Automobile : le bras de fer se durcit entre Washington et Pékin
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Les présidents américain et chinois Joe Biden et Xi Jinping, le 14 novembre 2022, au sommet du G20 de Bali.
Reuters
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Les présidents américain et chinois Joe Biden et Xi Jinping, le 14 novembre 2022, au sommet du G20 de Bali.
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C'est un nouvel épisode de la bataille commerciale et technologique opposant les Etats-Unis et la Chine. Le pays de l'Oncle Sam met aujourd'hui les bouchées doubles pour contrer les envies d'ailleurs de l'industrie automobile de l'Empire du Milieu. Alors qu'à compter de vendredi, Washington va taxer à hauteur de 100% tous les véhicules électriques venant de Chine, le ministère américain du Commerce veut aller plus loin. Celui-ci a dévoilé un texte visant à interdire la vente, aux Etats-Unis, de voitures équipées de logiciels et autres terminaux « made in China ».
Cette annonce a, sans surprise, suscité l'ire de Pékin. De fait, cette mesure, si elle était définitivement adoptée par l'administration Biden, équivaudrait à une forme de bannissement des véhicules chinois aux Etats-Unis. Les voitures modernes, et en particulier électriques, sont désormais bardées d'électronique. Toutes disposent d'une connexion à Internet, afin, notamment, d'optimiser les systèmes de conduite autonome ou de navigation. Elles se muent, avancent - non sans humour - les spécialistes, en véritables « smartphones sur roues ».
Quoi qu'il en soit, un cap est franchi avec cette nouvelle offensive américaine. Or, ce bras de fer rappelle, à certains égards, les débuts de la croisade que les Etats-Unis ont menée ces dernières années contre la Chine dans le secteur des télécoms. Sous la présidence de Donald Trump, l'administration américaine n'a pas ménagé ses efforts pour contrer les ambitions de la Chine concernant les réseaux mobiles 5G. Celles-ci restent perçues comme une menace au regard de la sensibilité de cette technologie, présentée comme un puissant catalyseur du tissu industriel.
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Les attaques de Washington se sont rapidement concentrées sur une entreprise en particulier. Il s'agit de Huawei. Basé à Shenzhen, le champion des télécoms a pris, au grand dam des Etats-Unis et de l'Europe, une avance significative dans la 5G, dont Pékin a fait l'un des piliers de son programme « made in China 2025 ». De même, le pays de l'Oncle Sam et le Vieux Continent ne cachent pas, aujourd'hui, leurs craintes liées la domination technologique chinoise en matière de conception et de fabrication des véhicules électriques. Ces inquiétudes sont au cœur des tensions actuelles dans l'automobile.
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