Dieselgate: Renault et Stellantis rejettent les accusations de tricherie
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Peter Nicholls
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Une instruction sans fin... Quatre ans après la transmission, par la DGCCRF, d'un dossier extrêmement technique incriminant les méthodes des constructeurs automobiles, la justice française vient seulement de prononcer des mises en examen. Renault et Stellantis via ses marques Renault, Citroën et bientôt Fiat, sont donc officiellement poursuivis par la justice, soupçonnés d'avoir mis en place des dispositifs illégaux de désactivation des équipements anti-pollution.
Les constructeurs automobiles sont pourtant formels: ces accusations sont totalement infondées. Selon eux, les dispositifs logiciels qui commandent les équipements anti-pollution respectent les normes en vigueur. Gilles Le Borgne, ex-patron de la R&D de PSA à l'époque des faits, désormais chez Renault aux mêmes fonctions, ne décolère pas: "Renault conteste fermement les faits reprochés", a-t-il déclaré, cité par le site internet de Challenges.
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Déjà en 2017, alors que la DGCCRF avait décidé de transmettre le dossier visant cette fois PSA (aujourd'hui Stellantis), le même Gilles Le Borgne avait rejeté les accusations avec une émotion audible, lors d'une conférence téléphonique. "PSA n'a jamais trahi personne, ni les autorités ni ses clients, et nos voitures sont parfaitement conformes à la réglementation", avait-il alors lancé, rappelle Challenges. Pourtant, la DGCCRF avait construit son dossier sur la base d'auditions des équipes d'ingénieurs mais également sur des perquisitions.