La filière automobile se rebiffe contre un durcissement du malus
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Luc Chatel, le président de la PFA.
© Stephane Mahe / Reuters
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Luc Chatel, le président de la PFA.
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La filière automobile française est très remontée. Sa crainte ? Que le gouvernement durcisse le barème du malus écologique. Aujourd'hui, les voitures émettant plus de 118 grammes de CO2 par kilomètre sont taxées. Or d'après le quotidien Le Monde, l'exécutif réfléchit, dans le cadre de la préparation de la loi de finances, à abaisser ce seuil à 113 grammes l'année prochaine, puis à 106 grammes en 2026, et enfin 99 grammes en 2027.
Cette perspective suscite une levée de boucliers dans l'industrie automobile. Ce mercredi, Luc Chatel, le président de la Plateforme automobile (PFA), le lobby du secteur, a partagé sa colère lors d'une audition au Sénat. D'après lui, cette mesure revient à s'attaquer au porte-monnaie de « monsieur et madame tout le monde ».
Plusieurs modèles parmi les plus appréciés des Français, dont des citadines, risquent d'être taxés. « La Dacia Sandero et la Citroën C3 subiraient ainsi, en 2025, une augmentation du malus de 77% », indique un bon connaisseur du dossier, qui évoque un gain de 26 millions d'euros pour l'État. D'après lui, des versions à motorisation hybride de certains modèles phares seraient, pour la première fois, soumises au malus. A l'instar des Fiat 500, des Peugeot 308, ou encore des Toyota Yaris Cross.
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Les constructeurs et équipementiers ne cachent pas leur agacement. Beaucoup fustigent une offensive contre la « mobilité abordable ». C'est le cas du dirigeant d'une grande marque française. S'il dit « comprendre le bien-fondé de cette mesure, qui vise à diminuer les émissions de CO2 », celui-ci déplore « cette pression sur la mobilité abordable ». Même son de cloche chez un gros équipementier. « Notre sujet, aujourd'hui, c'est que les voitures restent aussi abordables que possible », affirme un dirigeant.