Affaire Ghosn : et si tout avait commencé avec la loi Florange...

Pour imposer les droits de vote double à Renault, l'État français est monté dans le capital du constructeur automobile français, malgré les avertissements de Carlos Ghosn sur les conséquences dans l'équilibre de l'Alliance avec Nissan. Pour amadouer son partenaire nippon, Carlos Ghosn s'est résolu à d'importantes concessions...
Nabil Bourassi

6 mn

(Crédits : Reuters)

Février 2012... Feux de bengales, cornes de brume et slogans révolutionnaires scandés à tue-tête... C'est alors un simple député qui s'avance vers des syndicalistes déterminés contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange, en Moselle. Enivré par ce climat insurrectionnel, il monte alors sur un camion et s'adresse à une foule survoltée et leur fait une promesse...

Une fois élu président de la République, François Hollande ne put empêcher la fermeture du site, mais il fit adopter la loi Florange. C'est presque le début des ennuis pour Renault et son charismatique patron, Carlos Ghosn, et peut-être même l'origine de la crise actuelle...

Avec ce texte, l'État veut, parmi d'autres dispositions, encourager les actionnaires qui accompagnent les entreprises sur le long terme. Les conditions de détention des droits de vote sont modifiées: toute action détenue plus de deux ans donne un droit de vote double.

Offensive capitalistique de la France dans Renault

Carlos Ghosn, lui, voit rouge! Cette disposition permettrait de bonifier les droits de vote de l'État français dans le capital de Renault. Avec 15% du capital, il pourrait alors doubler son contrôle sur l'entreprise, tandis que Nissan, avec autant d'actions, ne dispose d'aucun droit de vote. Carlos Ghosn propose alors de faire adopter une résolution par l'assemblée générale des actionnaires qui permettrait de revenir au régime d'une action égale un vote.

Lire aussi : Pourquoi Carlos Ghosn n'a pas fusionné Renault et Nissan

Qu'à cela ne tienne... Face à l'affront, l'État français lance une spectaculaire offensive capitalistique pour imposer ses vues à l'ex-Régie. Le 22 avril 2015, l'Agence des participations de l'État (APE) annonce être montée à 20% du capital de Renault.

« Cette opération marque à la fois la volonté de l'État de défendre ses intérêts en tant qu'actionnaire, en pesant en faveur de l'instauration de droits de vote double dans la gouvernance de Renault, et le caractère stratégique qu'il attache à sa participation au capital de cette grande entreprise industrielle », justifie l'APE dans un communiqué.

Carlos Ghosn s'envole immédiatement au Japon

C'est la stupeur à l'état-major de l'Alliance Renault-Nissan... Carlos Ghosn s'envole immédiatement pour Tokyo où il met en scène une réunion de crise du conseil d'administration de Nissan. Le 23 avril, celui-ci publie un communiqué et, chose incroyable, s'oppose à une initiative d'un État étranger souverain. L'affaire est sérieuse. Nissan s'était jusqu'ici accommodé d'une Alliance qui l'a sorti de la quasi-faillite en 1999. L'entreprise japonaise n'en reste pas moins attachée à son indépendance, et rejette catégoriquement l'idée d'être contrôlée par un État étranger par procuration, comme l'intrusion musclée de la France semble le confirmer.

Lire aussi : Affaire Ghosn: Nissan veut-il racheter Renault ?

Nissan menace alors de faire obstruction à l'Alliance au moment même où Carlos Ghosn veut accélérer. Les analystes jugeaient alors les gisements de synergies insuffisants et s'attendaient à ce que les deux groupes accélèrent: pas dans ces conditions, répondent les administrateurs de Nissan.

De retour à Paris, Carlos Ghosn se voit alors répondre en substance la même rengaine par le ministre de l'Économie de l'époque, Emmanuel Macron, que ses prédécesseurs : "Prenez le contrôle de Nissan et fusionnez !" L'industriel s'y oppose et argue qu'une telle option aboutirait à un échec, comme l'a montré l'histoire récente du constructeur français.

De son côté, Nissan, convaincu que la France possède un agenda secret pour prendre son contrôle, est déterminé à ne pas se laisser faire et exige un nouveau Traité de l'Alliance. Pendant six mois, les négociations seront pénibles et houleuses. Emmanuel Macron ne dissimulera pas son agacement de Carlos Ghosn en déclarant publiquement que celui-ci est "PDG, pas actionnaire".

Renault quasiment muselé

Au final, les trois parties (l'État, Renault et Nissan) parviennent à un accord. A l'époque, le gouvernement prétendait avoir sauvé l'essentiel, à savoir le statu quo du schéma capitalistique très favorable à Renault et ses droits de vote double. En échange, Nissan obtient la neutralisation des ambitions françaises dans son management interne. Celui-ci n'a plus voix au chapitre concernant les nominations des membres du conseil et ne pourra plus pousser des résolutions qui n'ont pas été préalablement approuvées par Nissan. Autrement dit, Renault avec 44% du capital de Nissan est quasiment muselé... Mais ce n'est pas terminé...

Un an après, Carlos Ghosn cède sa place de PDG de Nissan à Hiroto Saikawa, comme gage donné au constructeur nippon très attaché à retrouver une "japonité" de son management. Initialement, le Franco-libano-brésilien voulait nommer un Américain à ce poste, justement pour briser ces logiques nationalistes.

Lire aussi : Arrestation de Carlos Ghosn : l'avenir de Renault en pointillé

Interrogé par La Tribune, l'analyste indépendant Bertrand Rakoto juge que la défiance japonaise est antérieure à cet épisode. "C'est un jeu politique, les Japonais percevaient Ghosn comme plus acquis à la cause française que japonaise", explique ce bon connaisseur de l'industrie automobile, installé à Détroit.

L'État français, soucieux de préserver Renault, cherche depuis longtemps et maladroitement à pérenniser l'Alliance.

"La France s'est laissée convaincre que, sans Carlos Ghosn, il n'y avait pas d'Alliance. Aujourd'hui, c'est une des raisons pour lesquelles elle refuse de déclarer perdue la bataille de Carlos Ghosn", observe l'analyste avant de constater que "l'État français n'a plus vraiment de leviers. Aujourd'hui, il aura du mal à faire valoir ses arguments dans un bras de fer où Nissan pèse deux fois plus lourd que Renault."

Selon Bertrand Rakoto, le rôle de l'État français n'a pas été optimal dans le bon fonctionnement de l'Alliance.

"Les intérêts politiques d'un pays sont souvent toxiques pour une entreprise soumise aux lois du marché", énonce-t-il.

Le rachat de Mitsubishi au nez et à la barbe de Renault

Et de rappeler un autre épisode post-loi Florange: la prise de contrôle de Mitsubishi par Nissan qui a contribué à déplacer un peu plus le point de gravité de l'Alliance vers le Japon. "Carlos Ghosn et Nissan ont repris Mitsubishi sans aval officiel de la part de Renault", souligne Bertrand Rakoto.

L'État a-t-il dès lors exacerbé une défiance franco-japonaise? A-t-il contraint Carlos Ghosn a choisir son camp, le contraignant à avaler des couleuvres sur les prérogatives de Renault en tant qu'actionnaire de Nissan? Impossible de savoir dans quelles conditions le dossier constitué par le constructeur japonais et qui a conduit à l'arrestation de Carlos Ghosn est un complot ou s'il paye cette rivalité entre Nissan et l'État français dont il s'était fait le rempart.

Son "empêchement" reste en tout cas un véritable coup dur pour Renault et a plongé l'État français dans un inextricable embarras... Le rôle de ce dernier dans l'Alliance sera nécessairement interrogé, tout comme celui d'un Carlos Ghosn qui n'a pas su prévenir une telle issue...

Nabil Bourassi

6 mn

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Commentaires 35
à écrit le 31/12/2018 à 10:46
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Donc aujourd'hui 10 jours supplémentaires cela est une punition et une humiliation!pour ce grand patron!il a sauvé Nissan de la faillite pourquoi !

à écrit le 01/12/2018 à 20:01
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Si je comprends bien, la fraude fiscale supposée de M. GHOSN est liée à la loi FLORANGE. Avec de tels raisonnements, on comprend pourquoi la FRANCE va devenir un pays du Tiers-Monde....On pourra toujours déclamer des vers en latin aux touristes japon...

le 02/12/2018 à 12:52
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cet article essaie de vous faire comprendre le fond de l'affaire qui bien évidemment ne se résume pas a une fraude fiscal. Quand le sage montre la lune...

à écrit le 29/11/2018 à 20:28
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La garde à vue bol de riz est prolongée. Si ça dure c'est qu'il n'y a pas qu'une affaire salaire de general à sa soeur sans contrepartie Refinancement de ses pertes personnelles sur ses investissements pour compte propre(sic) suite au crash de 20...

le 30/11/2018 à 9:39
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La garde à vue dure (chez nous ce serait une détention provisoire comme ce fut le cas avec de Maistre dans l'affaire Bettencourt) parce que faute de preuves, il faut obtenir des aveux, c'est ce qu'on appelle "attendrir la viande" en jargon judiciaire...

le 30/11/2018 à 11:23
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C'est super tous vos fantasmes lyriques...où sont les faits avérés et preuves !

à écrit le 29/11/2018 à 20:25
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Le nationalisme de grand-papa a encore de très beaux jours devant lui ...

à écrit le 29/11/2018 à 19:25
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Clairement l'administration japonaise est aussi nationaliste que l'administration française. Pourtant ces deux pays croient à l'esprit des lumières.

à écrit le 29/11/2018 à 18:22
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Cela fait bien plus longtemps que les japonais veulent prendre le contrôle de l alliance Renault Nissan

à écrit le 29/11/2018 à 16:54
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Paul Volcker : la ploutocratie c'est emparé du monde.

le 29/11/2018 à 18:38
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Le monde lui a toujours appartenu, dès l'invention de l'enclos même certainement à savoir de la propriété privée c'était obligé. Les principaux conflits meurtriers l'ont été du fait des possédants pour leurs intérêts et de leurs copains politicie...

le 29/11/2018 à 19:09
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Si Volcker fait aujoud'hui ce constat c'est que ça n'a pas été toujours le cas de son point de vue. "le problème central des US est que nous devenons une Ploutocratie" "Nous avons un nombre énorme de gens énormément riches qui se sont auto conv...

le 30/11/2018 à 8:37
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C'est bien ce que je dis donc, le gars qui se réveille... Et c'est déjà énorme d'arriver à voir cela quand la société du spectacle nous fait du bruit et de la lumière afin que nous soyons éblouis par ses attraits. Par contre je ne sais pas s'ils ...

à écrit le 29/11/2018 à 16:33
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Le fait de doubler les droits de vote pour les proprétaires d'action est légale, mais à conditions d'un accord préalable de tous les actionnaires. Ce qui est une déviation du système capitaliste des entreprises, qui font que des minorités, peuvent im...

à écrit le 29/11/2018 à 13:20
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Allons, cela n'excuse pas détournements de fonds et fraude fiscale qui ont fourni le prétexte aux partenaires étrangers . Double faute , arrêtez d'excuser , un peu de morale déjà .

le 29/11/2018 à 14:07
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Pour le moment aucune mise en examen, la justice japonaise n'a probablement aucune preuve réelle. D'où les soit-disant nouvelles charges pour prolonger sa GAV pour, comme en France quand on prolonge à l'excès la prison préventive (ex : de Maistre dan...

à écrit le 29/11/2018 à 12:11
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L'état ne devrait pas s'occuper des affaires industrielles. A chaque intervention de notre technostructure, c'est catastrophique. Souvenons-nous du plan calcul, de la sidérurgie de Thomson CSF(Technicolor) de la CGE (Alcatel) de la Générale des Eaux...

le 30/12/2018 à 11:30
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Je suis d'accord, ayant vécu de l'intérieur comme ingénieur Alcatel, cette dérive financière. Obligée car les énarques ne connaissent rien aux entreprises et à l'industrie, ils s'appuient sur le monde financier (dont les fonds US). C'est pour cela q...

à écrit le 29/11/2018 à 11:41
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...eh eh eh ...La Tribune qui ...soutien Ghosn...on aura tout vu ...ici !

à écrit le 29/11/2018 à 11:02
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On assiste incrédule au baissage de froc d'une société qui possède 44% de sa filiale... Du jamais vu! Il est temps que Renault, qui a sauvé Nissan de la faillite au détriment de son plan produit, montre enfin qui est le maitre de l'alliance. Et il ...

le 29/11/2018 à 14:35
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C'est BEAUCOUP moins simple, comme d'habitude. L'alliance Nissan Renault était un fragile jardin japonais où tous les équilibres avaient été réglés au trébuchet pour ne pas froisser de susceptibilités diplomatiques tout en permettant les synergies (o...

à écrit le 29/11/2018 à 10:54
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En France tout le monde tente de disculper M. Ghosn mais rien ne peux justifier les fautes que la justice Japonaise lui reproche si elles sont avérées. Ceci dit jamais l'État ne devrait être actionnaire d'un constructeur comme Renault. Nous ne sommes...

le 29/11/2018 à 14:40
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Pensez-vous que si les preuves étaient si flagrantes, Ghosn n'aurait pas déjà été inculpé ? Et le principal actionnaire de Nissan n'est toujours pas informé du moindre élément de preuve. Là la justice japonaise cherche de nouvelles charges pour pouvo...

à écrit le 29/11/2018 à 10:30
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L'Etat était monté au capital pour empêcher Goshn de se faire voter une rémunération délirante!

le 29/11/2018 à 11:42
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Exactement ...et c'est Macron qui etait intervenu ...Je serais curieux de savoir ce que La Tribune ecrtivait à cette époque sur ..les salaires elevés .

à écrit le 29/11/2018 à 9:55
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Mr Bourassi, J'ai lu votre article, j'ai le sentiment que vous essayez de déresponsabiliser ou déculpabiliser Mr Ghosn pour les soupçons dont il a été mis en GAV ? Je respecte la préemption d'innocence mais le gars gagne plus de 15 millions d'euros ...

le 29/11/2018 à 10:16
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"Votre mansuétude à son endroit semble exagérée et loin très loin du réel particulièrement celle vécue par les salarié-es et des clients" Pour tenter de nous dire que RENAULT maltraite ses clients ..??!! Quand ça sent le foin, l' âne n' e...

à écrit le 29/11/2018 à 9:49
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ce qui est fabuleux avec la presse économique, c'est cette capacité incroyable à expliquer que l'Etat est responsable de tout... On a un capitaine d'industrie dont pouvoir et argent lui ont monté à la tête, et a (a priori, car n'oublions pas la pré...

à écrit le 29/11/2018 à 9:22
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Preuve supplementaire de l'incapacite de ces enarques toutes generations confondues a ne rien comprendre aux affaires et surtout au monde de l'entreprise a l' international, de loin tres # du francais sous controle. Aujourd'hui une part de verite af...

le 29/11/2018 à 10:33
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Pourtant les entreprises du CAC débauchent des énarques qui est l'école des dirigeants en France. L'article omet une grande partie de cet épisode.

à écrit le 29/11/2018 à 9:15
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Pas besoin d'essayer de "dédouaner" Ghosn... il n'a aucune excuse d'avoir dissimuler ses revenus et tapé dans les caisses alors qu'il est riche.

à écrit le 29/11/2018 à 9:12
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he ben c'est pas la seule entreprise que les socialistes coulent en rigolant, c'est la specialite a hollande et montebourg... si renault decroche et fait faillite a cause d'eux, ils hurleront que c'est la fauute au neo capitalisme ultra mondialise n...

à écrit le 29/11/2018 à 8:34
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""Prenez le contrôle de Nissan et fusionnez !" Si c'est vraiment il faut avouer que c'était un conseil complètement stupide venant d'un individu ignorant totalement les principes commerciaux internationaux. C'était qui ce neuneu !? Ah ben min...

le 29/11/2018 à 9:47
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Ce neuneu, c'est le Président actuel de la République Française. Comme quoi, un banquier plus efficace dans l'évasion fiscale que dans l'économie et qui a pris le pouvoir par opportunisme, nous en voyons aujourd'hui le résultat. Sarko éliminé, mais c...

le 29/11/2018 à 10:05
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Ce sont les anarchistes qui ont raison: "Élections piège à gonds" On est en plein dans le piège.

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