La SNCF, la RATP et Aéroports de Paris offrent des emplois aux salariés de PSA Aulnay

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Philippe Varin, patron de PSA,  et Denis Martin (à droite) Copyright Reuters
Philippe Varin, patron de PSA, et Denis Martin (à droite) Copyright Reuters (Crédits : PSA)
Les trois groupes bloquent 300 postes pour les salariés de PSA à Aulnay, usine qui doit fermer en 2014. Le site de la région parisienne est toujours perturbé par une grève. PSA dénonce "exactions, voies de fait et blocages systématiques".

La RATP, la SNCF et ADP (Aéroports de Paris) vont proposer une centaine de postes chacun aux salariés de l'usine PSA  Peugeot-Citroën d'Aulnay  (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014. Soit 300 postes au total, pour l'essentiel centrés sur le nord-est de la région parisienne.  Il s'agit notamment de postes d'opérateurs et de maintenance à la SNCF, de maintenance aussi sur l'aire aéroportuaire de Roissy-Charles-de-Gaulle, de conducteurs de bus à la RATP. 

Lors d'un point presse ce mercredi au siège du constructeur automobile à Paris, Denis Martin, directeur industriel de PSA,  a souligné que "3.750 solutions de reclassement sont proposées aux 2.500 salariés d'Aulnay en CDI". Il affirmé que, sur les 3.750, "1.650 sont des reclassements internes au sein du groupe, dont 1.350 sur le site voisin de Poissy. 800 postes sont déjà identifiés dans la réundustrialisation du site. Il y a également 800 autres emplois à travers le cabinet Sodie".

1.700 solutions à Rennes

Sur l'usine bretonne de Rennes où 1.400 réductions de postes sont prévues, "1.700 solutions de reclassement sont offertes, dont 400 en  interne vers les sites PSA de Vélizy, Sochaux, Poissy, Trémery, 600 à travers le cabinet Sodie, 50 dans le cadre d'une transition professionelle vers la SNCF". Par ailleurs, "400 emplois sont identifiés dans la réindustrialisation du site". Depuis la mi-février, on a "ouvert un pôle de mobilité professionnelle à Aulnay et Rennes. 800 personnes y sont déjà allées", précise Denis Martin.

Aulnay toujours en grève larvée

Concernant le site d'Aulnay toujours en grève, Denis Martin  s'en est pris ce mercredi  "aux  exactions, voies de fait  et blocages systématiques. Il faut appliquer des sanctions". Le dirigeant assure que "si 340 salariés étaient en grève fin janvier, ceux-ci ne sont plus que 150. Mais ils bloquent la production". L'usine de la région parisienne "produit à peine 50 à 100 Citroën C3 par jour. C'est très peu. Nous avons dû installer une équipe de nuit à Poissy et augmenter la vitesse de la ligne pour rattrapper nos retards de production, qui seront comblés en juillet prochain". 300 personnes d'Aulnay sont d'ailleurs déjà au travail à Poissy.

Grève "contre-productive"

"Nous avons l'espoir de continuer produire la C3 à Aulnay jusqu'en 2014", a-t-il affirmé. Mais, plus longtemps le site reste bloqué, plus diminuent les chances d'y redémarrer une fabrication à des cadences normales. "Cette grève est contre-productive. Elle entraîne un détournement plus tôt que prévu de la production vers Poissy. Et elle éloigne les salariés de l'emploi. Or, si on veut donner des possibilités d'emploi aux salariés,  il faut que les gens continuent de travailler. Quand les gens restent chez eux, c'est plus difficile".

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Commentaires
a écrit le 05/05/2013 à 15:21 :
Ils n'auront pas la retraite à 50ans! Ils ne seront pas au statut!
a écrit le 11/04/2013 à 14:14 :
on n'arréte pas de parler des paradis fiscaux, mais que fait on contre ces paradis du travail, cool pendant 35h, bon salaire, garantie de l'emploi, des permanents syndicaux à foison pour épauler mélanchon, pas pour défendre le vrai travail, tous ça payé avec nos impôts....il est temps de supprimer ces paradis du travail qui détruisent l'emplois par les impôts et charges induites
Réponse de le 12/04/2013 à 12:51 :
bien d'accord surtout qu'en complément, on pourrait dire tant mieux pour eux s'il y a des entreprises qui payent bien et ferment les yeux sur la léthargie ambiante, mais il faut ajouter qu c'est nous en tent que client et contribuables qui payons, et donc on paye trop par rapport à un service rendu par une entreprise normale
a écrit le 11/04/2013 à 14:08 :
ils sont contents d'être généreux, mais qui paye ? le client et le contribuable !!!! ça me fait penser aux employés CGT d'edf qui refusent de couper le courant à ceux qui ne payent pas, qui paye ? les autres clients, et si vous leur prenez un euro de leur paye confortable ou de leur gigantesque CE (4% du CA, colossal, ils ne savent même pas comment dépenser), ils sont prets à bloquer le pays !! toujours la schizo de gauche !!!
Réponse de le 11/04/2013 à 20:01 :
trés bien ciblé, la générosité à la française, toujours les autres, mais toujours le sbons slibis pour ne rien faire à titre individuel, voire rigoureusement l'inverse comme démontré ci dessus - la schizophrénie de gauche, ils aiment le fric et se servent mais se donnent bonne conscience en votant à gauche, la gauche s'est la messe et le confessionnal des hypocrites
a écrit le 11/04/2013 à 10:12 :
Les ouvriers de PSA vont pouvoir se reposer et tant mieux pour eux à la SNCF RATP dans l'attente de leur retraite... Bienvenue au club de la plus faible productivité et de la rentabilité, de la plus grande paresse... ...et des grèves à répétitions de France...
a écrit le 11/04/2013 à 9:45 :
Bon courage à ceux qui achète des véhicules "made in Aulnay". Les employés recrutés pourront conserver leur carte de la CGT. Et en plus retraite à 50 ans. Qui dit mieux ?
Réponse de le 11/04/2013 à 10:54 :
Si vous aviez pris le temps de lire (ou si vous compreniez ce que vous lisez), vous verriez que ce sont seulement 150 grevistes bloqueurs, ce qui est certes inacceptable, mais ne justifie pas la critique de l'ensemble des salariés. Ceci doit vous sembler tellement plus facile qu'essayer de réfléchir a la situation.
Réponse de le 11/04/2013 à 14:11 :
même s('ils ne sont que 150, c'est grave et totalement injuste, ils ont empéché les autres de travailler, entrave à la liberté la plus élémentaires, c'est eux qui devraient rester au chomage, comme les cgtistes de marseille qui ont fini par tuer plus de 100 000 emplois en comparaison d'anvers, à force de bloquer pour des avantages indus (passer de 18 à 15h de travail et avoir 4800e/mois !!!!) vive la cgt et la destruction de l'emploi !
Réponse de le 11/04/2013 à 15:07 :
Qui a dit le contraire? le tout c'est de ne pas généraliser a tous les salariés.
a écrit le 11/04/2013 à 8:10 :
Je suis heureux pour eux, mais je ne peux m'empêcher de penser à tous les autres qui cherchent du travail. Pourquoi y aurait il de tel passe droit parcequ'on a travaillé dans une grande société et qu'on passe à la TV. Ceci dit, je reste heureux pour ceux qui vont vite retrouver du taf.

Un ancien chomeur qui est resté trois ans à l'ex ANPE...
a écrit le 11/04/2013 à 2:00 :
C'est tout simplement de la discrimination et manifestement une manipulation du marché de l'emploi vis à vis d'autres personnes aussi ou plus qualifiées.

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