Automobile : l’offensive de la France sur les normes CO2 crispe l’UE et des ONG
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Luca de Meo, le patron de Renault se mobilise depuis des mois pour écarter le spectre de ces sanctions.
Sarah Meyssonnier
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Luca de Meo, le patron de Renault se mobilise depuis des mois pour écarter le spectre de ces sanctions.
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C'est une première levée de bouclier. Le gouvernement français a lancé, cette semaine, son offensive contre les normes européennes d'émissions de CO2 des voitures neuves. L'exécutif souhaite que les constructeurs automobiles qui ne seraient pas dans les clous en 2025 n'écopent pas d'amendes, comme le prévoit pourtant la réglementation.
Mais l'initiative a été reçue froidement à Bruxelles. Lors d'un point presse ce lundi, la Commission européenne a considéré qu'un débat sur une éventuelle suspension des sanctions était « vraiment prématuré ». « On va voir fin 2025 combien de voitures ont été vendues, quelles sont les émissions », a précisé un porte-parole.
La démarche française suscite en parallèle la colère de plusieurs ONG. Transport et Environnement s'est fendu, ce même lundi, d'un communiqué au vitriol. « La France se laisse berner par les constructeurs et ouvre la boîte de Pandore », s'étrangle Diane Strauss la directrice de l'antenne française de l'ONG. A l'en croire, une suspension des sanctions constituerait « un dangereux précédent susceptible d'affaiblir le Green Deal ». Et sa mesure phare, qui est l'interdiction des ventes de voitures à motorisation thermique sur le Vieux Continent d'ici 2035.
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L'ONG redoute que les constructeurs en profitent pour lever le pied sur leurs ventes de voitures électriques afin d'« engranger des marges à court terme ». Mais avec le risque de porter un rude coup à la transition vers cette technologie, comme « de se faire dépasser par la concurrence internationale ». Aux premiers rangs desquels figurent les constructeurs chinois, comme BYD, qui bénéficient d'une sérieuse avance dans l'électrique.
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