Rideau à Amiens Nord : comment Goodyear en est arrivé là

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1.173 spostes sont suppromés à l'usine d'Amiens nord de Goodyear. Copyright Reuters
1.173 spostes sont suppromés à l'usine d'Amiens nord de Goodyear. Copyright Reuters
La direction vient d'annoncer ce jeudi la fermeture de l'usine d'Amiens nord, mais cela fait des années que le climat social est particulièrement tendu sur ce site de production de pneumatiques de la Somme. 1.173 personnes viennent d'apprendre qu'elles perdent leur emploi mais Arnaud Montebourg souhaite relancer les négociations.

"Le coût des pneus produits à Amiens nord est de 75 euros, comparé au prix de vente moyen qui s'élève à 40 euros dans le segment des pneus tourisme en Europe", notait Goodyear dans une note récemment diffusée. Depuis des années, le site d'Amiens Nord n'est plus rentable économiquement. Ce jeudi, c'est carrément la fermeture du site Goodyear d'Amiens nord qui vient d'être annoncée lors d'un Comité Central d'Entreprise. Mais cela fait des années que le climat social est très tendu sur ce site et 1.250 personnes craignaient de se retrouver au chômage. Récit d'un feuilleton où le bras de fer entre la direction de l'usine d'Amiens nord et les syndicats, CGT en tête, n'en fini pas.

? 2007 : La direction de Goodyear souhaite réorganiser le temps de travail des salariés pour des horaires en 4x8 (qui rend possible des sessions de travail les week-ends). Le but affiché ? Sauvegarder pas moins de 402 emplois. Le site d'Amiens sud accepte la proposition, alors que celui d'Amiens nord le refuse suite à la ferme opposition de deux syndicats : la CGT et SUD.

? 2008: La direction de l'usine d'Amiens nord organise un référendum et pose la question suivante aux salariés: «pour la sauvegarde de votre emploi, acceptez-vous le changement d'organisation du temps de travail en 4 X 8 et ses contreparties?» La réponse a été «oui» à 75,8%, pourtant la direction n'a jamais pu appliquer cette mesure. L'usine le paie aujourd'hui au prix fort.

» L'accord de compétitivité qui a scellé le destin des 1175 salariés de Goodyear à Amiens Nord

? Septembre 2008 : Goodyear décide de supprimer 400 emplois dans l'activité pneu de tourisme, sur le site d'Amiens Nord. Quelques mois plus tard, le groupe décide, la crise étant passée par là, de tirer un trait sur cette production. Conséquence : 817 salariés risquent de perdre leur emploi.

? Mai 2009 : Annonce d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui menace 817 postes, produisant des pneus de tourisme. Cette décision résulte "du refus de la CGT de signer l'accord sur l'organisation du travail en 4x8", expliquait alors le responsable CFTC de l'usine, Philippe Thévenaud.

Goodyear entre dans le même temps en négociations avec l'américain Titan International pour lui céder l'activité pneus agricoles, qui concerne 537 salariés. Une lettre d'intention est signée par l'entreprise américaine en ce sens. Titan International a alors déjà repris cette activité de Goodyear en Amérique latine ainsi qu'aux Etats-Unis.

? Printemps 2009 : La CGT veut contrer coûte que coûte le plan de licenciements et lance une quinzaine de procédures judiciaires pour faire plier la direction : elles portent alors sur les modalités de nomination de l'expert du Comité d'Entreprise, la reconnaissance de la holding luxembourgeoise comme co-employeur des salariés d'Amiens, le fait de conditionner une vente d'activité à la réalisation d'un plan social, ce qui n'est pas conforme au droit français.

? Août 2009 : La CGT parvient à son objectif. La justice annule le plan de sauvegarde de l'emploi pour "non respect de la procédure légale" car elle estime "qu'il y avait de la part de Goodyear une violation de l'obligation de porter à la connaissance du comité d'entreprise l'ensemble de l'opération de restructuration". Cette décision fait suite à une plainte déposée par la CGT.

Du coup, le PSE se meut en plan de départs volontaires. En 2009, le site employait 1400 personnes. Trois ans plus tard, il n'en emploit plus que 1.250.

? Novembre 2011 : Le 30, l'option d'achat conclue avec Titan International expire. Aucun accord n'a été conclu car celui-ci était conditionné à une procédure de plan social réussie portant sur l'activité pneus de tourisme. En décembre, Maurice Taylor, à la tête de Titan International et ancien candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, dénonce un syndicalisme qu'il juge coupé des réalités.

? Septembre 2012 : Le plan de départs volontaires est abandonné. La cession de l'activité pneus agricoles, soumise à la réussite d'un plan social, n'est pas conclue. Titan International a retiré son offre, exaspéré par l'attitude des syndicats. "Cela montre à quelle pagaille une entreprise peut être confrontée lorsqu'elle cherche à préserver des emplois en France", commente-t-il dans un communiqué emprunt de déception.

? Janvier 2013 : Le gouvernement essaie de négocier directement avec Titan International, l'américain qui s'était porté candidat à la reprise de l'activité pneus agricoles du site. "On peut voir différents scénarios qui se joueront sur les détails de l'annonce. Soit il y a la place pour organiser les négociations de la dernière chance. Soit c'est pour de bon la fermeture et il faudra alors trouver toutes les solutions pour limiter l'impact social", confie une source gouvernementale aux Echos. Selon ce journal, Titan attend de voir le détail de l'annonce de jeudi pour se prononcer sur ses intentions.

? 31 janvier 2013 : A l'occasion d'un Comité Central d'Entreprise, la direction de Goodyear Dunlop confirme son projet de fermeture de l'usine de pneumatiques d'Amiens-Nord. 1.173 postes sont supprimés. Dans un communiqué, la direction estime que la fermeture du site "est la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses". De son côté, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg souhaite "ramener tout le monde à la table des négociations". Le ministre assure d'ailleurs avoir lui-même contacté le potentiel repreneur américain Titan.

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Commentaires
a écrit le 03/06/2013 à 15:26 :
Je n'ai rien contre Good Year bien au contraire, je n?achète que des Good Year.

Aucun politique ne se pose la question fondamentale:

Pourquoi toutes ses usines en Europe de l'ouest ferment-elles?

Les ventes ne sont plus la en Europe de l'ouest ou les entreprises déménagent vers des pays a bas salaires (Europe de l'Est, Maghreb, Turquie) pour ensuite nous vendre ces produits?
Réponse de le 03/06/2013 à 21:01 :
Pour résumer :
Pas de syndicats, pas de politicars, pas de patron ... pas de problèmes !?
Oui non ?
a écrit le 12/02/2013 à 17:43 :
Il nous faut une Mme Tatcher à la place de Hollande,(la gauche est débordée par les marxistes, et la droite est d'une lâcheté lamentable). la CGT a été construite en 45 pour préparer l'invasion soviétique de l'ouest du continent européen. N'ètes-vous pas surpris que ce syndicat occupe des places fortes dans des compartiments stratégiques de l'économie: (transports-SNCF, énergie-EDF, GDF, presse-Syndicats du livre, ports, administration, enseignement, et j'en oublie).
Deux solutions:1/ supprimer les syndicats idéologiques 2/ construire un syndicalisme à l'allemande. C'est la seule solution pour recréér un climat favorable à l'entreprise en général et par conséquent à l'emploi.
a écrit le 01/02/2013 à 10:55 :
Encore une belle réussite à mettre au compte de la CGT entre autres!
Plutôt que d'accepter de sauver quelques centaines d'emplois, elle a provoqué la fermeture de l'usine.
Bilan: le double de personnes sur le carreau.
Je ne sait pas si un jour les syndicats français pourront être aussi intelligents que les allemands qui négocient de manière positive avec le patronat afin d'ajuster l'emploi à la demande.
Le jusqu?au-boutisme a encore sévi.
a écrit le 31/01/2013 à 21:38 :
Moi je serai a la place des dirigeants , je donnerai l'usine à la CGT. Question de voir comment ils appliqueraient tout ce qu'ils réclament et comment ils alimenteraient les chaînes de productions .
Réponse de le 31/01/2013 à 23:06 :
Ce type de syndicalisme est du pain béni pour un patronat "pur et dur".
a écrit le 31/01/2013 à 20:47 :
Syndicalisme dogmatique à la Française! Tout est dit.
a écrit le 31/01/2013 à 17:08 :
CGC et CFDT défendent véritablement les intérêts des travailleurs car ils ont compris qu'il faut fonctionner "à l'allemande" : négocier durement, mais arriver à un compromis et tenir compte de la réalité économique et macro-économique du secteur est une attitude responsable. CGT, SUD, FO, AUTONOMES, FSU, purs doctrinaires, préfèrent saboter des négociations, quitte à mettre à la rue les ouvriers. Ils baladent les benêts avec leurs drapeaux rouges mais n'ont rien à foutre des dégâts commis. Ne vous étonnez pas ensuite de la totale désaffection des salariés vis-à-vis des syndicats qui représentent 8% de la masse des travailleurs, dont plus de 50% dans la fonction publique. La CGT par exemple a cassé les ports français et donné sur un plateau l?activité à Gènes en Méditerranée et à Anvers en mer du Nord. La CGT du livre a largement contribué à la mort des journaux. La CGT des marins a failli couler la SNCM où l?on a découvert des malversations de toutes natures sur lesquelles la SNCF, maison mère, préférait fermer les yeux afin d?éviter les mouvements de grève. La CGT a tué SeaFrance, également filiale de la SNCF. Mais où en est-on des tripatouillages des comités d?entreprise d?EDF-GDF et plus récemment de SNCF et RATP dans lesquels baignait la CGT ? Curieusement on en entend plus parler. Les juges auraient-ils des consignes ?
Réponse de le 31/01/2013 à 21:22 :
BRAVO ! mais que fait on pour arreter ce scandale ????
Réponse de le 01/02/2013 à 13:21 :
faux
je suis ds la fonction publique territoriale (la plus pauvre) et même pas 10% du personnel adhérents
a écrit le 31/01/2013 à 17:06 :
Ca pourrait être une "Good Year" pour les actionnaires.

la bise
a écrit le 31/01/2013 à 17:01 :
Ils ont bien fait de voter Hollande.
Réponse de le 31/01/2013 à 17:15 :
Ils ont même au moins mis deux bulletins car lorsqu'on sillonne la France nous avons l'impression que personne n'a voté Hollande !!!
a écrit le 31/01/2013 à 16:56 :
Les gouvernements gauche et droite font tout pour décourager l'automobiliste : radar,malus,voie piétonne, voie pour cycliste, voie pour bus,taxe sur les carburants, interdiction de stationner,obligation d'avoir un gilet, un triangle, un éthyloteste , contrôle technique tous les deux ans quelque soit le kilométrage parcouru 2000 km ou 100000 km;
Pour les fabriquants les syndicats se charges de les faire disparaitre. plus de voiture donc plus besoin de pneu; a si il reste les pneus de vélos.
a écrit le 31/01/2013 à 16:56 :
Je pense qu'en France une élite intellectuelle de gauche est prête, pour des raisons idéologiques, a tout faire pour détruire le fonctionnement de l'économie . Pour mettre quoi a la place c'est bien la question ? J'ai le sentiments que l'on approche de l?issue fatal encore quelques coup de pousse des politiques et c'est bon
a écrit le 31/01/2013 à 15:54 :
L'usine était de toutes façons condamnée, d'autres suivront, il est plus intéressant de fabriquer des pneus ailleurs, là où la main d'oeuvre est moins chère. En Roumanie par exemple pour rester en Europe, en Chine aussi, là où les salaires et les charges sont dérisoires et la législation du travail inexistante. On peut aussi revenir au XIXème siècle.
Réponse de le 31/01/2013 à 16:24 :
+ un
Réponse de le 31/01/2013 à 17:11 :
@ JB38: je plussoie !
a écrit le 31/01/2013 à 14:54 :
Comment une minorité d'extrémistes fait perder 1200 emplois ! Il se dit régulièrement que nous avons la classe politique la plus bête du monde. On pourrait largement étendre cette affirmation aux syndicats français qui, à l'opposé des allemands, sont restés dans une lutte des classes d'un autre âge. De quel sauvetage un syndicat peut-il aujourd'hui se prévaloir grâce à son action ? Aucun, j'en ai peur. Et, pendant ce temps, la France s'enfonce inexorablement dans le déclin industriel. Montebourg peut parader en marinière, il n'a rien compris à ce qu'est une entreprise, comme la majorité des députés d'ailleurs, pour une large part issus de l'enseignement, de la fonction publique ou des professions libérales.
Triste France
Réponse de le 31/01/2013 à 17:09 :
Un syndicat en france n est pas la pour defendre tel ou tel ouvrier.
Syndicat en france, c est un job politique finance en grande partie par l etat donc vos impots directs et indirects
Le fonds de commerce du syndicat en france c est donc de ne pas redresser les entreprises, plus ca va mal, plus ils...justifient....leur job
Pourcentage des employes effectivement syndiques?
a écrit le 31/01/2013 à 14:52 :
Très étonnant cette recherche d'accord en 4x8 alors que la grande majorité des usines tournent en 3x8 l'équipe de week-end en 2x12.
ça n'a pas d'intérêt sauf fâcher les syndicats et le personnel.
L'industrie du caoutchouc est celle qui consomme le plus d'énergie électrique, le plastique on se contente de fondre et refroidir, le caoutchouc il faut le malaxer,l le chauffer ,puis le presser à plus de 200 bars et le cuire ,ou je travaillais c'était 40% du produit fini.(MO 11%) A quoi ça sert toutes ces centrales atomiques si on ne peut subventionner en sous-main l'industrie du caoutchouc, on pourrait même relancer l'exportation.
Ne pas se leurrer c'est toute la filière qui est dans la mouise ,hutchinson cette semaine ,la ou je travaillais et qui peut se relever d'un trait de plume des 2 M.(montebourg, moscovicci). Il faut relancer cette industrie parce qu'elle éxiste encore, que les équipements n'ont pas besoin d'investissements et que le caoutchouc utilise peu de pétrole ,surtout talc et noir de charbon 90% et a une durée de vie exceptionnelle, environ 30 ans. (5 ans le plastique).
Réponse de le 31/01/2013 à 15:48 :
lortogafe c du passe ca ser a nourrir des profs en greve aujourdui
Réponse de le 31/01/2013 à 22:19 :
Quoi l'orthographe? 2 erreurs, c'est plutôt bien au-dessus de la moyenne. Pas de quoi critiquer.
a écrit le 31/01/2013 à 14:43 :
sur latribune.fr... Il faut que les journalistes prennent deux minutes pour se relire...
a écrit le 31/01/2013 à 14:40 :
Le désastre syndical continue. Les ouvriers finiront peut-être un jour par être intelligents en votant pour des syndicats moins jusque boutistes que le CGT ! Par contre il y a quelque chose d'étrange ; je n'ai jamais vu de pneus à 40? ces dernières années ! Cherchez verrue !
Réponse de le 31/01/2013 à 14:50 :
C'est sans doute le prix sorti d'usine HT ( marché de gros ). Rajouter marge de distribution et TVA...
a écrit le 31/01/2013 à 14:39 :
C'est normal après tout ...il n'y a pas que des bonnes années dans l'industrie du pneumatique...
a écrit le 31/01/2013 à 14:29 :
Les syndicats francais sont non seulement inutiles mais nuisibles...ils defendent leurs propres interets et non ceux des travailleurs
a écrit le 31/01/2013 à 14:11 :
Il serait hasardeux d'affirmer que sans le blocage de certains syndicats l'usine aurait un avenir, mais il est certain que leur attitude ne pouvait que conduire à cette fermeture, ils ont su transformer une éventualité en réalité, mais dans le mauvais scénario. Je ne suis malheureusement pas sûr que cela leur serve de leçon, ils ont une attitude avant tout doctrinaire. Leur tentative sans doute sincère de sauvegarder l'emploi s'appuie sur une stratégie de blocage systématique totalement destructrice.
a écrit le 31/01/2013 à 14:06 :
De la meme maniere que Montebourg est prompt a attaquer les dirigieants , je pense qu il devrait porter plainte contre ces syndicats criminels. N oublions pas que ces syndicats pompeusement appelés partenaires sociaux sont des egoistes de la pire espece. N oublions surtout pas que ces meme partenaires sociaux sont au manettes et a la gestion de toutes les caisses de retraites, assedic etc etc et que cela leur permet de pomper la maximum d argent a leur financements plus ou moins douteux. Je ne parle meme pas de la myriade de syndicalistes employés par ces meme caisses et qui coute des milliards sur le dos des contribuables pour une gestion calamiteuse de nos cotisations. Il faut abattre cette corporation d incapables et d assasins.
Réponse de le 31/01/2013 à 16:18 :
Il les attaquent le matin avec des croissants !
Réponse de le 01/02/2013 à 8:45 :
Avec moi, c'était des attaques avec des pains au chocolat !
a écrit le 31/01/2013 à 14:06 :
Difficile de trouver un compromis entre les syndicats et le patronat. Sauvegarder l'intérêt des salariés sans mettre en péril leur travail d'un coté, garder la rentabilité d'une usine sans exploiter les hommes et les femmes de l'autre. Force est de constater que les syndicats ont oublié la composante économique et n'ont pas été de bon conseil sur ce coup là ; Si le pneu est effectivement vendu à 40 alors qu'il coute 75 à produire, ça ne pouvait pas durer.
a écrit le 31/01/2013 à 13:56 :
triste épisode qui me rappel celui de Continental. Enfin j'espère que dans le cas présent les salairés ne ce sont pas fait "rouler" comme pour Continental qui avait conclu des accords avec les syndicats sur des heures sup "bénévoles" pour sauvegardé le site alors que finalement tout avait été déjà planifié et décidé en vue d'une délocalisation en Roumanie....
Réponse de le 31/01/2013 à 16:23 :
hou les fautes !!!!!!!
Réponse de le 31/01/2013 à 17:11 :
La CGT ne donne pas de cours du soir ????
Réponse de le 01/02/2013 à 9:27 :
il faut arrêter cette mondialisation !
au nom du profit et de l'appât du gain!
Un jour on nous diras : tu veux du travail? va en chine,en pologne,en...
les salaires les patrons veulent les uniformisés,un jour nous serons tous payés ,pareils et avec de moins en moins d'avantages(c.e,congés payés,..).et nos acquis sociaux seront terminés. qu'un patron gagne de l'argent ,d'accord;mais il faudrait mettre un plafond;ça sert a quoi de gagner des millards?un jour il pourra dire :"je suis le plus riche du cimetière!"
belle jambe!
un monde ,ou il y aura des gens qui travaillent régulièrement et d'autres qui seront exclus,voilà ou nous allons!
un retour en arrière...les rois,....les gueux...


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