La Commission européenne ouvre une enquête sur PSA

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Bruxelles veut vérifier si les aides accordées par l'Etat français au constructeur automobile respecte les règles en vigueur dans l'Union.

Les aides accordées par l?Etat français au constructeur automobile PSA Peugeot Citroën respectent-elles les règles en vigueur dans l?Union européenne ? C?est la question que se pose la Commission européenne. Elle a annoncé jeudi l?ouverture d?une enquête.

La filiale bancaire de PSA a été secourue fin octobre au moyen d'une garantie publique de sept milliards d'euros. Dans un communiqué, la Commission européenne évoque aussi 85,9 millions d'euros de "subventions et d'avances remboursables".

?Pas de préoccupations?

"Ce n'est pas une surprise. C'est une procédure tout à fait courante, usuelle et normale", a déclaré par téléphone un porte-parole de PSA. "Nous collaborons avec l'UE." Pierre Moscovici a répété de son côté que la garantie de l'Etat avait été décidée dans le respect du droit communautaire. "Nous avons déjà eu des échanges avec la Commission européenne, nous continuerons à les avoir dans le cadre de son enquête. Je n'ai pas, pour ma part, de préoccupations à cet égard", a dit le ministre de l'Economie lors d'une conférence de presse.

Confronté à une forte chute de ses ventes en Europe, le constructeur automobile est sur le point de lancer le vaste plan de restructuration qu'il avait annoncé en juillet dernier, grâce auquel il compte endiguer d'ici la fin 2014 ses pertes financières.

Question de la viabilité de l?entreprise

"À ce stade, la Commission entend vérifier si les hypothèses sur lesquelles se fonde le plan de restructuration pour rétablir la viabilité de l'entreprise dans le long terme sans continuer à recourir à des aides publiques sont suffisamment réalistes, notamment au regard de l'évolution récente du marché automobile", explique la Commission dans son communiqué.

PSA avait estimé dans un premier temps, fin 2012, que la garantie ne serait pas assimilée à une aide d'Etat car elle était octroyée au prix du marché. Mais la Commission européenne en avait jugé autrement et demandé à Paris de lui notifier l'aide comme telle. En janvier, le journal les Echos rapportait qu'un concurrent du groupe français avait déposé plainte auprès de Bruxelles, se jugeant victime d'une distorsion de concurrence.

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Commentaires
a écrit le 25/05/2013 à 21:08 :
la famille Peugeot est exilée fiscale en Suisse, où elle coule des jours heureux...
a écrit le 03/05/2013 à 10:56 :
a redouter pour peugeot de rembourser l'etat de ses aides percues comme indues au nom du dogme bruxellois et de certains séides de sa commission qui l'a fait aussi pour une marque de briquets et de stylos aussi , comme quoi l'Europe ne sert plus a défendre nos emplois et encore moins nos industries car a l'extérieur de l'Europe on se frotte les mains de voir des marques européennes aller au trépas organisé par la bureaucratie , c'est encore mieux que le comité central chinois , ils font plus fort encore .. les salariés apprécieront de pointer au pole et ensuite au RSA et qu'on traitera après de feignants et de pas assez compétitifs .. Navrante europe qui se suicide
a écrit le 03/05/2013 à 1:16 :
Pourquoi pas, mais je suis très très surpris que la commission n'ait ouvert aucune enquète sur les aides énormes attribuées aux banques par les états et par la BCE : les sommes en jeun sont beaucoup plus importantes. Il doit y avoir de la corruption bancaire dans l'air...
a écrit le 02/05/2013 à 22:45 :
il vérifie quoi. le jour ou les chomeurs iront a Bruxelles pour les aider a verifier les régles
a écrit le 02/05/2013 à 18:21 :
selon la communication officielle de PSA le retour à un cashflow équilibré fin 2014 correspond à 2 hypothèses: 13% de part de marché en Europe (12.4 en 2012 après 13 en 2011) et des conditions de concurrence commerciale pas plus dures que 2012!!
évidemment irréalistes, la Commission le dira-t-elle?
a écrit le 02/05/2013 à 15:05 :
L'Europe est devenue le plus grand terrain de chasse de la compétition mondiale. Ailleurs, quand il s'agit de sauvegarder l'industrie locale, on est beaucoup moins orthodoxe, surtout en période de crise. Quand verrons-nous une Commission qui défend - enfin - les intérêts de son industrie ? Oserions-nous dire une Europe un peu plus "européenne" ?

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