Comment la voiture électrique s'est enfin imposée au monde

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Les ventes en France ne cessent de progresser et tous les pays d'Europe sont en train d'opérer la bascule. Certains pays ont déjà pris de l'avance comme la Norvège où un tiers des immatriculations sont des voitures 100% électriques. Au Japon, il y a désormais plus de bornes de recharge que de stations-service. En Californie, berceau de la marque Tesla, il n'y a rien de plus cool que de rouler en voiture électrique.
Les ventes en France ne cessent de progresser et tous les pays d'Europe sont en train d'opérer la bascule. Certains pays ont déjà pris de l'avance comme la Norvège où un tiers des immatriculations sont des voitures 100% électriques. Au Japon, il y a désormais plus de bornes de recharge que de stations-service. En Californie, berceau de la marque Tesla, il n'y a rien de plus "cool" que de rouler en voiture électrique. (Crédits : Décideurs en région)
Après avoir longtemps suscité le scepticisme, la voiture 100% électrique se découvre un nouveau et ambitieux départ. En un an, les constructeurs ont annoncé plus de projets que durant les vingt dernières années. Avec l’aide des pouvoirs publics bien entendu... Mais pas seulement!

Faut-il remercier Elon Musk d'avoir élevé la voiture électrique au rang d'objet de valorisation sociale avec ses voitures de luxe ? "La popularisation de la voiture électrique s'est faite par le haut de gamme", admet Guillaume Crunelle, analyste spécialiste de l'automobile chez Deloitte. Pour Hadi Zablit, directeur associé au Boston Consulting Group et spécialiste de l'automobile, le réveil de la voiture électrique est "le résultat des efforts d'investissements des constructeurs depuis plusieurs années".

Les mentalités ont également évolué. Les consommateurs sont plus sensibles au discours sur l'impact environnemental de la voiture électrique, et sont moins récalcitrants face aux contraintes de cette technologie. D'après Guillaume Crunelle, "la motorisation hybride a permis d'accompagner l'émergence de l'électrique dans l'esprit des conducteurs". Et d'ajouter : "il est important de noter que la majorité des acheteurs sont des particuliers".

Une technologie naguère moquée

Il y a quelques années encore, les promoteurs de la voiture étaient pourtant moqués. Carlos Ghosn a été largement critiqué pour le déploiement d'un plan produit jugé surdimensionné compte tenu des débouchés. Sa projection d'un marché pur électrique équivalent à 10% du marché automobile mondial à horizon 2020 est désormais considérée comme hors d'atteinte. C'est tout juste si les analystes s'accordent sur le chiffre de 1%, dans le meilleur des cas. De plus, l'effondrement des cours du pétrole ne plaide pas en faveur d'un tel scénario. Mais, le patron de Renault et Nissan serait sur le point de prendre sa revanche.

Les ventes en France ne cessent de progresser et tous les pays d'Europe sont en train d'opérer la bascule. Certains pays ont déjà pris de l'avance comme la Norvège où un tiers des immatriculations sont des voitures 100% électriques. Au Japon, il y a désormais plus de bornes de recharge que de stations-service. En Californie, berceau de la marque Tesla, il n'y a rien de plus "cool" que de rouler en voiture électrique.

En retard sur le sujet, l'Allemagne vient d'annoncer un ambitieux programme de soutien à la voiture électrique. Il a fallu convaincre le très conservateur ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, par principe opposé à l'idée de subvention, pour lancer un plan d'un milliard d'euros dont 600 millions consacrés à l'aide à l'achat.

Le coup de boost chinois

Pour Hadi Zablit, la bascule pourrait en réalité venir d'ailleurs. "C'est en Chine que nous voyons les plus importants investissements dans la voiture électrique", constate l'expert du Boston Consulting Group. Depuis quelques années, les autorités des grandes métropoles ont imposé un certain nombre de restrictions de circulation aux voitures thermiques. Des quotas d'immatriculations ont également été imposés aux voitures à motorisations classiques. Cette politique a été un puissant levier d'accélération des investissements des constructeurs pour ce marché gigantesque qu'est la Chine.

Pour le gouvernement, la voiture électrique revêt surtout un enjeu stratégique majeur. Cette technologie n'est pas encore verrouillée par un leadership de quelques constructeurs. Pour Pékin, la voiture électrique est une opportunité en or pour hisser ses constructeurs nationaux sans être à rebours des autres groupes.

L'exemple de DongFeng Motors illustre bien cette stratégie. Fort de ses nombreux partenariats industriels, le constructeur chinois fait le plein de transferts de technologie en matière de voiture électrique. Il a fondé Venucia, une marque 100% électrique, en coentreprise avec Nissan. Il va également se fournir auprès de Renault en voitures électriques qui seront badgées d'une nouvelle marque. Il vient enfin de signer un accord avec PSA pour concevoir des voitures électriques de segment B et C à horizon 2019.

En vérité, les marques chinoises ont déjà pris du retard sur les marques étrangères. BYD, un des plus grands constructeurs automobiles chinois, a lancé une voiture électrique, mais qui ne propose guère plus de 70 km d'autonomie... En Europe, BMW et Renault s'apprêtent à lancer une nouvelle génération de voitures électriques dotées de 300 km d'autonomie.

Une nouvelle problématique industrielle

Au-delà de la dimension technologique, l'enjeu de la voiture électrique est aussi un enjeu industriel. Pour abaisser le prix des batteries, il faut passer à une production de masse pour dégager des économies d'échelles.

C'est tout l'intérêt de la Model 3 de Tesla qui doit permettre de booster la production à 500.000 voitures par an en 2020 contre 50.000 aujourd'hui. Pour cela, la firme californienne construit une usine géante dans le Nevada spécialisée dans les seules batteries. Volkswagen envisage également de bâtir une usine géante en Allemagne pour fabriquer ses propres batteries électriques en réalisant des économies d'échelles.

Les constructeurs ne veulent plus acheter des voitures électriques comme le faisait PSA jusque-là en achetant ses Peugeot Ion et ses Citroën C-Zéro chez Mitsubishi. "Les constructeurs ne se contentent plus d'acheter des moteurs électriques, ils les fabriquent eux-mêmes ce qui leur permet d'économiser entre 15 et 20% sur cette pièce", explique Hadi Zablit.

Toyota pense déjà au coup d'après

Mais tous les constructeurs ne font pas le pari de la voiture électrique. Le numéro un mondial de l'automobile semble faire quasiment l'impasse sur cette technologie. Toyota a développé des petits modèles électriques qui sont destinés à des solutions de mobilité urbaine, de type Autolib. Le japonais qui maitrise pourtant la technologie de l'électrification avec sa longue et fructueuse expérience dans les hybrides préfère plutôt préparer le coup d'après. Toyota fonde de grands espoirs sur la technologie de la pile à combustible à hydrogène. Mais la Miraï sera confrontée à l'absence d'infrastructures d'approvisionnement.

Car c'était bien l'insuffisance des infrastructures qui mettait la voiture électrique en difficulté. La mobilisation des pouvoirs publics, et les efforts des constructeurs semblent avoir enfin restauré l'attrait de cette technologie. "Le sens de l'Histoire, c'est qu'il y aura de plus en plus de voitures électriques, la subvention publique est un accélérateur", insiste Guillaume Crunelle. Et si Carlos Ghosn s'était seulement trompé de quelques années ?

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a écrit le 01/06/2016 à 14:02 :
Il faut parler un langage clair ,
La voiture batterie est limitée à l'usage citadin .
La voiture pile à combustible donc à hydrogène est la seule solution qui permet un usage en tout point comparable à la voiture à essence .
Toyota voit clair . Quel dommage que Peugeot n' est pas conclu une alliance il y a 15 ans avec ce cn structure visionnaire par la faute d' une famille d'actionnaires dépassés .
a écrit le 01/06/2016 à 9:48 :
AVEC LE STOKAGE DE L ENERGIE ET LA VOITURE ELECTRIQUE LE MONDE ECONOMIQUE VAS REDISTRIBUER LES CARTES ENTRE PAYS RICHE EN PETROLE ET LES PAYS QUI AURONS LE PLUS INVESTIE DANS LES ENERGIES NOUVELLES? CAR MEME L URANIUN VAS COMMENCE A MANQUE? ET SI CES DECOUVERTES EN NOUVELLES TECNOLOGIE VONT PLU VITE.? BIENTOT LES DEGAT SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE CESERONS? C EST POUR L AVENIR DE TOUTE L HUMANITE???
a écrit le 31/05/2016 à 22:04 :
Ne comparez pas les voitures électriques Testla avec celles de Renault. Ce n'est pas du tout le même créneau :
 
==> Le modèle de Tesla d'entrée de gamme la "Tesla Motors Model S Electrique 70 kWh (4p.)" coute 83 300 €.
 
==> Le modèle de Renault d'entrée de gamme la "Zoé" ne coûte que 22 000 €?
 
Donc les comparer me paraît assez ridicule. Il faut voir qu'une BMW I3 coûte déjà le prix de 2 Zoé's. Pour moi, c'est l'illustration que leurs constructeurs ne veulent pas les vendre et qu'ils privilégient leur com..
 
Comme je l'ai dit dans mon précédent post, ("L'empreinte écologique .... a écrit le 31/05/2016 à 14:59") auquel vous pouvez vous référer, la voiture électrique a une empreinte écologique déplorable donc je n'en achèterai pas quelque soit son prix.
 
Maintenant, ne critiquez pas trop Renault car, en matière de voitures électriques, j'ai découvert dans un article (désolé, je n'ai pas réussi à le retrouver et ce n'est pas spécifié dans les fiches techniques !...) qu'il n'utilisait pas de moteurs électriques à aimants permanents dont la fabrication est une catastrophe écologique à cause de l'extraction des terres rares dont la Chine détient pratiquement le monopole. Il a préféré les aimants bobinés qui, un peu plus lourds certes, sont beaucoup plus écologiques. Mais dans tous les cas, le non-sens vient de la fabrication des batteries non recyclables et leurs longues recharges, imposant une production démesurée d'électricité (nouvelles centrales nucléaires) pour une autonomie ridicule (150 km) pour un poids de batteries raisonnable. Ce non-sens vient aussi de l'implantation des bornes de recharges qu'il faudrait poser à chaque place de parking car la majorité des voitures "couchent" dehors. Elle occuperaient alors une place phénoménale pour un intérêt très limité. Enfin, le non-sens viendrait aussi de l'augmentation inévitable du prix du kilowatt, et du coût exorbitant des modifications des infrastructures routières et autoroutières existantes.
 
Dans l'état actuel de la technologie, la voiture électrique n'est pas viable et les piles à hydrogène ne sont pas pour demain à cause de leur production industrielle. Les scientifiques l'annoncent pour pas avant 2040. Jusque-là, que fait-on ?.. Certes, les démonstrations isolées sont très séduisantes mais elles ne servent qu'à faire de la com.
 
Toute la liste des exemples de "Véhicules électro-solaires a écrit le 31/05/2016 à 15:58" pourraient entraîner l'adhésion mais le hic, c'est que depuis qu'on les fabrique, qu'on en parle qu'on en fait l'éloge, la voiture électrique pure ne décolle pas. Je ne suis donc pas prêt d'acheter une voiture électrique même de 10 000 € seulement utilisable pour faire des ronds autour de mon pâté de maisons !...

Ce n'est qu'un point de vue personnel, je ne demande qu'à être convaincu mais ce n'est pas gagné !...
a écrit le 31/05/2016 à 21:25 :
Dès qu'une voiture abordable fait (plus de) 700km d'affilée, je suis preneur. Quand je monte en Suède, ça fait 1780km (Malmö) depuis la Savoie avec une étape à mi-chemin.
Heureusement que ça progresse, avant elles ne faisaient pas 100km, surtout avec les phares ou essuie-vitres (trop lourd le plomb, mais la Jamais Contente, électrique, avant 1900 a dépassé les 100km/h)).
Le pétrole est encore ce qu'il y a de plus énergétique au litre (< 1kg) transporté, mais si une alternative arrive, on n'y est pas "attachés" (les gens parlent du diesel mais oublient les vapeurs de benzène (leucémie) de l'essence).
a écrit le 31/05/2016 à 15:58 :
Sur le point d’arriver et les plus performants au plan optimisation de l’énergie et donc des ressources sont les véhicules électro-solaires classe «Cruiser» 2/4 places : très bonne autonomie y compris de nuit (ex : 830 km de jour pour l’eVe Sunswift et plus de 500 km la nuit à + de 106 km/h constants, homologués par la FIA, Guiness etc, plus encore pour la Stella Solar Lux) - 10 fois moins de batterie que pour un VE classique = 60 kg maxi - très peu ou pas de bornes de recharges à prévoir - donc pas d’impact sur le réseau électrique mais au contraire fourniture possible d’énergie (6 à 15 m2 de solaire / véhicule vitrages inclus rendement 30% et +) - excellente efficacité énergétique (supérieure d’un facteur 12 comparé aux VE actuels) donc également excellent bilan par le minimum de matières premières utilisées - faible poids, tb aérodynamisme, rendement de plus de 98% des moteurs dans les roues 1,5 KW, récup. de plus de 80% d’énergie au freinage, excellents Cx/Cd (0,07 au mieux comparé à 0,24 pour Tesla) et coef. de roulement - potentiel d’améliorations (rendement solaire, batterie etc) encore important - Voir modèle commercial proche Immortus EVX 2 places 150 km/h 550 km d’autonomie (Australie), Swinburne Solar X, 4 modèles Hanergy Solar (Chine) en collaboration avec Tesla, déjà autorisées sur route Stella Solar 4 places 730 km d’autonomie de jour et 430 km la nuit à plus de 100 km/h constants, eVe Sunswift Solar 2 places (140 km/h), SolarWorld GT (plus d’1 million de km par tous temps), Sunriser Solar (ThyssenKrupp / Bochum Univ), OWL (Kogakuin Univ, Japon), Lodz Solar 4 places 100 km/h 1500 km d’autonomie (Pologne), Calgary Solar, Daedalus Solar, Eos Solar (Univ. Minnesota), Aruna Solar 4 places 500 km d’autonomie (Univ. Technique d’Istanbul - Turquie), SERve (Solar Electric Road Vehicle / Tata et Manipal Univ. Inde) Tafe SA, Solar Mobil Malindra, Midnight Sun XI Solar, Navitas Solar Purdue, Stanford Luminos, Rice Solar Car (solaire urbaine Etats-Unis), Archimede Solar Car (Italie) etc. Jonction en cours avec les véhicules électriques encore nettement moins efficients. Plus de 60 universités de pointe concernées dans le monde (Stanford, MIT, Eindhoven, Twente, Bochum, NSW Univ, Caltech, Calgary, Purdue, Malindra etc) + retombées technos. A noter également pour améliorer les véhicules thermiques actuels il existe HySolarKit ou autres EVX (Australie) qui sont des kits pour convertir un véhicule essence classique en véhicule hybridosolaire. Ces systèmes permettent de réduire la consommation de 20 à 40% selon les usages, de même que les émissions polluantes, avec un coût très faible comparé à l’achat d’un véhicule hybride.

Exemple : Sunriser Solar de ThyssenKrupp et Bochum Univ :

http://bosolarcar.de/thyssenkrupp-sunriser/

eVe Sunswift de l'UNSW Australie :

https://www.youtube.com/embed/1bUd-5wqncI

.
a écrit le 31/05/2016 à 15:13 :
La voiture électrique est très bien pensée. Ce qui l'est beaucoup moins est le fait d'un réseau quasiment inexistant des bornes. En effet, une expérience vient d'être faite entre Paris et Deauville. Cela a été une vraie galère où cela s'est soldé par un véhicule de dépannage. De plus, lorsque le parc automobile français sera pourvu du tout électrique, il faudra penser à ériger deux centrales nucléaires, supplémentaires. En Allemagne c'est 15 centrales, fonctionnant au charbon, qu'il faudra prévoir et la Chine devra doubler sa capacité de centrales électriques, toutes polluantes. Nous sommes bien loin du traité de la COB 21. Au lieu d'assainir l'air, nous allons l'emprisonner, faute d'avoir pensé l'au-delà du tout électrique pour les voitures. Qu'ont fait toutes nos matières grises. Les lobbys ont pensé, d'abord, aux rentrés de trésoreries, mais certainement pas à l'environnement, proprement dit.
a écrit le 31/05/2016 à 14:59 :
.... de la voiture électrique est catastrophique en raison des pollutions engendrées par son contexte de fabrication : aimants permanents des moteurs à partir des terres rares à l'extraction très polluantes, batteries difficilement recyclables, faible autonomie, incapacité de s'intégrer dans les infrastructures existantes sans importantes modifications, etc....
 
La voiture électrique est certainement un aboutissement de la technologie automobile. Ce n'est donc pas un véhicule de la transition énergétique. La voiture thermique est la technologie dont il faut se séparer à terme.
 
Il me paraît évident que, pendant la période transitoire c'est la voiture hybride qui doit être privilégiée. Seulement voilà, il y a deux types d'hybride :
 
1 ==> la voiture à motorisation thermique principale et électrique d'appoint. C'est le cas des voiture que l'on connaît le plus couramment (Prius, Leaf, etc...)., au dessus d'une certaine vitesse, ce sont de pures voitures thermiques à l'autonomie électrique très faible.
 
2 ==> le voiture à motorisation électrique principale et thermique auxiliaire servant principalement à produire l'énergie électrique (groupe électrogène embarque). Il peut y avoir des batteries comme dans la Chevrolet Vols, l'Opel Ampera pour suspendre périodiquement l'usage du moteur thermique mais pas obligatoirement. Dans ce dernier cas, le thermique tournerait en permanence comme dans 90% des voitures actuelles mais dans des conditions et des régimes propices à une meilleure économie de carburant donc de pollution.
 
A mon sens, c'est le 2ème type d'hybride qui me paraît le plus efficace mais ce n'est pas du tout la voie empruntée par les constructeurs. Il est vrai que le 1er type, thermique pur sur des longs trajets, permet de préserver les profits des lobbies pétroliers !...
 
Cette configuration n'est pas nouvelle puisque déjà le Normandie (1934), le Queen Mary (2001) et tout récemment l'Harmony of Seas (2016) étaient et sont mus par des moteurs électriques (dans des pods orientables pour les deux derniers) alimentés par une grosse génératrice tournant grâce à de gros moteurs diesel et turbines à gaz.
a écrit le 31/05/2016 à 14:55 :
on se rapproche d'un scénario déjà vécu pour le photovoltaïque; subsides pour une voiture soit disant verte, car comme les panneaux solaires, la batterie est une catastrophe écologique, mais on se garde bien de le dire; la charge de la batterie sera faite avec du courant produit (le plus loin possible de chez nous, svp) avec des énergies fossiles, nucléaire et/ou de schiste (l'éolien n'est pas fiable, le solaire est en panne de subventions pour acheter des panneaux chinois), mais on se garde bien de le dire; le consommateur, tout aussi opportuniste que le politicien, fait mine de ne pas savoir et applaudit l'élan écologique du monde... comme après COP21 ...

Aurons-nous un jour la volonté et le courage d'analyser objectivement la situation et d'aborder la problématique énergétique en rangs serrés pour proposer une solution globale, intégrant toutes les formes d'énergie disponibles? Le sujet est complexe et ne pourra être (dé)laissé à nos chers élus; qui saura alors rassembler, proposer et légiférer en toute connaissance de cause? Il ne s'agira pas ici de jouer à la baballe, comme nos chers élus aiment à le faire, mais bien d'imposer des règles du jeu que tous devront respecter.

A suivre ...
a écrit le 31/05/2016 à 11:49 :
Toyota a bien raison ! Le futur est a l'hydrogène, mais pas seulement par la pile à hydrogène, qui posera les mêmes problèmes de fin de cycle que les batteries utilisées dans les voitures électriques, mais par l'hydrogène liquide, a l'identique du GPL.
Les problèmes des voitures électriques est la non possibilité de retraiter les batteries en fin de cycle compte tenu des produits très toxiques qu'elles contiennent, il faut les enterrer, comme les déchets nucléaires, belle catastrophe écologique en perspective !
L'auteur de l'article se gargarise de la marque Tesla. Sauf que pour tenir les 400km d'autonomie promis par la marque, il faut 800 kg de batterie !
Pour faire le même trajet en voiture à essence, il faut 16 kg de carburant ! Et il faut compter avec la Tesla avec la pollution due aux frottement des pneus sur le bitume et le dégagement des particules des disques de freins, pollutions plus élevées dues au poids et à l'inertie du véhicule au regard des véhicules à essence dont ces deux facteurs sont beaucoup moins élevés.
Réponse de le 31/05/2016 à 18:27 :
Faux pour le freinage de la Tesla quant aux particules des freins.
Le KERS récupère une bonne partie de l'énergie du freinage, les propriétaires de Tesla changent rarement leurs freins, certains ont même eu des problèmes car ils ne servaient pas suffisamment... :)
a écrit le 31/05/2016 à 11:43 :
Sinon, il y a des grèves un peu partout, si vous avez envie d'être "au courant"...
a écrit le 31/05/2016 à 11:19 :
combien peut-on économiser en chauffage électrique en isolant toutes les habitations et bureau? pour le réinjecter dans des voitures électriques?
a écrit le 31/05/2016 à 10:16 :
Faudrait aussi répondre à une problématique écologique. La fabrication des batteries est polluante. Leur recyclage pas toujours possible. La fabrication d'électricité pour les charger faite grâce aux énergies fossiles (pétrole, charbon). Certes ça pollue moins en ville mais çe ne fait que déplacer le problème....
a écrit le 31/05/2016 à 9:53 :
Et bien sur ..! Dans peu de temps on augmentera le prix de l'électricité?
a écrit le 31/05/2016 à 9:48 :
Le basculement vers le véhicule électrique peut être une bonne chose, mais ne sera certainement pas viable écologiquement si tout le parc actuel est remplacé (cela représenterait 10 nouvelles centrales EPR rien que pour les voitures). La production d'électricité nécessaire serait telle qu'il semble impossible de faire un basculement totale. L'autre question des batteries se pose. Pour l'instant non recyclées et utilisant des ressources en silicium et autre qui sont très limitées. La solution est d'éviter le tout voiture individuelle, si on considère en plus des pays comme la Chine et l'Inde quisont loin du nombre de voitures par personne de pays comme les US ou l'Europe on voit bien que c'est difficilement soutenable
Réponse de le 31/05/2016 à 11:32 :
Éviter le tout individuel ? Il faudrait que sachiez convaincre les quelques milliards d'individus qui tiennent à leur liberté individuelles !
a écrit le 31/05/2016 à 9:30 :
De même que les bosses de ralentissement sur les routes ont ruiné de marché des voitures de sport ultra basses et promu les 4x4 aux suspensions à large débattement, de même la passivité des pouvoirs publics empêche l'installation des très nombreuses bornes électriques nécessaires à l'essor de la voiture électrique, à cause d'une réglementation obsolète du domaine public. Comme toujours, la bureaucratie est un frein au développement.
a écrit le 31/05/2016 à 9:10 :
En seconde voiture c'est très bien, la bonne solution !
a écrit le 31/05/2016 à 8:59 :
Citer Carlos Gohn est quand meme paradoxal: les voitures electriques de renault on fait un bide ! Le succes vient de Tesla, pas de renault. Et rien ne prouve que renault puisse avoir une position majeur dans l electrique. Autrement dit, pourquoi citer Goshn comme un visionnaire alors qu il avait "resultat juste mais raisonnement faux". A ce niveau on peut aussi citer Segolene comme une visionnaire (Heuliez faisait aussi de l electrique non ?)
a écrit le 31/05/2016 à 7:51 :
Tant que l'auteur de l'article et ses collègues ne rouleront pas eux-mêmes en "voiture électrique", celle-ci ne se sera en rien "imposée au monde". Et on ne peut pas comparer le véhicule à pile à combustible avec la technologie des accumulateurs rechargeables bien plus limitée.

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