Après les incendies de voitures, l'usine Tesla connaît un grave accident

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La tesla S est une berline hautes performances électrique
La tesla "S" est une berline hautes performances électrique (Crédits : DR)
Après des incendies de véhicules, le constructeur californien de voitures électriques destinées aux riches "écolos" connaît un grave incident dans son usine. Décidément.

Pas de chance pour Tesla, le constructeur révolutionnaire de voitures électriques destinées aux riches "écolos". Après les incendies de voitures, c'est une défaillance technique, qui a secoué mercredi l'usine californienne du constructeur américain. "L'incident chez Tesla impliquait un équipement sous pression. Pas d'incendie, pas d'explosion. Trois personnes traités et évacuées pour des brûlures", ont écrit les pompiers de Fremont (45 km au sud-est de San Francisco) sur leur compte Twitter.

Des accidents ces derniers mois

Tesla précise dans un communiqué qu'il y a eu "une avarie sur une machine à basse pression servant à couler de l'aluminium. Trois employés ont été blessés par du métal en fusion provenant de cette machine". Dans un courrier électronique au journal local San José Mercury News, le patron charismatique de Tesla, Elon Musk, précise que "les blessures sont relativement mineures pour deux d'entre eux, plus sérieuses pour le troisième".

C'est une mauvaise nouvelle de plus pour le constructeur automobile. La semaine dernière, une limousine  "S" avait pris feu après un accident. C'était le troisième incident de ce type en l'espace de quelques semaines. Deux autres incendies avaient eu lieu en octobre, l'un près de Seattle aux Etats-Unis, l'autre à Merida au Mexique où le véhicule avait percuté un mur en béton.

Première place en Norvège

La voiture électrique de luxe, commercialisée depuis le mois d'août en Europe, détenait  5,1% du marché automobile en Norvège en septembre avec 616 ventes, doublant le leader traditionnel, la Volkswagen Golf (4,6% du marché). En octobre, la Nissan Leaf compacte également électrique est toutefois passée devant.Aux États-Unis, la Tesla S s'est déjà vendue à plus de 15.000 exemplaires depuis le début de l'année.Les voitures électriques sont populaires en Norvège où elles bénéficient d'énormes subventions à l'achat mais aussi du stationnement gratuit, de files réservées sur les voies rapides, d'exemptions de péages et de la présence de nombreuses stations de recharge.

Délais d'attente très longs

Une "S" neuve coûte 110.000-117.000 dollars (85.000 euros) en Norvège, contre... 70.000 dollars aux Etats-Unis. La demande est telle que certains acheteurs sont prêts à débourser 10% de plus pour avoir un modèle d'occasion et s'épargner ainsi les cinq mois de liste d'attente pour avoir une "S" neuve.

Problème: valeur vedette de la Bourse, la petite marque californienne traverse une très mauvaise passe avec la contre-publicité générée par un accident spectaculaire la semaine dernière, au cours duquel une Tesla a été grandement endommagée par un incendie.

Le grand patron, le charismatique Elon Musk lui-même, fondateur de PayPal et Space X,  a même dû publier un communiqué expliquant les circonstances de ce curieux accident. Pour arrêter la dégringolade des cours de bourse.

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Commentaires
a écrit le 15/11/2013 à 18:04 :
Eh bien heureusement pour eux qu'ils ne travaillaient pas sur les batteries.
a écrit le 15/11/2013 à 2:44 :
Comme tout nouveau produit innovant, il faut des béta-testeurs.. les premiers clients, avant que la technologie soit totalement maîtrisée, car on peut pas penser à tout lors de la conception.
a écrit le 15/11/2013 à 2:44 :
Comme tout nouveau produit innovant, il faut des béta-testeurs.. les premiers clients, avant que la technologie soit totalement maîtrisée, car on peut pas penser à tout lors de la conception.
a écrit le 15/11/2013 à 0:27 :
Je pense que la voiture électrique pure à piles dont on remplit un réservoir et non à batterie d'accumulateurs que l'on recharge est l'objectif à atteindre. Donc la voiture électrique pure est aujourd'hui inadaptée au volume des besoins contrairement au faible volume du parc automobile du début du XXème siècle composé de 75% de véhicules électriques à batterie d'accumulateurs.
Le véhicule thermique est incontournable pour le moment. Donc c'est la voiture hybride qui doit assurer la transition énergétique. Mais laquelle ? il y en a de deux types :

1- l'hybride à motorisation THERMIQUE PRINCIPALE : le moteur à combustion interne est beaucoup plus puissant que le moteur électrique qui, en parcours urbain, sert d'appoint aux basses vitesses puisqu'à partir de 40-50 km/h la voiture est thermique comme toutes les autres. C'est le cas de la majorité des hybrides vendues aujourd'hui, type Toyota Prius, Kia, Peugeot, etc... Pour moi, le retour d'investissement n'y est pas pour la faible économie de carburant en rapport avec son prix d'achat prohibitif.

2- l'hybride à motorisation ELECTRIQUE PRINCIPALE : dans ce cas, c'est le moteur électrique qui est le plus puissant et le moteur thermique sert essentiellement à entrainer une génératrice productrice d'électricité. C'est le cas de la Chevrolet Volt ou Opel Ampera mais aussi celui de la BMW I3, une voiture électrique du type 1 à laquelle il est proposé (pour 4000 euros de plus !!!...) l'option d'un prolongateur d'autonomie, vocable pompeux pour désigner tout simplement un groupe électrogène embarqué ayant un moteur thermique 2 cylindres à plat (de grosse moto) de 650 cm3 développant 35 CV c'est à dire à peine un peu plus puissant que celui d'une 2CV Citroën. Les modèles sont très chers car beaucoup trop suréquipés d'équipements inutiles pour qu'ils ne se vendent pas conformément aux voeux des lobbies.

Pourquoi la motorisation électrique est-elle si chère alors que la fabrication d'un moteur électrique est autrement plus simple qu'un moteur thermique. Il n'y a qu'une seule pièce en rotation sans frottement pour ce qui est du moteur proprement dit contre une 60taine voire plus pour le moteur thermique et combien d'entre elles sont en mouvement de va et vient des plus antimécaniques ?

Cette configuration de type 2 me paraît plus efficiente que celle du type 1 car l'électricité est l'énergie utilisée quelque soit la vitesse. Sur autoroute par exemple, elle est donc plus optimisée puisque le véhicule roulera électrique en gros 20% du temps s'il y a des batteries. Mais une configuration d'entrée de gamme pourrait très bien n'avoir aucune batterie, le thermique tournerait alors en permanence, comme la très grande majorité des voitures actuelles, mais, très important, à RÉGIME CONSTANT OPTIMAL, donc à CONSOMMATION, POLLUTION et USURE MINIMALE donc meilleure fiabilité.

Et pour finir, la qualité majeure des hybrides est de s'intégrer d'emblée dans les infrastructures routières et autoroutières sans aucune modification ni aménagement particulier : pas d'usine supplémentaire de production d'énergie électrique, pas de bornes, pas d'installation de recharges etc... Elle est donc la vraie voiture de la transition énergétique.
a écrit le 15/11/2013 à 0:24 :
Je pense que la voiture électrique pure à piles dont on remplit un réservoir et non à batterie d'accumulateurs que l'on recharge est l'objectif à atteindre. Donc la voiture électrique pure est aujourd'hui inadaptée au volume des besoins contrairement au faible volume du parc automobile du début du XXème siècle composé de 75% de véhicules électriques à batterie d'accumulateurs.
Le véhicule thermique est incontournable pour le moment. Donc c'est la voiture hybride qui doit assurer la transition énergétique. Mais laquelle ? il y en a de deux types :

1- l'hybride à motorisation THERMIQUE PRINCIPALE : le moteur à combustion interne est beaucoup plus puissant que le moteur électrique qui, en parcours urbain, sert d'appoint aux basses vitesses puisqu'à partir de 40-50 km/h la voiture est thermique comme toutes les autres. C'est le cas de la majorité des hybrides vendues aujourd'hui, type Toyota Prius, Kia, Peugeot, etc... Pour moi, le retour d'investissement n'y est pas pour la faible économie de carburant en rapport avec son prix d'achat prohibitif.

2- l'hybride à motorisation ELECTRIQUE PRINCIPALE : dans ce cas, c'est le moteur électrique qui est le plus puissant et le moteur thermique sert essentiellement à entrainer une génératrice productrice d'électricité. C'est le cas de la Chevrolet Volt ou Opel Ampera mais aussi celui de la BMW I3, une voiture électrique du type 1 à laquelle il est proposé (pour 4000 euros de plus !!!...) l'option d'un prolongateur d'autonomie, vocable pompeux pour désigner tout simplement un groupe électrogène embarqué ayant un moteur thermique 2 cylindres à plat (de grosse moto) de 650 cm3 développant 35 CV c'est à dire à peine un peu plus puissant que celui d'une 2CV Citroën. Les modèles sont très chers car beaucoup trop suréquipés d'équipements inutiles pour qu'ils ne se vendent pas conformément aux voeux des lobbies.

Pourquoi la motorisation électrique est-elle si chère alors que la fabrication d'un moteur électrique est autrement plus simple qu'un moteur thermique. Il n'y a qu'une seule pièce en rotation sans frottement pour ce qui est du moteur proprement dit contre une 60taine voire plus pour le moteur thermique et combien d'entre elles sont en mouvement de va et vient des plus antimécaniques ?

Cette configuration de type 2 me paraît plus efficiente que celle du type 1 car l'électricité est l'énergie utilisée quelque soit la vitesse. Sur autoroute par exemple, elle est donc plus optimisée puisque le véhicule roulera électrique en gros 20% du temps s'il y a des batteries. Mais une configuration d'entrée de gamme pourrait très bien n'avoir aucune batterie, le thermique tournerait alors en permanence, comme la très grande majorité des voitures actuelles, mais, très important, à RÉGIME CONSTANT OPTIMAL, donc à CONSOMMATION, POLLUTION et USURE MINIMALE donc meilleure fiabilité.

Et pour finir, la qualité majeure des hybrides est de s'intégrer d'emblée dans les infrastructures routières et autoroutières sans aucune modification ni aménagement particulier : pas d'usine supplémentaire de production d'énergie électrique, pas de bornes, pas d'installation de recharges etc... Elle est donc la vraie voiture de la transition énergétique.
a écrit le 14/11/2013 à 21:32 :
non seulement les voitures électriques prennent feu mais elles explosent. ? il y a de la joie.....
Réponse de le 15/11/2013 à 0:29 :
... n'explosent pas mais peuvent brûler !... Quelle différence ?
Réponse de le 15/11/2013 à 0:30 :
... n'explosent pas mais peuvent brûler !... Quelle différence ?
a écrit le 14/11/2013 à 20:33 :
Il y a aussi la petite histoire de George Clooney qui est restée en rade sur le bord de la route avec sa Tesla. Ça fait le buz aux USA en ce moment.
a écrit le 14/11/2013 à 18:58 :
Aujourd'hui,tout est testé par ordinateur...Il n'a donc qu'à l'usage que les constructeurs consta
tent la fiabilité de leurs "produits",comme le Dreamliner de Boeing,par exemple...
a écrit le 14/11/2013 à 18:13 :
Ces voitures vieilliront mal et seront de plus en plus dangereuses à mesure que l'usure les fragilisera.
a écrit le 14/11/2013 à 17:16 :
M. Alain-Gabriel Verdevoye, avez-vous prévu d'écrire un petit article sur les 2.6 millions de véhicules rappelés par VW?
En attendant de vous lire sur ce sujet, j'espère que vous n'allez pas leur trouver des excuses cette fois encore :-)
Réponse de le 14/11/2013 à 17:51 :
A l'heure ou vous réagissez bêtement, l'article est déjà en ligne depuis deux heures dans la rubrique entreprises.
a écrit le 14/11/2013 à 15:05 :
Si j'ai bien compris sur la Tribune dès qu'on évoque l'énergie libre, on se fait censurer, c'est vrai que votre intérêt est de servir les grands groupes pétroliers et financiers.
Réponse de le 14/11/2013 à 17:22 :
La seule énergie libre que je connaisse c'est l'air que vous brassez. CQFD
a écrit le 14/11/2013 à 14:09 :
Une presse a fusion aluminium a eu un accident, cela arrive aussi a toutes les autres constructeurs pourquoi seulement de Tesla vous en parlez ?
Tesla gène a beaucoup de monde je voie constate
a écrit le 14/11/2013 à 14:06 :
Enfin des commentaires positifs! Mais il ne s'agit pas d'une entreprise française, ceci explique sans doute cela... Bon, trêve de mauvais esprit, je rejoint certains commentateur sur le fait que, si ces incidents étaient arrivés sur d'autres produits, nous n'en aurions probablement pas entendu parler...

Et que le succès de TESLA doit commencer à inquiéter les lobbies pétroliers... Diantre, si au final le véhicule électrique devenait le véhicule du futur, quel manque à gagner!
Réponse de le 14/11/2013 à 14:28 :
Vu le prix, c'est en effet le "futur"... Seuls les Israeliens ont développé un système de voiture électrique efficace et raisonnable par changement de batterie du véhicule. Ici, si c'est pour faire bobo-écolo, je sais le faire aussi.
Réponse de le 14/11/2013 à 15:32 :
Si tu sais le faire, va-s-y ! Montre nous ton savoir faire et crée 5000 emplois en partant de rien !
Réponse de le 14/11/2013 à 15:32 :
Si tu sais le faire, va-s-y ! Montre nous ton savoir faire et crée 5000 emplois en partant de rien !
Réponse de le 14/11/2013 à 15:40 :
Si tu sais le faire, va-s-y ! Montre nous comment tu crées une voiture en partant de rien, comment tu crées 5000 emplois et une usine ! Et bien sûr, il faudra nous la proposer moins chère !!!
a écrit le 14/11/2013 à 11:36 :
Bizarrement toutes les technologies propres qui nuisent aux lobbys pétroliers et financiers sans oublier les politicards corrompus, font l'objet d'incidents ou d'accidents inexpliqués ou autres vacheries comme en son temps les avait subi le génial Nikolas TESTLA et d'autres concepteurs de machines fonctionnant à l'énergie dite libre.
Réponse de le 14/11/2013 à 12:04 :
Oui c'est aussi vrai en France, tous les lobby pétroliers et financiers sont les mentors de nos politicards de tous bord qui ne sont in finé que des vassaux de la finance.

C'est dans ces conditions que la révolte va surgir de façon imprévisible et dans la plus extrême violence !
Réponse de le 20/11/2013 à 23:02 :
Il y avait pourtant une solution à tout cela (les lobbys pétroliers, la disparition des bébés phoques, la faim dans le monde, la malaria, les sondages présidentiels) mais elle a disparu dans l'avion perdu du Pentagone. C'est dommage !
a écrit le 14/11/2013 à 11:21 :
Quelques réflexions:
- L'accident de l'usine Tesla est un accident industriel "classique". Il rappelle que les technologies dites "de rupture" sont d'abord des technologies industrielles.
- L'accident est mineur
Réponse de le 14/11/2013 à 13:14 :
Ca aurait pu arriver dans n'importe quelle usine qui fond de l'alu sous pression. Et puis, 3 incendies spontanés pour plus de 20 000 véhicules vendus ce n'est pas dramatique et pas non plus forcément lié à la technologie électrique. D'autres marques y compris prestigieuses sont victimes d'incidents électriques qui réduisent le véhicule en cendre. Je souhaite à Tesla le meilleur pour l"avenir.
a écrit le 14/11/2013 à 11:19 :
que ce soient le nickel hydrure , cadmium nickel ou lithium ion les très grandes variables de courant enchaines des agitations d’électrons très importantes il faut allez au dela des capacités ,mais cela a un cout et de la place et surtout du poids
a écrit le 14/11/2013 à 10:38 :
Et cela ne se passe pas en Chine mais dans la "première" puissance économique du monde...
Réponse de le 14/11/2013 à 11:42 :
et alors ? des accidents de ce type il y en a regulierement. C est de l industrie, pas de s assoir devant un pc
Réponse de le 14/11/2013 à 12:54 :
@cdf

Des accidents réguliers ne portent qu'un nom: la négligence. Quand votre véhicule prendra feu par "accident" vous remercierez Tesla?
a écrit le 14/11/2013 à 10:08 :
Regrettable incident quand une batterie prend feu dans une voiture, beaucoup plus grave quand cela se produit dans un avion, un Boeing Dreamliner 787 par exemple. Le feu et la panne de courant dans un avion, ça ne pardonne pas.
Réponse de le 14/11/2013 à 10:56 :
J'y pensai aussi. Faudrait pas laisser les cowboys jouer avec des batteries...

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