Rattrapé par la crise en Europe, Daimler (Mercedes) ralentit

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Dieter Zetsche, président de Daimler Copyright Reuters
Dieter Zetsche, président de Daimler Copyright Reuters (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Daimler révise ses prévisions de résultat à la baisse pour 2012. Sa branche voitures (Mercedes et Smart) voit sa rentabilité reculer de 12% sur le troisième trimestre.

Ca y est. La crise rattrape (un peu) l'automobile allemande. Si Volkswagen résiste encore, Daimler (Mercedes) révise à la baisse sa prévision de bénéfice opérationnel pour l'année 2012, après avoir affiché un bénéfice net en baisse de 11% au troisième trimestre à 1,2 milliard d'euros et un profit opérationnel en recul de 2% à 1,92 milliard. La prestigieuse branche voitures particulières (Mercedes et Smart) a vu son résultat opérationnel reculer de 12% à moins d'un milliard. La marge fléchit à 6,4% du chiffre d'affaires. Une marge moyenne pour un constructeur de haut de gamme! Sur neuf mois, le résultat de Mercedes (voitures) a fléchi de 11% à 3,54 milliards d'euros. Ce profit chute malgré une petite hausse des ventes (+2% à 345.400 voitures), à l'instar du chiffre d'affaires (+10%). Mais le constructeur pâtit de la situation en Europe occidentale où il réalise traditionnellement de solides marges…

Tout petit profit pour les utilitaires

Le profit opérationnel des utilitaires recule au troisième trimestre de 63% à 75 millions. Dérisoire, alors que Mercedes est le premier fabricant mondial de ces véhicules. Le profit des poids-lourds, dont le groupe est aussi le premier constructeur mondial, fléchit de 9% à 507 millions. Oh, le constructeur n'est pas en péril, comme PSA, Opel ou Fiat! Certes non. Il n'empêche.

8 milliards visés en 2012

Daimler vise désormais un bénéfice opérationnel d'environ 8 milliards d'euros sur l'année 2012. Auparavant, il prévoyait un résultat "dans le même ordre de grandeur" que celui de l'an passé, soit 8,8 milliards d'euros. Un profit que, toutefois, bien des constructeurs lui envieraient! Dans sa branche voitures particulières, le groupe table sur un bénéfice d'exploitation de 4,4 milliards d'euros, au lieu d'un profit du même ordre qu'en 2011 (5,2 milliards). Malgré ces revers, le constructeur entend mener à bien sa stratégie Mercedes-Benz 2020, dont il espère qu'elle lui permettra de redevenir le numéro un mondial du haut de gamme devant BMW et Audi. Daimler a récemment annoncé la mise en place d'un plan de réduction des coûts.

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Commentaires
a écrit le 15/01/2013 à 19:32 :
C est moi ou la derniere phrase annonce des licenciement a venir?,
a écrit le 29/10/2012 à 13:48 :
Il leur reste toujours la solution de booster leurs ventes en Espagne et en Grèce...
a écrit le 25/10/2012 à 22:39 :
Oh, vous avez vu la photo ? Il existerait donc quelqu'un plus vieux que Jean-Marc Ayrault ?
a écrit le 25/10/2012 à 16:47 :
Pour + de précisions avec le 1er commentaire :
- un utilitaire (version courte et longue) Renault et Mercedes en commun (2013)
- un petit véhicule en commun : Smart (2 et 4 places) et suppression/remplacement Modus par autre chose (+/-2014)
a écrit le 25/10/2012 à 11:22 :
Daimler se trompe de stratégie, ce n'est pas avec des RénoKangoo que Daimler va progresser !!! et pour les classe avec des moulins RénoDacia, les clients des concessions Mercedes vont y aller à reculons !!! Comment vont pouvoir expliquer les vendeurs Mercedes que les bagnoles qu'ils proposent ont des moteurs Dacia ?

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