Le grand trou d’air des voitures électriques
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Chaîne de montage de la Tesla Model 3 dans l’usine de Shanghai (Chine).
© LTD / REUTERS/Aly Song
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Chaîne de montage de la Tesla Model 3 dans l’usine de Shanghai (Chine).
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C'est un camouflet pour l'industrie automobile française. Les ventes de voitures électriques ont essuyé un violent coup de frein dans l'Hexagone. Entre début juillet et fin août, les immatriculations ont fondu de 20 % sur un an à environ 30 000 véhicules particuliers neufs, déplore la Plateforme automobile (PFA), le lobby du secteur. Le mois dernier, la part de marché de l'électrique dans les ventes globales s'est également réduite de 3 points sur un an, à seulement 15 %.
Pour les constructeurs, c'est la douche froide. Certaines stars du marché accusent le coup. C'est le cas de la Spring, la citadine du constructeur roumain Dacia qui appartient au groupe Renault. Ses immatriculations ont fondu de 93 % au mois d'août sur un an, à 91 unités. Mêmes déboires pour l'américain Tesla, dont les ventes ont plongé de 53 %. Si Stellantis se félicite de la présence de deux de ses voitures, la Peugeot e-208 et la Fiat 500e, dans le top 5 des ventes, leurs performances commerciales ne sont guère reluisantes : leurs ventes ont dégringolé de plus de 50 %. Renault fait aussi grise mine. Les immatriculations de la Megane E-Tech ont chuté de 30 %.
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Pourquoi diable les Français boudent-ils l'électrique ? Cette technologie pâtit d'abord d'une baisse des aides publiques à l'achat. Le bonus écologique est passé de 5 000 à 4 000 euros en début d'année. Cette aide n'est, en outre, plus accessible pour les véhicules fabriqués en Chine, comme la Dacia Spring et la Tesla Model 3. Le dispositif de leasing social, qui a permis à 50 000 ménages modestes d'acquérir une voiture électrique pour 100 euros par mois sans apport, a également été arrêté. « Ces aides sont pourtant absolument essentielles, insiste Marc Mortureux, le directeur général de la PFA. Tant qu'un véhicule électrique coûte plus cher à l'achat qu'un véhicule thermique, de l'ordre de 30 % aujourd'hui, il est extrêmement difficile d'en vendre sans accompagnement. »
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