Aux Etats-Unis, un protectionnisme XXL en vue dans l’automobile
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Donald Trump a indiqué qu'il se montrerait particulièrement sévère face à certains projets de délocalisation
JONATHAN ERNST
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Donald Trump a indiqué qu'il se montrerait particulièrement sévère face à certains projets de délocalisation
JONATHAN ERNST
L'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche suscite bien des interrogations dans le monde de l'automobile. Beaucoup se demandent quelle sera la politique et les priorités du nouveau président américain. Un point fait toutefois l'unanimité : son administration devrait privilégier, par tous les moyens, le « made in USA ». « On peut s'attendre à être dans une logique pro-business et pro-américaine », affirme Guillaume Crunelle, associé et spécialiste de l'automobile chez Deloitte. Celui-ci évoque la perspective d'« un renforcement des taxes à l'importation » et d'« une forme de protectionnisme vis-à-vis des pays qui ne produisent pas aux Etats-Unis ».
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Pour les constructeurs américains que sont General Motors, Ford ou Stellantis, « l'objectif de Donald Trump est clair : il s'agit de solidifier, de prioriser et de sanctuariser la production et les emplois aux Etats-Unis », poursuit-il. Alexandre Marian, directeur associé chez AlixPartners, envisage sur ce point des mesures et dispositions pour épauler les usines et augmenter les salaires des ouvriers. Il prend en exemple la réduction des charges sur les heures supplémentaires, souvent évoquée par Donald Trump. « Cela permettrait de baisser le coût de la main d'œuvre et de la production, et donc d'augmenter la compétitivité des usines », précise-t-il.