoup de travail pour atteindre les objectifs de notre plan à cinq ans". Chrysler doit notamment afficher quelques trimestres de bénéfice net avant son entrée en Bourse, a-t-il  expliqué. Le constructeur doit aussi  refinancer ses prêts, pour payer des taux d'intérêt moins élevés.

Une croissance de 30% attendue en 2011

Sur l'année 2011, Sergio Marchionne promet un chiffre d'affaires de plus de 55 milliards de dollars, et donc supérieur de 30% au moins à celui de 2010. Il table sur un bénéfice opérationnel de 2 milliards et un bénéfice net de 200 à 500 millions.

Depuis sa sortie du Chapitre XI (procédure de sauvegarde pour les entreprises en difficulté), Chrysler a pour stratégie de partager ses plates-formes avec le groupe Fiat, afin de dégager les indispensables synergies entre deux constructeurs trop petits par eux-mêmes. Chrysler doit en particulier reprendre la plate-forme compacte de Fiat, sur la base de  la récente Alfa Romeo Giulietta.

Ce sera ainsi le cas pour les futures berlines de gamme moyenne de Chrysler qui remplaceront les actuelles 200 dans deux ans environ. Des 4x4 de la marque Jeep reposeront aussi sur cette même plate-forme. Un investissement d'un milliard d'euros a été promis au site italien de Mirafiori pour fabriqur de tels véhicules, à la fois pour Jeep et Alfa Romeo. L'américain met par ailleurs à disposition du constructeur piémontais sa nouvelle berline de haut de gamme, la 300, qui constituera dès cette année le navire amiral de Lancia en Europe. Il livrera aussi les monospaces Grand Voyager à Lancia et Dodge Journey à Fiat (Fiat Freemont).

La Fiat 500 américaine made in Mexico

Chrysler a en outre accueilli son actionnaire sur son site mexicain de Toluca, pour fabriquer la petite Fiat 500 "nord-américaine".  L'italien doit réciproquement aider Chrysler à sortir de son sanctuaire nord-américain où il réalise encore plus de 90% de ses ventes. Chrysler devrait ainsi vendre un demi-million de véhicules dans la zone Asie-Pacifique d'ici à 2014 grâce à son allié ! L'objectif ultime de Sergio Marchionne est de fabriquer au total 6 millions de véhicules au milieu de la décennie. Une rude gageure, puisque les deux partenaires ont écoulé à peine plus de 3,5 millions de véhicules l'an passé. 

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