Automobile : Bruxelles songe à des « flexibilités » pour éviter des amendes aux constructeurs
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Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.
Philipp von Ditfurth/dpa via Reuters Connect
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Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.
Philipp von Ditfurth/dpa via Reuters Connect
Ce signal était attendu. Ce mercredi 29 janvier, la Commission européenne a indiqué réfléchir à « des flexibilités » pour éviter que les constructeurs automobiles écopent de lourdes amendes cette année, si leurs ventes de voitures électriques ne sont pas au rendez-vous. Dans un document, l'institution présidée par Ursula von der Leyen promet ainsi de faire son possible pour épargner les Volkswagen, Mercedes, Stellantis et autres Renault. Et ce, alors que s'ouvre jeudi 30 janvier un « dialogue stratégique » sur l'avenir de la filière automobile, aujourd'hui en crise et plombée par de nombreux plans sociaux.
Bruxelles promet d'identifier « des solutions immédiates pour préserver la capacité de l'industrie à investir, en examinant les flexibilités possibles afin de garantir que notre industrie reste compétitive ». Cela dit, elle n'entend pas pour autant « réduire l'ambition des objectifs [d'émissions de CO2] pour 2025 ».
Pas question, donc, de tirer un trait sur l'objectif, pour tous les constructeurs, d'afficher une part de marché dans les voitures électriques de 21 % à 23 %. Celui-ci semble pourtant inatteignable pour de nombreux acteurs, en raison de la stagnation des ventes de voitures électriques, encore bien plus chères que leurs équivalents thermiques. La France, elle, plaide pour un lissage des objectifs CO2 sur trois ans, de 2025 à 2027. Avec l'idée de donner davantage de temps aux constructeurs pour rattraper leur retard.
Dans un communiqué, Ursula von der Leyen semble se montrer plus souple sur le sujet des amendes. « Nous soutiendrons l'industrie automobile dans sa profonde transition, indique-t-elle. Et nous veillerons à ce que l'avenir des voitures reste fermement ancré en Europe. » Cette sortie intervient notamment après un important lobbying de la France, fermement opposée aux amendes. Au Figaro, le commissaire européen Stéphane Séjourné a d'ailleurs affirmé, ce mercredi, qu'il trouverait « bizarre de pénaliser des acteurs que l'on essaye par ailleurs d'aider ».
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À l'exception de BMW, les constructeurs, eux, appellent depuis longtemps à écarter le spectre des amendes. L'ACEA, leur lobby à Bruxelles, a multiplié les piques, ces derniers mois, contre la réglementation européenne. D'après ses calculs, la filière risque d'écoper de près de 16 milliards d'euros d'amendes. D'après les constructeurs, de telles sanctions handicaperaient fortement le secteur, aujourd'hui confronté à une difficile transition vers l'électrique, particulièrement gourmande en investissements, et à une concurrence chinoise de plus en plus féroce.
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