Forvia souffre de la morosité du marché automobile
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L'ex-Faurecia s'attend à une marge opérationnelle comprise entre 5% et 5,3% en 2024.
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L'ex-Faurecia s'attend à une marge opérationnelle comprise entre 5% et 5,3% en 2024.
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Les temps sont durs pour Forvia. L'équipementier pâtit de la morosité du marché de l'automobile. Au point de réviser, ce vendredi, ses objectifs de résultats pour cette année. Désormais, l'ex-Faurecia s'attend à une marge opérationnelle comprise entre 5% et 5,3%, contre une fourchette de 5,6 à 6,4% auparavant. Idem pour son chiffre d'affaires. Le neuvième équipementier mondial anticipe des ventes comprises entre 25 et 27,2 milliards d'euros, contre 27,5 et 28,5 milliards précédemment. Pas de quoi, cependant, refroidir les investisseurs: le titre progressait de plus de 8% en Bourse ce vendredi, à 9,56 euros. C'est la première fois qu'il remonte après avoir baissé de manière quasi-ininterrompue depuis la mi-mai, où il valait plus de 16 euros.
Patrick Koller, le directeur général du groupe qui fournit Stellantis, Mercedes ou encore BYD en habitacles, phares et systèmes d'échappements, se montre pessimiste pour les mois qui viennent. Interrogé par l'AFP, il évoque une série de « mauvaises nouvelles » qui empêchent, selon lui, d'envisager un rétablissement du marché automobile d'ici la fin de l'année. Le dirigeant affirme qu'il misait sur « les moteurs thermiques » pour compenser « la réduction de la motorisation électrique ». Mais « ça ne s'est pas fait », déplore-t-il. De même, Forvia tablait sur une accélération des ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables. Mais celle-ci, là encore, n'a pas eu lieu.
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Si Patrick Koller considère « inéluctable » la décarbonation de l'automobile, il considère que le chemin vers l'objectif de zéro émissions en 2035 ne sera pas, comme certains ont pu le penser, « linéaire ». Il affirme que le marché de l'électrique, qui connaît un trou d'air depuis cet été, a plus que jamais besoin de « voitures à des prix beaucoup plus attractifs ». C'est d'ailleurs la stratégie des grands constructeurs, qui sont en train de mettre sur le marché des citadines moins chères. À l'instar de la R5 de Renault ou de la Leapmotor T03 de Stellantis.