Dieselgate : première arrestation d'un ancien responsable d'Audi

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Un ancien responsable d'Audi, filiale de Volkswagen, a été arrêté en Allemagne, une première dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués, a indiqué vendredi le Parquet général de Munich, quelques heures après l'annonce d'une inculpation par les autorités américaine.
"Lundi un inculpé a été arrêté, il a été présenté au juge mardi et un mandat d'arrêt a été émis. L'accusé se trouve depuis en détention provisoire", a indiqué une porte-parole du parquet, confirmant une information du magazine Der Spiegel, mais sans citer de nom. D'après le journal allemand, il s'agit de Giovanni P. qui était jusqu'à il y a quelques mois responsable du développement des moteurs diesel chez Audi, marque haut de gamme de Volkswagen.
Cette même personne, présentée aux Etats-Unis comme Giovanni Pamio, un Italien de 60 ans, a été inculpé par les autorités américaines, accusé d'avoir joué un rôle dans la "conspiration" visant à tromper les autorités et les automobilistes américains sur le niveau réel des émissions de gaz polluantes de modèles Audi, a expliqué jeudi soir le département américain de la Justice (DoJ) dans un communiqué.
Fin 2015, Volkswagen avait reconnu avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600.000 aux Etats-Unis, d'un logiciel faussant le résultat des tests anti-pollution et dissimulant des émissions dépassant jusqu'à 40 fois les normes autorisées. Le groupe a mis fin aux poursuites américaines en échange du paiement d'une amende criminelle de 2,8 milliards de dollars. Au total, le premier constructeur automobile mondial a accepté de verser 23 milliards de dollars aux Etats-Unis, en particulier pour indemniser quelque 600.000 automobilistes et réparer les dégâts causés à l'environnement.
D'environ 2006 à 2015, Giovanni Pamio a géré une équipe d'ingénieurs responsables de la conception de systèmes de contrôle des émissions, y compris d'oxyde d'azote (NOx) pour les véhicules diesel aux Etats-Unis.
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Ils ont "délibérément choisi de ne pas mentionner ces logiciels et ils ont en toute connaissance de cause assuré que les véhicules respectaient les normes américaines sur les émissions de NOx", ajoute le document.
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Les autorités américaines avaient procédé à la première inculpation d'un salarié de Volkswagen dans cette affaire en septembre 2016, un ingénieur américain qui avait plaidé coupable pour éviter un procès. Six autres cadres de l'entreprise ont depuis été mis en cause, dont un a été arrêté en janvier à Miami.
(Avec AFP)
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