Automobile : vers un durcissement du bonus-malus
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L'enveloppe de soutien aux véhicules propres est réduite de 500 millions d'euros.
Reuters
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L'enveloppe de soutien aux véhicules propres est réduite de 500 millions d'euros.
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C'est une mauvaise nouvelle à laquelle l'industrie automobile s'attendait. Le gouvernement a décidé, dans son projet de budget 2025 présenté ce jeudi, de s'attaquer au système de bonus-malus pour réaliser des économies. Concrètement, l'enveloppe de soutien aux véhicules propres est réduite de 500 millions d'euros « pour atteindre 1 milliard d'euros en 2025 ».
L'exécutif précise qu'il y aura ainsi « une rationalisation du nombre de dispositifs » d'aides. Cela devrait avoir des conséquences sur le montant du bonus écologique pour l'achat d'une voiture électrique, aujourd'hui fixé à 4.000 euros. On ignore, encore, si le « leasing social » sera renouvelé. Cette mesure fera nécessairement grincer des dents chez les constructeurs comme Renault et Stellantis. Tous redoutent que cela plombe davantage les ventes de voitures électriques.
En parallèle, le gouvernement annonce un durcissement du malus, ou écotaxe, automobile. Aujourd'hui, les véhicules thermiques qui émettent plus de 118 grammes de CO2 par kilomètre sont taxés. Mais ce seuil sera abaissé de 5 grammes en 2025, puis de 7 grammes en 2026, comme en 2027. Cette taxe s'élevera à 50 euros par gramme de CO2 supplémentaire. Les véhicules les plus polluants, ceux qui émettent plus de 185 grammes, seront en outre de plus en plus taxés, jusqu'à 90.000 euros à l'achat en 2027 pour les grosses berlines, SUV et modèles sportifs.
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Le « malus masse », qui vise les véhicules les véhicules les plus lourds, sera aussi durci. Le seuil de déclenchement de cette taxe va passer de 1,6 à 1,5 tonne. Enfin, « le bénéfice de l'abattement dont profitent aujourd'hui tous les véhicules hybrides non-rechargeables sera limité aux seuls véhicules performants sur le plan environnemental », indique le projet de budget. Au total, ces différentes mesures devraient « produire 300 millions d'euros de recettes » pour l'Etat à compter de 2026.