Amendes pour les constructeurs automobiles européens : Stéphane Séjourné a un « plan »
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Stéphane Séjourné a promis ce mardi devant les eurodéputés un plan pour « accélérer la demande » de véhicules électriques.
Reuters
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Stéphane Séjourné a promis ce mardi devant les eurodéputés un plan pour « accélérer la demande » de véhicules électriques.
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Durant son audition couperet au Parlement européen, Stéphane Séjourné, a été interpellé sur les potentielles amendes dont pourraient écoper les constructeurs automobiles européens qui n'atteignent pas les objectifs de réduction des émissions de CO2 en 2025.
Le centriste et prétendant au poste de commissaire européen à la Stratégie industrielle n'a pas voulu se prononcer sur une éventuelle suspension de ces sanctions, récemment réclamée par le ministre français de l'Economie, Antoine Armand. D'autant que la Commission européenne a estimé lundi dernier qu'il était « prématuré » de discuter d'une éventuelle suspension des sanctions.
« Il y a de la prévisibilité », « il reste encore un an avant la clause de revoyure [en 2026] et onze ans avant 2035 », date à laquelle l'Union européenne a prévu d'interdire la vente de véhicules thermiques neufs, a souligné Stéphane Séjourné. « Nous pouvons réussir », y compris à « éviter » les amendes « en allant plus loin dans les ventes » de voitures électriques l'année prochaine, a-t-il estimé. La question des amendes « ne se posera pas pour les constructeurs si jamais les ventes sont au rendez-vous », a-t-il appuyé.
Les constructeurs automobiles doivent respecter une moyenne annuelle d'émissions par voiture vendue en Europe. Cette norme dite « CAFE » (Corporate Average Fuel Economy) oblige les constructeurs à vendre progressivement des véhicules de moins en moins polluants. Elle a été globalement respectée jusqu'ici, mais elle doit franchir un nouveau palier à partir de janvier 2025, à 93,6 grammes de CO2/km en moyenne (une Renault Clio thermique de base en émet 120 par exemple, une Clio hybride 95 et une Mégane électrique zéro). Les constructeurs automobiles européens pourraient ainsi payer de lourdes compensations, fermer des usines, ou bien augmenter les prix de leurs voitures à essence.
La plupart des constructeurs automobiles européens ont réclamé des mesures d'aide urgentes, en particulier à cause de l'érosion des ventes de voitures électriques. Elles représentaient 13,1% des voitures neuves écoulées entre janvier et septembre 2024. Et les constructeurs chinois pourraient compliquer la donne en prenant des parts de marché aux Européens sur les électriques, malgré les barrières douanières.
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Le CAFE pourrait ainsi devenir amer pour les constructeurs : si les ventes de modèles électriques n'accélèrent pas vite et fort, ils pourraient risquer environ 50 milliards d'euros de pénalités sur la période 2025-2029, selon les calculs du cabinet Alix Partners. Les constructeurs pourront aussi augmenter le prix des thermiques pour compenser l'écart avec des électriques encore bien chères à l'achat, ce qui réduira de facto leurs volumes de production.
Le groupe français Renault a, par exemple, demandé à Bruxelles de revoir les objectifs d'émissions de CO2 dès 2025. Renault compte, par ailleurs, sur une offre électrique renouvelée (R4, R5) et proposée à partir de 25.000 euros pour doper ses ventes sur ce segment où il est actuellement au plus bas, tandis que ses voitures hybrides se vendent très bien.
De son côté, le groupe allemand Volkswagen (Skoda, Seat, Porsche...), numéro 1 européen, a déjà affolé ses salariés en menaçant de fermer trois de ses usines allemandes. Volkswagen demande à Bruxelles, à l'instar de Renault et d'autres constructeurs, de revoir ces objectifs d'émissions de CO2 dès 2025.
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Mais le numéro 2 européen, Stellantis, s'y oppose, en mettant en avant les efforts qu'il a réalisés « depuis plusieurs années ». Le groupe, dont les ventes ont fortement ralenti en 2024, mise, lui aussi, sur une nouvelle offre pléthorique de véhicules, à fabriquer en version électrique ou hybride selon les besoins du marché.
(Avec AFP)
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