Automobile : le marché de la réparation titillera les 40 milliards d'euros en 2030
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Des mécaniciens réparent une voiture dans un garage à Bordeaux.
Reuters
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C'est un business aussi important que méconnu. Le marché de l'« après-vente » rassemble toutes les activités liées à l'entretien et à la réparation des véhicules dans l'Hexagone. Il totalise environ 300.000 salariés chez les concessionnaires, les réparateurs et autres chaînes de service. Ce marché doit aujourd'hui composer avec les transformations du secteur automobile, et en premier lieu l'électrification des voitures. Mais d'après une étude du cabinet TCG Conseil pour le compte de l'organisation professionnelle Mobilians, celui-ci devrait croître ces prochaines années. D'après ces travaux, il devrait peser près de 40 milliards d'euros en 2030, contre 38,6 milliards en 2022.
Les réparations mécaniques et la maintenance représentent environ la moitié du marché. Ce segment intègre aussi les changements de pneus lorsqu'ils sont endommagés ou trop usés. Son évolution dépend grandement de l'évolution du parc automobile français. Celui-ci est attendu en hausse dans les années à venir, de 45,2 à 48,1 millions de véhicules entre 2023 et 2030.
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Mais l'inconnue concerne la proportion de voitures électriques. Les automobilistes sont encore nombreux, aujourd'hui, à se montrer frileux à l'égard de cette technologie. Plusieurs grands constructeurs automobiles européens font d'ailleurs pression sur l'Europe pour réviser les normes CO2, et critiquent l'échéance de 2035 pour mettre fin aux ventes de voitures thermiques neuves. Si le cap fixé par Bruxelles est respecté, l'étude de TCG considère que 20% du parc automobile français sera électrifié en 2030. Dans cette perspective, les réparations mécaniques et la maintenance représenteraient 18,9 milliards d'euros. Si l'électrification du parc prend plus de temps, et ne représente à cette échéance que 15% des voitures en circulation d'après cabinet de conseil, ce segment pèserait davantage, soit 19,2 milliards d'euros. Cette différence s'explique par des coûts d'entretien et de réparations mécaniques moindres pour les véhicules électriques.