PSA annonce 8.000 suppressions d'emplois et la fermeture de son usine d'Aulnay
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C'est officiel : PSA Peugeot Citroën a annoncé jeudi son intention de supprimer 8.000 postes supplémentaires sur ses sites français face à la dégradation du marché automobile européen, et de fermer son usine de production d'Aulnay-sous-Bois en 2014. Le premier groupe automobile français, qui réunit ce jeudi matin un comité central d'entreprise extraordinaire à son siège parisien, a prévenu qu'il accuserait ainsi au premier semestre une perte opérationnelle courante de l'ordre de 700 millions d'euros dans sa division automobile.
En plus des 3.000 emplois que représente actuellement l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-saint-Denis), PSA compte supprimer 3.600 emplois de structure - administration, recherche et développement et commerce - par départs volontaires, et 1.400 emplois dans son usine de Rennes (Ile-et-Vilaine). Un plan de départ volontaire pourrait être annoncé.
Le CCE débutait ce jeudi à 8H00. Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, a promis ce jeudi, à la sortie de la conférence de presse en marge du comité central d'entreprise extraordinaire, que "personne ne [serait] laissé au bord du chemin. Nous sommes conscients de nos responsabilités au coeur du tissu industriel français." Une entrée de l'Etat au capital n'est pas à l'ordre du jour, "le groupe ayant des sécurités financières suffisantes", a précisé Philippe varin. Le patron de PSA a ajouté que l'entreprise annoncerait un plan de réduction de ses dépenses d'investissement lors de la présentation de ses résultats, le 25 juillet. "Le groupe est face à un tsunami commercial en Europe, nous sommes à l'épicentre. Je suis absolument déterminé à mener le plan, c'est la seule voie possible pour le groupe."
Les syndicats prendront également la parole et un rassemblement est prévu jeudi après-midi sur le parking de l'usine d'Aulnay au moment de la rotation des équipes du matin et du soir. Une étude sera menée pendant quinze jours par un expert mandaté par l'État, a aussitôt réagi, avant la fin du comité central d'entreprise, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. Ce à quoi Bernard Thibault, le secrétaire national de la CGT, a réagi sur France Inter ce matin à 8h30: "Je ne peux pas croire que quinze jours soient suffisants", a-t-il déclaré, après avoir averti : "Nous n'allons pas prendre pour argent comptant cette annonce brutale de suppression d'emplois".
Après une ouverture hésitante, la valeur s'envolait en Bourse de 3,46% à 7,39 euros, à 9H10. Elle signait ainsi la seconde plus forte progression de la cote, dans un marché en recul de 0,57%. Le constructeur, qui a déjà vu son bénéfice net divisé par deux en 2011, a enregistré une perte nette au premier semestre 2012, dont l'ampleur n'est pas précisée. Il table à présent sur un recul du marché européen de 8% cette année, contre 5% auparavant, et de 10% en ce qui le concerne.
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