Voiture autonome : Toyota signe un accord avec un géant des télécoms
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Les deux groupes lanceront l'an prochain le développement d'un logiciel dédié, qui devrait être opérationnel vers 2028.
ATHIT PERAWONGMETHA
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Les deux groupes lanceront l'an prochain le développement d'un logiciel dédié, qui devrait être opérationnel vers 2028.
ATHIT PERAWONGMETHA
Une alliance pour le futur de la voiture. Le constructeur automobile japonais Toyota a annoncé ce jeudi s'associer à son compatriote NTT, un géant des télécoms, pour investir conjointement 500 milliards de yens (3,02 milliards d'euros) d'ici 2030, dans un écosystème de conduite autonome assistée par l'intelligence artificielle (IA).
Concrètement, les deux groupes lanceront l'an prochain le développement d'un logiciel dédié, qui devrait être opérationnel vers 2028, avant un déploiement à grande échelle deux ans plus tard, ont-ils indiqué dans un communiqué. Les deux firmes prévoient d'adopter la plate-forme de communication de la prochaine génération du réseau optique et sans fil de NTT afin d'accélérer le processus.
Pour favoriser l'essor de la conduite autonome, « il deviendra de plus en plus important de construire une infrastructure de communication à haut débit et de haute qualité, et une infrastructure d'IA capable de collecter et traiter de grandes quantités d'informations », expliquent Toyota et NTT.
Selon eux, l'intelligence artificielle devrait permettre de collecter des données de conduite, d'analyser les accidents potentiels et de contrôler de manière autonome les véhicules pour éviter les collisions.
Chez les constructeurs automobiles, la course pour développer des véhicules autonomes est bel et bien en marche. Exemple chez Volkswagen, qui en juillet a franchi une étape importante en la matière, avec le lancement de son « premier programme de tests » pour ce type de véhicules. Dans un communiqué, le constructeur allemand a indiqué que « dix véhicules utilitaires » électriques du modèle « ID.Buzz », le minibus à batterie de Volkswagen, seront équipés d'une « technologie de conduite autonome » de « niveau 4 ».
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Soit un degré d'autonomie ne nécessitant pas d'intervention humaine sur certaines voies, comme les autoroutes. Volkswagen « anticipe un lancement commercial de ces véhicules autonomes dès 2026 » dans l'État du Texas, précisément à Austin, ville américaine où la législation sur l'homologation de cette technologie est l'une des plus avancées. Après celle-ci, des tests pourraient être menés dans « quatre autres villes » américaines.
Un autre acteur est aussi très déterminé. Il s'agit de la start-up américaine de véhicules autonomes Waymo, qui le 25 octobre, a annoncé avoir levé 5,6 milliards de dollars auprès d'investisseurs, notamment son premier actionnaire Alphabet (maison-mère de Google). La jeune pousse prévoit elle aussi de se lancer à Austin (Texas) et Atlanta (Géorgie) en 2025, via un partenariat avec la plateforme de VTC Uber. En juin, Waymo a ouvert au grand public son service à San Francisco. La start-up revendique 100.000 trajets payants par semaine.
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Par ailleurs, dans le panel des entreprises du segment, on trouve Cruise (filiale de General Motors) ou Zoox (financé par Amazon). Quant au géant de l'électrique Tesla, il a récemment dévoilé son robotaxi, baptisé « Cybercab », mais a révélé que sa production ne devrait pas commencer avant 2026.
(Avec AFP)
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