Le patron de Tesla provoque ses concurrents, sceptiques sur le tout électrique

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Tesla Model S
Tesla Model S (Crédits : DR)
Le patron de Tesla vise plusieurs millions d'immatriculations à horizon 2025 grâce à une gamme grand public. Il a toutefois besoin d'infrastructures électriques. Elles sont encore insuffisantes aujourd'hui...

Elon Musk ne doute de rien ! Le patron charismatique de Tesla, le père de la voiture de sport de luxe toute électrique a fait son show à Détroit, à l'occasion du salon automobile. Il était invité par Automotive News qui organisait sa conférence annuelle.

Mutation vers le grand public

L'industriel a commencé par annoncer des chiffres ambitieux en visant les 500.000 immatriculations en 2020, contre 30.000 aujourd'hui. Il estime même pouvoir atteindre plusieurs millions d'unités à horizon 2025... En octobre dernier, il avait déjà laissé entrevoir cette stratégie grand public en annonçant un plan produit avec des modèles à moins de 30.000 dollars (après aides gouvernementales), loin des 60.000 à 120.000 dollars nécessaires aujourd'hui pour s'approprier le Tesla S.

Un brin provocateur, Elon Musk a jeté un pavé dans la mare, invectivant ses concurrents. "Ils le regretteront" a-t-il lancé à l'endroit des constructeurs qui ont choisi de faire l'impasse sur l'électrique. Il a poussé son reproche avec une charge féroce contre les constructeurs japonais qui misent davantage sur le moteur à hydrogène. "Je pense juste que c'est extrêmement stupide", a-t-il déclaré.

La poule ou l'oeuf

En réalité, Tesla a besoin que les autres constructeurs s'investissent davantage dans l'électrique afin de favoriser le développement d'infrastructures de recharge. Pas question pour les autorités publiques d'investir des fortunes pour créer une infrastructure pour milliardaires écologiques. Dans l'optique du lancement d'un modèle grand public, l'existence de telles infrastructures est donc d'une condition sine qua non. Hors, cela ne se fera pas sans les grands constructeurs. D'ailleurs, Elon Musk a résumé la situation par l'histoire "de la poule et de l'œuf". Un dilemme jamais résolu jusqu'à maintenant...

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Commentaires
a écrit le 14/01/2015 à 22:34 :
il faut tendre vers des micros centrales près des grandes agglomérations, et laissez tomber les supères centrales qui irriguent tout le pays , l'infrastructure serait divisée par mille .
Réponse de le 12/02/2015 à 12:36 :
Il faut terminer votre phrase : "...et les coûts multipliés par cent."
a écrit le 14/01/2015 à 20:57 :
Encore un article bourré d'ineptie sur les voitures électriques !
Soit disant le développement est bloqué par le manque infrastructures. En se renseignant un minimum vous apprendrez que 95 % des recharges se font... à domicile.
Et l’éternel voiture de milliardaire à .... 60 000 $ (essence et entretien inclus), combien de gens ont du être heureux d'apprendre qu'ils étaient milliardaires sans le savoir ! o)
a écrit le 14/01/2015 à 18:21 :
Les concurrents ne sont pas tout a fait a l'arret / Nissan presente sa Leaf 2 avec "ààkm d'autonomie et Chevro
a écrit le 14/01/2015 à 17:14 :
En tout cas Tesla roule à L.A. Il y' a 2 ans en arrière on la croisait par hasard,or aujourd'hui chaque jour elle roule parmi les autres marques et elle n'est plus une curiosité, faisant partie du paysage urbain.
a écrit le 14/01/2015 à 16:55 :
Le patron de Tesla va avoir raison, et même si je roule en Toyota je trouve qu'ils ont tort les japs car faire une technologie basée sur un CARBURANT de PLUS est une sacré connerie compte tenu des énormes problèmes d’approvisionnement qu'on va trouver pour l'hydrogène, sans compter que les infrastructures mondiales sont au niveau du ZÉRO d'installation, sans compter la fabrication, stockage, distribution du même, en plus sans législation et homologation, plus de l’inconnu totale au niveau fiscalité et prix final au consommateur, car si elle s’avère défavorable (sans compter les autres inconvénients) pour celui-ci, ce sera l’échec total des ventes d'un produit qui doit entrer en mise en production pour être commercialisé. Une mise en production signifie l'investissement de milliards que seuls deux ou trois constructeurs sont capables de mettre sur la table.
Pour l’instant les japs sont seuls, à savoir, Honda et Toyota plus le coréen Hyundai, qui font une mise en production. Trois énormes conglomérats industriels. Les européens sont anecdotiques, ils baladent un prototype dans les salons.
Il font un produit typiquement d'export, mais pour le carburant à mettre dans le réservoir, ils n'ont absolument AUCUNE maitrise. Ils y vont au doigt mouillé.
En plus les prix de cette technologie coute les yeux de la tête... L'hybride aux tout débuts étaient beaucoup moins cher...et on avait une pompe en bas de chez soi.
Finalement on s'en fout, ce n'est pas notre pognon!!
Finalement les pétroliers, qui ont les infrastructures de distribution, ferment de manière intelligente leur gueule, et vont laisser leurs concurrents constructeurs se casser la figure.
Ils ont dépensé des milliards avec le GPL, pour finalement voir les administration ne faire que des conneries. Les administrations des pays ne vont pas a nouveau faire des efforts d'investissement et fiscaux (avec de l'argent public) pour créer des infrastructures doubles, à la fois pour les bornes de charge pour les VE et pour l'hydrogène.
A la table des cons (de la PAC) ceux qui réfléchissent aux avantages, ont gagné sur ceux qui réfléchissent aux inconvénients et en les ignorant. Le patron de Toyota qui fait le bouffon dans le cirque médiatique de présentation de sa Miraï, on sait de quel coté de la table il est. Pour lui c'est un gadget couteux fait maison, et même si sa Miraï sera un jour dans le musée De Toyota des fausses bonnes idées qu'importe...il sera déjà dans l'au delà. Personne est immortel. De notre coté de l’hexagone la Sté Air Liquide, si elle y croit, qu'est-ce quelle attend pour commencer à racheter de pompes à essence en France.
ou elle compte sur les Casino de quartier?
Réponse de le 14/01/2015 à 17:09 :
L'hydrogène, vous pouvez en produire avec l'électricité en trop (quand y en a peu besoin mais que les éoliennes tournent vigoureusement "dans le vide" avec un grand soleil qui irradie les panneaux photovoltaïques en vain).
Le problème principal est de réduire le coût de la pile à combustible, le platine, ça coûte cher et il en faudrait beaucoup (& d'autres choses matériaux).
J'avais lu qu'AirLiquide avait un contrat avec l'Allemagne pour installer des pompes d'ici dix ans. Ils doivent penser que ça pourra se développer. A savoir si ça sera "pour tout le monde" ou non. On verra.
a écrit le 14/01/2015 à 16:41 :
La voiture électrique se vendra massivement quand on pourra la recharger en quelques minutes et on en est bien loin aujourd'hui: la voiture est déchargée, il faut partir en urgence, impossible! Comme 2eme voiture pour faire du domicile-boulot sans jamais déroger au parcours prévu pourquoi pas, mais ca perd déjà beaucoup de son intérêt. D'ici là elle est actuellement utilisable de manière réaliste pour des raisons professionnelles, quand on peut planifier l'usage ou mettre en place ses propres infrastructures de recharge en place. On est bien loin de ce qui est nécessaire à une diffusion grand public à large échelle...
Réponse de le 14/01/2015 à 18:20 :
Avec 180 km d'autonomie et 3-5h pour une chqrge co,plete depuis zero, la voiture electriaue s'applique parfaitement aux trajets urbains et peri-urbains.
a écrit le 14/01/2015 à 16:27 :
Bien Malin celui qui saurait dire ce que sera la voiture dans 10 ans.Le tout électrique est il possible? en hiver si l'on recharge sa voiture le réseau ne tiendra pas. Hybrid avec récupérateur d'énergie? petit moteur avec très faible consommation à 2/3 litres, Mais quid de la tipp? je crains de lire beaucoup d'affirmation comme celle des économistes avant la crise des subprime...

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