General Motors devrait perdre encore beaucoup d'argent en Europe

 |   |  551  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le géant américain devrait afficher encore des "pertes substantielles en Europe pour le restant de l'année", affirme le Wall Street Journal. La démission surprise du PDG de la filiale allemande Opel plonge encore plus le groupe dans le marasme. Mauvaise nouvelle pour PSA, qui a noué une alliance avec GM.

General Motors devrait afficher encore des "pertes substantielles en Europe pour le restant de l'année" avec sa filiale allemande  Opel - et sa marque soeur britannique Vauxhall -, affirmait le Wall Street Journal lundi sur son site internet, citant des sources proches du dossier. "Ce qui douche les espoirs de reprise au deuxième semestre, reprise sur laquelle comptait l'entreprise", explique le quotidien. Le constructeur auto américain, avec qui PSA Peugeot Citroën s'est allié fin février dernier, perd de l'argent depuis une dizaine d'années sur le Vieux continent. Rien n'y fait. C'est le seul constructeur à être déficitaire sur une aussi longue période ! Aucune date n'a été avancée pour un retour aux profits, les précédentes échéances n'ayant jamais été respectées. GM a perdu en Europe 256 millions de dollars (200 millions d'euros) au premier trimestre 2012, après un déficit avant impôts de 700 millions (540 millions d'euros) l'an passé.
 

Plein marasme, une fois de plus

GM est en pleine crise, une fois de plus, sur le Vieux continent. Le président de GM Europe et  président dd'Opel, Karl-Friedrich Stracke, a même brutalement démissionné jeudi dernier. Opel aura donc eu quatre présidents du directoire en moins... de trois ans.  Un record. Hans Demant avait été remercié en novembre 2009 et remplacé deux mois plus tard par Nick Reilly, qui a duré jusqu'en avril 2011, lorsque Karl-Freidrich Stracke est arrivé à la tête de la  filiale allemande de GM. C'était le grand espoir d'Opel. Le patron d'Opel nous disait d'ailleurs dernièrement beaucoup de bien de sa relation privilégiée... avec Philippe Varin, le patron de PSA avec qui il avait noué de très bonnes relations. Au moment où PSA se retrouve dans la tourmente, cette démission brusque ne va pas améliorer les relations entre les deux partanaires. 

Plan stratégique

Fin juin, le conseil de surveillance d'Opel avait validé le plan stratégique de Karl-Friedrich Stracke. Celui-ci prévoit notamment un arrêt de production dans l'usine allemande de Bochum. L'usine emploie 3.100 personnes, pour une capacité de production de 160.000 unités annuelles. Le patron démissionnaire avait aussi décidé que la nouvelle génération de compactes Astra sortirait des usines de Ellesmere Port (nord-ouest de l'Angleterre) et de Gliwice (sud de la Pologne) et qu'elle ne serait plus fabriquée en Allemagne. Au grand dam des syndicats. GM avait déjà fermé l'usine belge d'Anvers.

Pertes de parts de marché

Opel (et sa marque soeur britannique Vauxhall) ne parvient pas à enrayer la chute de ses parts de marché en Europe (6,7% sur les cinq premiers mois de 2012 hors utilitaires, contre plus de 10 % il y a dix ans) et en Allemagne. La firme se trouve toujours en surcapacités, malgré des plans de restructuration à répétition.

Opel a failli être vendu par GM en 2009. Mais, après de longues tractations, notamment avec le sous-traitant canadien Magna et le gouvernement de Berlin, le groupe de Detroit a brutalement décidé de conserver sa filiale, provoquant la colère des pouvoirs publics outre-Rhin. GM a par ailleurs été incapable de faire prospérer sa célèbre filiale suédoise haut de gamme Saab, dont il s'est piteusement débarrassé et qui... a sombré dans la faillite.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/07/2012 à 17:59 :
Opel n'a pas su entrer dans le groupe des grandes Allemandes ,elle n'est Allemande que de nom ,elle est un peu comme Renault focalisée seulement sur du petit et moyen de gamme ,ce qui n'est plus rentable à notre époque marché ou elle est concurrencée par d'excellents modèles de la filiale coréenne daewoo devenue chevrolet depuis qui sont les mêmes à bien moins cher et de moins en moins de défauts comme l'avéo gpl par exemple.
a écrit le 17/07/2012 à 15:44 :
Fiat voulait reprendre cette filiale de GM après l'opération sur Chrysler. Mais les américains ont certainement jugé que la manoeuvre autant irréaliste que trop visible et préféré une solution plus discrète et efficace avec PSA. Le depart du dirigeant et certainement la perte de la petite autonomie qui restait encore pour Vauxhall permettra à PSA d'avoir les mains du managment plus libres. On ne doute pas qu'un nouveau dirigeant soit mis en place pour la filiale européenne, qui prendra rapidement le profil d'un exécutant sympathique. Bonne nouvelle donc dans l'éxécution du projet qui se doit d'être rapide si PSA veut récupérer plus d'un million de véhicules produits par ce groupe. Renault Alliance a déjà coupé le contact avec la production commune dans les fourgons qui se faisait avec la partie anglaise, permettant à PSA d'imposer se modèles. Viennent les fermetures ou ventes d'usines qui devraient commencer en Espagne où Opel a déjà fortement entrepris le ménage des emplois et en Angleterre. Chaque constructeur en profitera pour réorganiser son dispositif. Le point noir étant les 4 usines allemandes.Les français devraient s'installer en production à court terme dans ce pays. La marque Opel restera quant à elle, à l'instar de Seat, tant qu'elle sera achetée par les clients.
a écrit le 17/07/2012 à 13:43 :
on peut noter le genie de Varin: PSA quitte BMW pour s allier avec GM, l homme malade de l automobile.
Bon c est vrai qu il aurait pu faire pire et s allier a Saab ou embaucher le naufrageur de Vivendi (Messier)
Réponse de le 17/07/2012 à 15:24 :
Tout à fait d'accord avec vous, il aurait pu créer une usine au Maroc, à Tanger par exemple ou développer depuis longtemps un modèle batard en Roumanie pour concurrencer les productions françaises et fermer bien plus tôt les usines en France. Son problème ? c'est qu'il ne réfléchit pas hollandistement. Non ???
a écrit le 17/07/2012 à 12:41 :
affirmation toute gratuite, vous oubliez le célébrissime Montebourg qui va nous sortir un super plan pour PSA et après pour GM puis pour Renault puis pour Tintin et Milou etc etc etc
a écrit le 17/07/2012 à 12:24 :
General Motors ne survit aux USA que pour avoir reçu 50 milliards de dollars de l'Etat fédéral. Cela ressemble à quoi ?
Réponse de le 17/07/2012 à 12:43 :
Un peu simple comme commentaire et un grand oubli: le syndicat des travailleurs de l'automobile aux USA a participé dans l'effort en acceptant baisses de salaires et hausse du temps de travail, vous voyez les camarades CGT, FO , CFDT , SUD and co faire la même chose ???
Réponse de le 17/07/2012 à 13:53 :
Là est le salut de nos économies. On est trop payé et in travail pas assez. Tout cela nous sera imposé alors autant essayé de le négocier un peu
a écrit le 17/07/2012 à 11:53 :
OPEL serait-il le ALCATEL LUCENT de l'automobile. A chaque secteur son boulet.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :