Fiat : le calvaire italien d’une icône de l’automobile
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Le 12 avril dernier, des salariés de l'usine Fiat de Mirafiori, près de Turin, manifestent pour une reprise de la production.
Reuters
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Le 12 avril dernier, des salariés de l'usine Fiat de Mirafiori, près de Turin, manifestent pour une reprise de la production.
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Dans le secteur de l'automobile, il n'existe pas beaucoup de bâtisses plus célèbres que le Lingotto. Installé à Turin, ce géant en béton armé a longtemps été le navire amiral de la Fabbrica Italiana Automobili Torino (Fiat). Lors de son inauguration, le 22 mai 1923, le Lingotto est le plus grand et moderne complexe industriel automobile d'Europe. Cette usine est l'une des premières, sur le continent, à se convertir aux principes du fordisme. Le fondateur de Fiat, le sénateur Giovanni Agnelli, a lancé ce projet après un voyage à Detroit, le fief de l'automobile aux Etats-Unis. Il en est revenu impressionné par l'efficacité du travail à la chaîne dans les usines de Ford.
Le Lingotto constitue alors une révolution. Fini le temps où les autos étaient fabriquées à grands frais dans des ateliers aux quatre coins de Turin : toutes les Fiat sont désormais assemblées au même endroit, sur de longues lignes de productions, avant d'être finalement testées au dernier étage, sur le toit, sur une grande piste ovale unique en son genre.
L'usine assurera le succès et l'essor de la marque pendant des décennies, jusqu'à sa fermeture définitive en 1982. En réduisant drastiquement les coûts, Fiat sécurise alors son avenir dans un écosystème automobile italien, aussi bouillonnant qu'hyperconcurrentiel. Mais la marque a surtout rendu la voiture accessible, permettant sa démocratisation dans la péninsule. Ce qui vaut à Fiat une aura particulière en Italie, pays qui chérit son industrie automobile, véritable fierté nationale.
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C'est naturellement au Lingotto que Fiat a célébré son 125e anniversaire, le 11 juillet dernier. Pour l'occasion, la marque a inauguré une nouvelle exposition, baptisée Casa Fiat, à la Pinacothèque Agnelli, en présence des dirigeants de Stellantis, sa maison mère, et d'une brochette d'officiels dont Adolfo Urso, le ministre des entreprises.
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