Saab se bat pour sa survie

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Le constructeur auto annonce qu'il fera appel de la décision de la justice suédoise. Celle-ci a refusé de faire bénéficier la firme des bienfaits de la loi sur la sauvegarde des entreprises en difficulté.

Saab fera appel lundi de la décision de la justice suédoise, qui a rejeté jeudi sa demande de mise sous sauvegarde. C'est ce qu'annonce ce vendredi Victor Muller, bouillant et charsimatique patron de Swedish Automobile, propriétaire de la marque de Trollhättan. Le groupe a jusqu'au 29 septembre pour faire appel du rejet du tribunal de Vänersborg. Victor Muller précise que Saab apportera davantage d'informations sur la demande déposée auprès des autorités chinoises pour qu'elles autorisent deux entreprises à investir dans le suédois et sur la date de disponibilité des fonds.

Des accords ont été passés récemment avec Pang Da et Youngman, deux entreprises qui ont promis d?injecter 245 millions d?euros. Mais ces accords doivent recevoir l?aval, bien aléatoire, des autorités chinoises qui veulent limiter le nombre de constructeurs. Or, Pang Da est un distributeur et Youngman un simple assembleur.  En outre, les sommes promises semblent faibles à l?échelle d?un constructeur automobile qui doit renouveler et élargir sa gamme.

Saab espérait bénéficier de la loi sur la protection des entreprises afin d'affronter son manque de liquidités. Mais le tribunal de Vänersborg doute "qu?une restructuration de l?entreprise puisse fonctionner", expliquant que la marque au griffon "est dans l?incapacité de payer ses dettes", évaluées à 150 millions d?euros. "Si l?entreprise ne trouve pas une autre solution ou si elle ne se déclare pas en faillite elle-même, nous pourrons être obligés de le faire dans les prochains jours", souligne pour sa part le syndicat IF Metall. Les salaires d?août n?ont pas été versés et la production à Trollhättan est arrêtée depuis avril.

L?avenir s?annonce bien sombre pour une marque qui eut son heure de gloire dans les années 80 et début 90 avec les célèbres 900 Turbo et leur version cabriolet. Mal gérée durant vingt ans par General Motors, qui n?a pas suffisamment investi et a fourni les médiocres plates-formes de sa filiale allemande Opel, Saab a été déjà sauvé in extremis début 2010 par Swedish Automobile, qui s?appelait alors Spyker. Cette petite société avait repris Saab à l?américain qui voulait jeter l?éponge.

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Commentaires
a écrit le 09/09/2011 à 15:51 :
Comme on ne sait peut-être pas, la Suède a été financée ainsi que de nombreux pays du "nord" par les américains afin de présenter un profil acceptable en vue de la fédération de l'europe déjà dans les cartons des hautes sphères. Ce processus a pris fin en 2004. C'est maintenant l'europe qui s'occupe de ces pays. Elle est moins généreuse. Pour la Finlande nous avons construit un constructeur de téléphonie miracle qui pèse 30 % du pays, la Norvège croule sous le pétrole pour encore 16 ans, le Danemark et la Hollande en ont de même encore pour 6/8 ans, reste la Suède à laquelle il faudra trouver une solution. Pour le moment tout le monde sait que ni Saab ni Volvo motors ne peuvent exister sans un appui de taille. Fusionner les 2 avec un soutien franco-sino-germanique serait la bonne solution.
Réponse de le 11/09/2011 à 12:17 :
Volvo est déja une filiale du chinois Geely aprés l' abandon de Ford...

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