Automobile : Stellantis broie du noir, Renault tient bon

Le mois dernier, le groupe dirigé par Carlos Tavares n’a écoulé que 131.000 autos. C’est près de 27.000 de moins qu’en octobre 2023.
Reuters

Le mois dernier, le groupe dirigé par Carlos Tavares n’a écoulé que 131.000 autos. C’est près de 27.000 de moins qu’en octobre 2023.
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Dans un contexte déjà difficile pour l'automobile, Stellantis continue de piquer du nez sur la scène européenne. Le constructeur aux 14 marques a vu ses ventes dégringoler de près de 17% au mois d'octobre dans l'UE, selon les derniers chiffres de l'Association des constructeurs européens (ACEA). Le groupe dirigé par Carlos Tavares n'a écoulé que 131.000 autos. C'est près de 27.000 de moins sur un an. Depuis le début de l'année, les immatriculations de Stellantis reculent de près de 7%, avec une perte de part de marché de 1,4 point, à 17%.
Si au mois d'octobre, les ventes de Peugeot progressent de 12,5%, à près de 50.000 unités, celles de Fiat s'effondrent de plus de 46%, à 17.500 unités. Des chiffres inquiétants, dans un contexte de forte inquiétude, de l'autre côté des Alpes, concernant l'avenir des usines de la marque. Citroën n'est pas en meilleure posture. La marque aux chevrons a vu ses immatriculations chuter de plus de 35%, à 19.600 unités.
Renault, pour sa part, tient bon. Le constructeur dirigé par Luca de Meo stabilise ses immatriculations au mois d'octobre, à 94.000 unités en Europe. Ce qui représente une petite baisse de 1,5%. Le groupe affiche cette même dynamique depuis le début de l'année. Avec 952.000 unités écoulées, le constructeur, maison mère de la marque au losange, de Dacia et Alpine, préserve une part de marché près de 11% sur le Vieux Continent.
En Europe, les chiffres de l'ACEA font état d'une petite hausse des immatriculations au mois d'octobre. Celles-ci progressent de 1,1%, à 866.000 unités écoulées. Maigre motif de satisfaction : les immatriculations de voitures électriques progressent de 2,4%, à 125.000 unités. Mais pas question de sabrer le champagne. Sur ce créneau, « le volume du marché depuis le début de l'année demeure inférieur de 4,9% à celui de la même période l'année précédente », déplore l'ACEA.
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Le lobby souligne que la part de marché des voitures électriques s'établit à 14,4%. On est bien loin des 21% ou 23% que les constructeurs doivent atteindre l'année prochaine pour respecter les normes CO2 de l'Union européenne. S'ils ne sont pas dans les clous, ils s'exposent à de très lourdes amendes. Voilà pourquoi l'ACEA appelle Bruxelles à réviser la réglementation. Pou rappel, elle doit aboutir à l'interdiction des ventes de voitures à motorisation thermique neuves d'ici à 2035.
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Le lobby peut compter sur le soutien de la France. Paris cherche à convaincre la Commission européenne de revoir sa position.
D'après le ministre, le gouvernement continue de discuter avec ses « partenaires européens » afin de « trouver une voie de passage ».