«L'Europe doit accompagner la transformation de son industrie automobile»

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Jean-Michel Pinto (à g.) et Guillaume Crunelle.
Jean-Michel Pinto (à g.) et Guillaume Crunelle. (Crédits : dr)
Le cabinet Deloitte vient de publier une note où il recommande aux Etats et à l'Europe de redéfinir une doctrine afin de piloter la transformation de l'industrie automobile européenne. Pour Guillaume Crunelle, associé responsable du secteur automobile du cabinet d'audit, et Jean-Michel Pinto, directeur spécialisé en stratégie industrielle, le contexte de crise du coronavirus doit être une opportunité pour établir des nouvelles règles de gouvernance. Entretien.

LA TRIBUNE - Vous venez de publier une étude où, dans un contexte de crise et de transformation de l'industrie automobile, vous remettez au centre des enjeux le rôle de la puissance publique...

GUILLAUME CRUNELLE -  Il y a deux phénomènes qui se téléscopent: le premier, c'est un choc économique et industriel majeur induit par la crise du coronavirus; le second, c'est une transformation comportementale et technologique profonde de l'industrie automobile. C'est dans ce contexte que nous avons réfléchi aux pratiques de gouvernance qui vont être amenées à évoluer. Nous avons ainsi émis l'idée que le rapport à la mobilité était devenu majeur au point d'être élevé au rang de droit pour les citoyens. Le phénomène des Gilets Jaunes nous l'a rappelé. Il y a donc véritablement un aspect stratégique, au même titre que pour la Défense, à construire une vision d'avenir avec les pouvoirs publics sur ce que sera la mobilité de demain.

JEAN-MICHEL PINTO - Dans toutes les industries, il y a différentes phases. Dans les phases d'évolution, les États ne sont pas de bons...

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Commentaires
a écrit le 11/06/2020 à 23:47 :
Nous nous passerions volontiers de l’avis peu autorisé des petits comptables de cette société américaine.
a écrit le 10/06/2020 à 17:53 :
Le sponsoring quoi! pour quoi? un nouveau paradigme? en 2008 la question était la, mais bon faut croire qu'il y aura du sophisme sur la question, histoire qu'ils continuent finalement la mondialisation des ressources, et les tonneaux de Danaïdes pour la dette collective sans contreparties ....

Le lobbying est a fond, remarquez, si ceux qui voient leurs industries délocalisées en plus finance le projet, alors que les capitaux resterons aux "actionnaires", c'est ainsi que le message est fort!

Comme renault quoi....Du coup la dette et l'instabilité de celle ci sera pour les temps a venir des petits qui n'aurons rien dans leurs assiettes pendant que l'état filera du blé a ceux qui ont leurs impôts et leurs sièges sociaux ailleurs! C'est marrant, l'aide a l'afrique est une forme qui n'existe pas, donc l'humain, mais par contre injecter de l'oseille pour les mêmes sociétés qui disposent du CICE et autres pour qu'ils ne licencient pas, l'exemple de renault permet de savoir que l'on finance le capital a présent...

La bête s'abreuve, et permet finalement de voir l'impôt et la dette servir pour le vide conceptuel !

L'inter dépendance de l'économie fait donc que nos impôts ou la dette futur, sera donc le bienfait de gens qui n'ont aucun rapport avec le pays...

Avec l'aide pour les banques etc etc, j'imagine qu'il va falloir en saigniez des petits pour "investir" sans retour....

L'état ne fait pas de capitalisme, il le fait pour des actionnaires privés ! trop !

Pas de modèle, de vision, d'obligations, mais de l'oseille !

La narration économique qui aujourd'hui permet de constater un pays qui est désindustrialisé, pour ensuite inscrire ou gérer l'effet de souffle par constat.

C'est vrai que la marque tout ça, bon ben regardons la suite, nous allons finir par avoir une dette par habitant qui au moins permettra aux actionnaires de récupérer la mise.

C'est cool la bourse, l'économie, et tout et tout.....
a écrit le 10/06/2020 à 10:14 :
Encore une fois nous ne savons plus où s’arrêtent et commencent les intérêts publics et privés, les deux étant copieusement mélangés, ce principe de fonctionnement caractéristique au déclin.

Vous devenez tous inaudibles mais être tellement obnubilés par vos croyances et vos apparences que vous ne voyez rien, le déclin c'est toujours trop long vers la fin.
a écrit le 10/06/2020 à 8:45 :
Du fait de l'acharnement répressif et fiscal de l'état envers l'automobiliste, la chute le l'industrie automobile est inéluctable. Il faut laisser faire le marché qui devra investir dans la mobilité collective. Inutile de sauver une industrie sans avenir. Quand les familles possédaient un petit véhicule économique pour les trajets court, et un gros véhicule pour les longs voyages, ils n'ont maintenant qu'un seul gros véhicule très polluant pour tous les trajets.
a écrit le 10/06/2020 à 8:39 :
L'Europe, comme vous dites, doit faire disparaître les déplacements inutiles et ne pas chercher une excuse pour construire un empire. Le "local" et la communication numérique suffisent pour obtenir un véritable progrès!

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