Goodyear qui rit, Surcouf qui pleure

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Le groupe de distribution high-tech Surcouf, en redressement judiciaire depuis fin février, est désormais entièrement à vendre après l'échec d'un projet de cession de trois de ses magasins, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué. Soulagement en revanche à l'usine Amiens-Nord de l'américain Goodyear où les salariés ont appris mercredi que la direction abandonnait les licenciements sur ce site au profit d'un plan de départ volontaires.

Surcouf, en redressement judiciaire depuis fin février, est désormais entièrement à vendre après l'échec d'un projet de cession de trois de ses magasins, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué. Le groupe de distribution high-tech, qui emploie près de 500 personnes, attend désormais les offres de potentiels repreneurs. Ces derniers ont jusqu'au 5 juillet pour formuler leurs offres qui seront étudiées le 26 juillet par le tribunal de commerce de Lille, selon le groupe.

La "dégradation du chiffre d'affaires, [affectant] directement la trésorerie, additionnée à la non-réalisation des cessions partielles, nécessite de mettre en place une procédure de cession totale de l'entreprise, validée par le tribunal de commerce ce mercredi", a expliqué l'enseigne, propriété de Hugues Mulliez, qui avait racheté l'entreprise au groupe PPR (Pinault Printemps Redoute) en 2009. Surcouf avait d'abord envisagé la cession de trois de ses magasins à Paris (Haussmann), Bordeaux (Mérignac) et Lille (Molinel). Mais "malgré de nombreux contacts et échanges avec de potentiels repreneurs, le délai court imparti et la complexité des cessions de baux n'ont pas permis de répondre à nos attentes notamment en terme de préservation d'emplois", a expliqué Hugues Mulliez dans le communiqué.

"Au niveau des syndicats, on a toujours dit, quand on a eu la cessation de paiement et le redressement judiciaire, qu'il valait mieux vendre la totalité. Nous ne sommes pas enchantés, mais nous trouvons cette décision logique", a réagi Olivier Chagnoux, représentant CFE-CGC et secrétaire du comité d'entreprise. "On attend un repreneur qui ait des idées, de l'argent et un management efficace pour faire durer Surcouf", a-t-il ajouté.

Soulagement à l'usine Amiens-Nord de Goodyear

De leur côté, les salariés de l'Usine Amiens-Nord de Goodyear ont appris mercredi que la direction abandonnait les licenciements sur ce site. La direction du fabricant de pneumatiques américain, qui a vu son programme de licenciements contraints plusieurs fois invalidé par la justice lui préfère finalement un plan de départs volontaires. "La direction de GDTF (Goodyear Dunlop Tires France) confirme" que, dans le cadre de discussions avec la CGT Amiens-Nord, "il n'est plus question de licenciements contraints mais uniquement d'un plan de départs volontaires", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

"La direction abandonne le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), renonce à tout licenciement (et) s'engage à poursuivre l'activité tourisme", affirme de son côté la CGT Goodyear dans un communiqué. "La discussion (entre le syndicat et la direction) ne concerne que la possibilité de départs volontaires accompagnés d'indemnités conséquentes", précise la CGT. "Au terme des discussions actuellement en cours, un document reprenant ces propositions sera soumis à l'ensemble du personnel (et) ne sera signé par la CGT que s'il est approuvé par tous les salariés en assemblée générale", selon le syndicat.

Le plan social de Goodyear, qui prévoyait de mettre un terme à la production de pneus de tourisme à Amiens-Nord, en supprimant 817 postes (sur les 1.300 que compte le site), a été invalidé à plusieurs reprises par la justice, saisie par la CGT du site qui combat vigoureusement ce projet. La direction était en discussion pour céder la production de pneus agricoles à Titan. Le plan social ne concerne pas l'autre site du groupe à Amiens, l'usine Goodyear-Dunlop d'Amiens-Sud, au sujet duquel la direction avait annoncé en octobre son projet de créer 100 postes pour "en faire un site majeur du groupe".

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