Automobile : le pied de nez de Toyota à la morosité du secteur
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Une Toyota Yaris sort toutes les 58 secondes des lignes d’assemblage d'Onnaing.
Pierre Manière
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Une Toyota Yaris sort toutes les 58 secondes des lignes d’assemblage d'Onnaing.
Pierre Manière
C'est la première usine automobile de l'Hexagone. Situé à Onnaing, près de Valenciennes (Hauts-de-France), le site Toyota a célébré, ce mardi, le cap des 5 millions de voitures produites depuis son ouverture en 2001. L'an dernier, l'usine, qui compte 5.000 employés, a assemblé pas moins de 274.000 Yaris et Yaris Cross, sa version SUV. Elle a, à cette occasion, battu un record de production - qui remontait à 2007 -, devançant ainsi l'usine Stellantis de Sochaux.
Cette année, le constructeur japonais, numéro un mondial de l'automobile, compte faire mieux. À Valenciennes, Toyota vise une production de 286.000 véhicules, indique Nicolas Casier, le responsable du département d'améliorations industrielles. Des ambitions qui tranchent avec la morosité économique qu'essuie la filière automobile française et européenne. Celle-ci est aujourd'hui marquée par des fermetures d'usines et des suppressions de postes. En témoigne la fermeture récente de deux usines de Michelin à Cholet et à Vannes, qui pèsent pas moins de 1.250 emplois.
À Valenciennes, le secret de la compétitivité de Toyota réside d'abord dans une usine particulièrement compacte. « Nous compensons le coût de la main-d'œuvre en France en optimisant les processus de fabrication », fait valoir Nicolas Casier. Cela passe par une forte automatisation. Dans les ateliers, les robots sont présents partout. L'usine fonctionne à plein régime, avec un volume de production qui titille son maximum - soit 300.000 voitures par an -, avec trois équipes qui se relaient au fil de la journée.
In fine, une auto sort toutes les 58 secondes des lignes d'assemblage. Valenciennes bénéficie aussi d'une situation géographique idéale pour servir l'Europe. En dehors de la France, plus de 80% de sa production est destinée au Vieux continent.
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Toyota tire aujourd'hui profit d'une stratégie plus progressive que la plupart de ses rivaux sur le front de l'électrique. Toutes les autos fabriquées à l'usine de Valenciennes sont à motorisation hybride depuis l'abandon, le 1er avril dernier, de la production de voitures exclusivement thermiques. Toyota entend aller progressivement vers l'électrique, d'autant que la demande pour cette technologie a ralenti depuis l'été.
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