Bruxelles précise son « plan d’urgence » pour l’industrie automobile
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Stéphane Séjourné est le vice-président de la Commission européenne en charge de la stratégie industrielle.
Reuters
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Stéphane Séjourné est le vice-président de la Commission européenne en charge de la stratégie industrielle.
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La Commission européenne a finalement suivi les desiderata de l'industrie automobile. Lundi, Usrula von der Leyen, sa présidente, a annoncé qu'elle écartait la perspective d'amendes, cette année, pour les constructeurs en retard dans leurs ventes de voitures électriques. Et c'est à Douai, dans les Hauts-de-France, sur les terres de Renault, qu'elle a finalement levé le voile, ce mercredi, sur son « plan d'urgence » pour sortir la filière automobile de la crise.
À l'usine Ampère du groupe au losange, qui fabrique notamment la nouvelle R5 électrique, Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission européenne en charge de la Stratégie industrielle, a détaillé ces mesures. « L'Europe ne peut pas être puissante sans une industrie automobile prospère, autonome et diversifiée, a-t-il justifié. Elle n'a pas vocation à être l'usine d'assemblage du monde, mais à disposer de sa propre chaîne de production. »
Outre un mécanisme de « flexibilité » concernant les amendes, Bruxelles entend stimuler la demande, aujourd'hui atone, pour des véhicules électriques encore bien plus chers que leurs équivalents thermiques.
L'Europe pourrait notamment s'inspirer du bonus « écoconditionné » à la française. Celui-ci permet d'exclure du bénéfice des aides les voitures électriques produites en dehors de l'Union européenne. C'est ce mécanisme qui a récemment privé la citadine Leapmotor T03 de Stellantis du bonus écologique, assemblée en Pologne mais avec des pièces et équipements chinois.
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La Commission européenne souhaite aussi mettre en place des obligations de verdissement des flottes d'entreprises. « À chaque fois qu'une entreprise renouvellera sa flotte, elle devra acheter des voitures électriques », a insisté Stephane Séjourné. Ce sujet est crucial, afin de faire grandir le marché de l'occasion pour les voitures électriques, aujourd'hui embryonnaire, et essentiel pour démocratiser ces véhicules auprès du grand public.
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