Pourquoi PSA a fait un feu d'artifice en Bourse

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Les révélations de La Tribune à propos de discussions entre le groupe français et General Motors sur une alliance ont fait s'envoler le cours de l'action PSA.  Photo : Reuters
Les révélations de La Tribune à propos de discussions entre le groupe français et General Motors sur une alliance ont fait s'envoler le cours de l'action PSA. Photo : Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'action a bondi de 12,6% ce mercredi après avoir frôlé les 21% de croissance en séance, la forte hausse depuis 1989. Une coopération avec GM pourrait contribuer notamment à régler les surcapacités en Europe.

Un véritable feu d'artifice à la Bourse de Paris pour PSA. Les révélations de La Tribune à propos de discussions entre le groupe français et General Motors sur une alliance ont fait bondir le cours de l'action de PSA. Après avoir progressé de près 9% dès l'ouverture, il a clôturé à 16,125 euros en hausse de 12,6%. Mieux à peu avant midi, dans un marché plutôt calme (il a fini à -0,52%), la progression a même frôlé les 21%, la plus forte croissance depuis ....1989. Certes, on est loin du sommet de la dernière décennie (63, 98 euros le 31 octobre 2007), mais le contraste est beau après le plongeon de près de 44% observé au cours des 12 derniers mois.

GM apporte l'Asie

C'est dire si les marchés sont enthousiastes. "GM offrirait en plus à PSA une position intéressante en Asie, où il reste le leader du marché et bien sûr aux USA. PSA lui offrirait en retour sa compétence sur les petits moteurs essence et sur les châssis de (petites voitures)", résume CMC-CIC Securities dans une note. "Mais il reste plusieurs incertitudes (...) Cette alliance, si elle a lieu, devra procéder rapidement à de fortes réductions de surcapacités en Europe", ajoute l'intermédiaire.

Doublons en Europe

Un rapprochement entre les deux constructeurs, plus concurrents que complémentaires en Europe, reviendrait en effet à additionner les 12 usines d'assemblage que PSA possède actuellement sur le continent aux huit que compte Opel, sauf si des opportunités de rationalisation se présentent. La fermeture de doublons permettrait d'atténuer les surcapacités en Europe, estimées autour de 20%. Si l'on applique cette arithmétique aux 20 usines de PSA et Opel, quatre sites devraient fermer. "Opel et PSA sont tous deux à la peine parce qu'ils ont des capacités en excès dans les petites voitures en Europe, il est donc à nos yeux improbable qu'un rapprochement aide à réduire ces pressions", commente Kristina Church, analyste automobile chez Barclays Capital. Et d'ajouter : L'Europe reste la clé, et toute forme d'alliance avec GM, Opel ayant lui aussi ses propres problèmes de capacités en Europe, n'aidera pas PSA " (....). PSA doit se concentrer sur ses propres problèmes en la matière (...) même s'il n'aura sans doute pas la tâche facile en cette année électorale en France."

Le rôle des politiques

"Il ne faudrait pas ignorer les effets négatifs sur le plan politique et social" d'une telle alliance, préviennent Martyn Briggs et Petro Boggia, de Frost & Sullivan.
En effet, le gouvernement mais aussi le camp de François Hollande ont déjà prévenu qu'ils seraient attentifs à l'emploi.
 

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Commentaires
a écrit le 23/02/2012 à 18:26 :
Le pari que peugeot est en train d'engager en europe et en France correspond à une répartition de la qualité. Il semblerait que l'entreprise Française s'oriente vers une qualité moindre, mais maquille son choix en introduisant un peu plus des véhicules comme chevrolet, avec leurs petits modèles. Ce sont des brouettes avec de bons autoradios.
Réponse de le 23/02/2012 à 22:42 :
N'importe quoi ! ! !

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